Huit victoires de suite. Cent points au classement. Une équipe qui trouve des façons de gagner même quand elle se complique la vie… mais au cœur de cette victoire de 4-3 en tirs de barrage à Newark, il y a une décision qui ne passe plus.
Pourquoi Nick Suzuki continue d’être envoyé en tirs de barrage?
Martin, peux-tu arrêter d'envoyer Nick Suzuki en tirs de barrage SVP?
— Maxime Truman (@MaximeTruman) April 5, 2026
- tout le monde
Sérieusement.
Parce que pendant que tout le monde retenait son souffle pour Cole Caufield et son 50e but, pendant que Jakub Dobeš volait littéralement le match avec des arrêts majeurs, dont certains après une remontée complète des Devils après une avance de 3-0, il y a encore ce moment-là, en fusillade, qui revient.
Suzuki s’avance.
Et encore une fois… rien.
Le chiffre est brutal : 0 en 17 depuis décembre 2023. Plus d’un an sans marquer en tirs de barrage. Et malgré ça, on continue de l’envoyer comme si de rien n’était. Comme si les probabilités n’existaient pas. Comme si la réalité ne s’imposait pas.
Et ça, personne ne comprend.
Parce que ce n’est pas une question de talent. Suzuki est un excellent joueur. Un capitaine légitime. Un cerveau hockey élite. Mais en tirs de barrage? Ça ne fonctionne pas. Point.
Pendant ce temps, Cole Caufield, lui, embarque… et marque.
Encore.
Même sans aller chercher son 50e but officiel, il a trouvé une façon de contribuer. Il a créé, il a distribué — deux passes, dont une séquence magnifique pour Ivan Demidov — et quand le moment est venu en fusillade, il a livré.
Et malgré ça, ce n’est pas lui qui ouvre.
Pourquoi?
Par respect pour le capitaine?
Par hiérarchie?
Parce que Martin St-Louis veut rester fidèle à son groupe?
À un moment donné, il faut être honnête.
Le respect, ça ne doit pas coûter des matchs.
Parce que ce match-là, ils ont failli l’échapper solide. Une avance de 3-0 envolée, une équipe qui commence à montrer des signes de fatigue, des erreurs qui s’accumulent… et si Dobeš ne ferme pas la porte comme il l’a fait, on ne parle même pas de fusillade.
On parle d’une défaite.
Martin St-Louis l’a lui-même admis à sa façon : “C’est une rencontre où il y a eu un peu de tout.” Et sans Dobeš, il n’y a pas de victoire. C’est aussi simple que ça.
Mais justement.
Quand tu arrives en tirs de barrage après un match comme ça, tu dois maximiser tes chances. Tu ne peux pas te permettre de fonctionner par symbolique.
Et c’est là que ça devient un vrai enjeu.
Parce qu’à un moment donné, c’est au capitaine lui-même de le dire.
Suzuki doit regarder son coach et être honnête : “Donne la rondelle à quelqu’un d’autre.”
C’est ça aussi, être un leader.
Reconnaître quand ce n’est pas ton moment. Reconnaître que quelqu’un d’autre peut donner une meilleure chance à l’équipe de gagner.
Parce qu’en ce moment, tout le monde le voit.
Tout le monde le sait.
Et pourtant, rien ne change.
Le Canadien continue de gagner, oui. Huit de suite. Une séquence impressionnante. Mais ce genre de détail-là, en séries, ça ne pardonne pas.
Et à force de tester les limites… ça finit toujours par casser.
