Manque de classe: Brady Tkachuk déverse sa haine sur le Canada

Manque de classe: Brady Tkachuk déverse sa haine sur le Canada

Par David Garel le 2026-02-21

Brady Tkachuk vient de traverser une ligne.

À quelques heures du match pour la médaille d’or entre le Canada et les États-Unis, le capitaine des Sénateurs d’Ottawa n’a pas simplement parlé de rivalité. Il a parlé de haine.

Pas de respect diplomatique.

Pas de phrases toutes faites.

Pas de « deux grandes équipes ».

Sur la télévision américaine, Brady Tkachuk a carrément vidé son sac :

« Oui… j’imagine qu’il y a de la haine. Ils sont le "top dog". Ils sont les meilleurs depuis plusieurs années. Nous, on veut être à cette place-là. On veut être les meilleurs. »

Pas une rivalité sportive.
Pas une motivation saine.
De la haine.

Et il l’a dit calmement, lunettes fumées sur le nez, chapeau vissé sur la tête, devant tout le continent.

Comme si c’était normal, à la veille d’une finale olympique, d’avouer publiquement qu’on déteste l’adversaire.

C’est sans aucune classe.

Et ça montre tout leur stress.

Parce que derrière cette sortie-là, il y a trente ans de frustration accumulée.

Les États-Unis n’ont pas battu le Canada dans un match éliminatoire « best-on-best » depuis la Coupe du monde de 1996, à l’époque où le père de Brady, Keith Tkachuk, portait l’uniforme américain. Trois décennies. Une génération complète. Les frères Tkachuk n’étaient même pas nés.

Et ils n'ont pas remporté les Olympiques depuis le fameux "Miracle on Ice"... enj 1980...

Depuis, le Canada est devenu la référence.

Le top dog, comme Brady lui-même l’a admis.

Finales perdues.

Occasions ratées.

Et surtout, la défaite crève-cœur contre le Canada en finale de la Confrontation des 4 nations l’an dernier, en prolongation.

Tkachuk l’a reconnu sans détour :

« On était à un tir près. Parfois, il faut passer à travers la tristesse et l’adversité pour que les bons moments soient encore plus beaux. »

Voilà exactement ce qui les ronge.

Ils arrivent aujourd’hui avec une vraie fenêtre.

Ils viennent d’écraser la Slovaquie 6–2.

Ils sont plus reposés.

Ils ont roulé quatre trios.

Ils n’ont pas vécu un match émotionnellement dévastateur comme le Canada contre la Finlande.

Eux parlent déjà ouvertement de l’or ou rien.

Pour Brady, c’est « le plus gros match de sa carrière ».

Pour ses coéquipiers, c’est la chance de gagner un premier or olympique depuis le Miracle sur glace de 1980, ironie du calendrier, exactement 46 ans jour pour jour.

Mais au lieu de garder ça à l’interne, Brady Tkachuk a choisi de verbaliser sa rage.

Il a dit ce que personne ne dit avant une finale olympique : qu’il déteste le Canada.

Manque de classe?

Oui.

Mais surtout, aveu de faiblesse.

Parce que quand tu parles de haine avant même la mise au jeu initiale, c’est que ton adversaire est déjà installé dans ta tête.

Pendant ce temps, au camp canadien, le ton est complètement différent.

Pas de grandes déclarations.

Pas de slogans.

Juste du hockey.

Et surtout, un capitaine qui refuse d’abandonner.

Tout le monde le sait maintenant : Sidney Crosby va tenter de jouer.

Diminué? Oui.

À 100 %? Non.

Mais il veut être là.

Selon ce qui circule dans les coulisses, Équipe Canada a absolument tout tenté : consultations médicales, discussions avec Pittsburgh, fabrication possible d’une attelle personnalisée pour stabiliser son genou. Les Penguins ont donné leur feu vert. Les médecins ont exploré toutes les options.

Crosby aurait pu protéger son corps.

Il aurait pu penser à la prochaine saison.

Il a choisi autre chose.

Parce que c’est ça, représenter le Canada.

Pas de haine publique.

Pas de théâtre.

Juste une feuille d’érable sur la poitrine.

Le Canada arrive en finale amoché, éprouvé, mais soudé.

Les États-Unis arrivent reposés, confiants… et bruyants.

Brady Tkachuk dit qu’il déteste le Canada.

Parfait.

Qu’il garde cette haine.

Ici, on garde autre chose.

On garde la mémoire.

On garde la tradition.

On garde le sang-froid.

Parce qu’au final, ce sport ne se gagne pas avec des phrases-chocs à la télévision.

Il se gagne avec des mises en échec dans le coin.

Avec des batailles gagnées le long des rampes.

Avec des replis défensifs.

Avec des sacrifices.

Demain matin, ce ne sera pas une bataille de slogans.

Ce sera une bataille de nerfs.

Et pendant que Brady Tkachuk parle de haine à la télé américaine, le Canada, lui, se prépare simplement à jouer au hockey.

Le vrai.

Celui qui fait mal.

Celui qui gagne.