Manque de classe: Anthony Mantha s'en prend à Kent Hughes

Manque de classe: Anthony Mantha s'en prend à Kent Hughes

David Garel
Le 2026-07-21

Les couteaux volent bas entre le Canadien de Montréal et Anthony Mantha.

Après avoir accusé, Kent Hughes de l’avoir laissé attendre pendant une semaine sans jamais le rappeler, Anthony Mantha vient de se retrouver au cœur d’une comparaison qui risque de lui faire extrêmement mal.

Rappelons ses propos avant d'aller plus loin:

« Il y a eu de l’intérêt de la part de Montréal envers moi et vice-versa, mais quand ç’a été le temps de parler de chiffres et d’années, il n’y a jamais eu d’offre. On leur a laissé le temps de nous rappeler pendant une bonne semaine, mais il n’y a rien eu. »

« Avec mon agent, on a discuté du plan à suivre avant le 1er juillet, et on cherchait un contrat à long terme, a-t-il ajouté. Ça ne s’est pas passé comme on l’aurait voulu, pour être honnête, alors on a pris quelques jours pour se recentrer après le 1er juillet, et pour voir qui était intéressé. Au final, le New Jersey était dans la course pour un contrat d’une saison, et on les a relancés pour sonder leur intérêt en vue d’une deuxième année de contrat, ce qui était important pour moi ; avec trois jeunes enfants, je voulais rester quelque part pendant plus que seulement une année. »

Selon les informations rapportées par Sportsnet, la réflexion du Canadien autour de son dossier ressemblait beaucoup à celle vécue avec Patrik Laine.

Ouch. Et cela s'est rendue aux oreilles de Mantha. Voilà pourquoi il a jeté Kent Hughes sous l'autobus.

Patrik Laine. Imaginez l'affront public. Voilà la pire comparaison qu’un joueur puisse recevoir présentement à Montréal.

Le Canadien voulait ajouter un ailier de premier plan.

Mais pas à n’importe quel prix.

Pas au prix de revivre le même malaise, la même honte publique, les mêmes incertitudes, les mêmes blessures, la même attitude de lâche, les mêmes questionnements sur la constance et l’impact global-psychologique d’un joueur sur la chambre.

Aux yeux de plusieurs observateurs, Anthony Mantha représentait justement un risque semblable.

Un attaquant immensément talentueux.

Capable de dominer pendant plusieurs matchs.

Puis de disparaître pendant de longues séquences. Ou de se blesser gravement.

Un joueur dont les blessures sont devenues une préoccupation constante au fil des saisons.

C’est précisément ce qui aurait refroidi le Canadien.

Eric Engels, de Sportsnet, a d’ailleurs expliqué que Montréal ne voulait probablement pas replonger dans une situation comparable à celle vécue avec Laine.

Clairement, l'information a été coulée par le Canadien de Montréal lui-même pour répondre aux critiques des Québécois sur la non-signature de Mantha à Montréal.

Voilà pourquoi les propos du nouvel attaquant des Devils prennent aujourd’hui une tout autre dimension.

En racontant publiquement que Kent Hughes ne l’a jamais rappelé, Mantha a voulu reprendre le contrôle du récit, lui qui s'est senti insulté comme jamais.

Il donnait l’impression que le Canadien avait manqué de respect envers lui.

Qu’il avait été laissé dans l’attente sans aucune réponse, ni humanité.

Qu’on lui avait manqué de considération en tant que joueur, mais surtout en tant qu'être humain.

De l’autre côté, le message qui circule est complètement différent.

Le Canadien aurait tout simplement décidé que le risque était trop élevé.

Mais il est vrai que Kent Hughes aurait dû avoir la classe de rappeler Mantha pour lui dire qu'il n'était pas intéressé finalement.

C’est là que la situation devient presque personnelle.

Plusieurs voient maintenant Anthony Mantha associé au même type de profil que Patrik Laine le boulet.

À Montréal, ce una ffront public.

On comprend alors beaucoup mieux pourquoi Mantha a choisi de raconter sa version des faits.

Pourquoi il a insisté sur cette semaine d’attente et le silence du Canadien.

C'était une réplique pour sauver son orgueil.

Le malaise est énorme.

D’un côté, Anthony Mantha estime que le Canadien lui a manqué de classe.

De l’autre, Montréal a humilié le Québécois pour sauver sa peau en se justifiant de ne pas l'avoir signé... en évoquant la "honte Patrik Laine."

Deux versions.

Deux lectures complètement opposées.Une chose, toutefois, est certaine.

Ce dossier ne se résume plus à une simple négociation qui n’a jamais abouti.

Il est devenu un duel médiatique.

Et pour Anthony Mantha, être publiquement associé au profil de risque que représentait Patrik Laine constitue probablement la pire réponse que le Canadien pouvait laisser filtrer.

Manque de classe? Manque de respect?

Pas de pitié dans le royaume de Kent Hughes.