Allan Walsh vient encore de perdre la tête. Et surtout, il vient encore de prouver que le problème n’est jamais le journaliste, mais toujours le narratif qu’il n’arrive plus à contrôler.
Cette semaine, l'agent de Phil Danault s’en est pris publiquement à Elliotte Friedman après que ce dernier ait mentionné une évidence absolue : son client Filip Hronek possède une clause de non-mouvement à Vancouver, il contrôle son avenir, et s’il était disponible, plusieurs équipes appelleraient. Rien de plus. Rien de moins. Une phrase nuancée, factuelle, typiquement Friedman.
La réaction de Walsh? Une sortie inutile, agressive, condescendante.
« This is just wasted air. » (vent gaspillé)
Le message : Friedman parle pour rien. Friedman invente. Friedman exagère.
This is just wasted air. Great players are in demand everywhere. But the NHL is not fantasy hockey. Why bring up players that are not available for trade? Vancouver management and coaches are happy with Fil and Fil has no interest in going anywhere else. https://t.co/DFaV3RFmup
— Allan Walsh🏒 (@walsha) January 18, 2026
Sauf que… Friedman n’a rien dit de faux.
Et c’est exactement là que le malaise commence.
Parce que ce n’est pas la première fois.
Parce qu’on a déjà vu ce film-là.
Et le rôle principal, c’était Phillip Danault.
Retour en arrière.
Quand le journaloiste Marco D’Amico a rapporté que Danault avait demandé une transaction à Los Angeles, Allan Walsh avait explosé de la même manière. Même recette. Même arrogance. Même stratégie primitive : attaquer le messager plutôt que l’information.
You never bothered to check with me. Shameful attention seeking reporting. #NotAnInsider https://t.co/Dke4rVfCNP
— Allan Walsh🏒 (@walsha) December 16, 2025
Pas de démenti clair.
Pas de “c’est faux”.
Pas de version alternative crédible.
Seulement :
« Vous ne m’avez pas consulté »
« Tentative désespérée d’attirer l’attention »
« Signalement honteux et fake insider »
Et ensuite?
La réalité a rattrapé tout le monde.
Danault était bel et bien en mouvement.
Les tensions à Los Angeles étaient réelles.
La transaction s’est matérialisée exactement comme plusieurs l’avaient rapporté.
Résultat?
Walsh a eu l’air ridicule.
Et Danault s’est retrouvé exposé inutilement.
Aujourd’hui, le même schéma se répète, mais avec encore moins de subtilité.
Walsh s’attaque à Friedman comme il s’était un journaliste de bas-étage. Non pas parce que l’information est fausse, mais parce qu’elle existe publiquement sans son contrôle. Parce qu’elle circule. Parce qu’elle lui échappe.
Et pendant ce temps-là, il continue de vendre un narratif complètement déconnecté de la glace.
Il appelle Danault “Superman”, alors qu'il est fini à la corde.
Il partage des clips hors contexte.
Il tente de créer une illusion de domination… alors que son client joue 10 minutes, descend dans la hiérarchie, et se fait dépasser par Joe Veleno.
C’est là que ça devient embarrassant.
Un agent sérieux ajuste le discours à la réalité. Walsh fait l’inverse : il nie la réalité et attaque ceux qui la décrivent.
Danault n’est pas “en feu”.
Danault est en chute libre dans l’alignement.
10:59 de temps de glace à Ottawa.
Utilisé derrière Evans et Veleno.
Contrat de 5,5 M$ jusqu'en 2027 qui devient un problème.
Statut de vétéran en chute libre.
Et au lieu de gérer ça en coulisses, Walsh choisit le chaos public.
Le problème n’est même plus stratégique.
Il est émotionnel.
Walsh réagit comme un agent qui a perdu le contrôle du dossier, qui voit son client perdre de la valeur, perdre du statut, perdre du temps de glace… et qui tente de compenser par du bruit.
Beaucoup de bruit.
Trop de bruit.
Et chaque fois, ça se retourne contre lui.
Parce que quand un agent attaque Elliotte Friedman, un des journalistes les plus prudents, nuancés et respectés de la ligue, sans démontrer la moindre erreur factuelle, ce n’est pas Friedman qui sort affaibli.
Quand un agent traite un journaliste charlatan, et que les faits lui donnent raison quelques semaines plus tard, ce n’est pas le journaliste qui perd en crédibilité.
C’est toujours le même qui s’enfonce.
Et le pire dans tout ça?
Walsh ne protège même pas son client.
Il l’expose.
Il attire l’attention sur les rumeurs.
Il amplifie les doutes.
Il rappelle aux partisans que quelque chose cloche.
Un bon agent calme les eaux.
Walsh les agite volontairement.
Aujourd’hui, le parallèle est évident.
Danault hier.
Hronek aujourd’hui.
Même colère.
Même ton.
Même erreur.
Et pendant que Walsh crie, la ligue continue de fonctionner normalement. Les DG continuent de parler. Les journalistes continuent de rapporter. Les joueurs continuent de glisser ou de monter dans la hiérarchie.
La différence, c’est que la crédibilité, elle, ne se récupère pas facilement.
Et à force de péter des coches contre les mauvaises cibles, Allan Walsh est en train de prouver une chose très simple :
Quand tout le monde semble avoir tort… c’est souvent que le problème est ailleurs.
Et dans ce dossier-là, le problème n’est ni Friedman, ni D’Amico.
C’est un agent qui refuse d’accepter que la glace, tôt ou tard, finit toujours par parler plus fort que toi...
