Malaise émotif: P.K. Subban visiblement ébranlé par ce qui se passe à Montréal

Malaise émotif: P.K. Subban visiblement ébranlé par ce qui se passe à Montréal

Par André Soueidan le 2026-05-10
canadiens

Quelque chose de profondément humain s’est produit dans les dernières heures autour de P.K. Subban… et ça n’avait rien à voir avec un plateau de télévision ou une analyse à ESPN.

Montréal est en train de réveiller des émotions que même les années n’ont jamais réussi à effacer.

Pendant que le Canadien se prépare pour le match numéro 3 au Centre Bell contre les Sabres de Buffalo, P.K. Subban était de retour en ville pour les activités de sa fondation liées à l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Fidèle à lui-même, sourire immense, énergie débordante, présence magnétique… mais cette fois-ci, il y avait autre chose dans ses yeux quand il parlait du Canadien actuel.

Une forme de nostalgie impossible à cacher.

Parce qu’au fond, personne ne comprend mieux que P.K. ce que cette ville est capable de faire vivre à un joueur de hockey quand le Centre Bell explose en séries éliminatoires.

En 2014, il était le visage du Canadien durant cette fameuse conquête jusqu’en finale d’association contre les Rangers de New York.

Les buts en avantage numérique. Les cris de guerre au Centre Bell. Le chandail levé devant la foule. Les célébrations folles dans les rues de Montréal.

Puis un jour, le Canadien a décidé de sortir P.K. Subban de Montréal avec le goudron et les plumes.

Comme dans les vieux westerns.

Il est parti comme un bandit...

Trop flamboyant. Trop bruyant. Trop gros pour la culture étouffante de l’époque.

La transaction contre Shea Weber avait ressemblé à une exécution publique déguisée en décision hockey.

Rumeurs interminables sur sa personnalité. On racontait qu’il dérangeait. Qu’il prenait trop de place. Qu’il n’était pas aimé de tout le monde à l’intérieur de l’équipe.

Avec le recul, toute cette époque semble aujourd’hui incroyablement lourde.

Parce qu’en écoutant P.K. parler du Canadien actuel, on comprend immédiatement une chose : cet homme-là aime encore profondément cette organisation.

« Montréal est un endroit unique », a-t-il lancé avec émotion. « Cette communauté fait de cette équipe ce qu’elle est. Montréal n’est plus la même sans les Canadiens de Montréal. »

Ce ne sont pas les paroles d’un ancien joueur détaché émotionnellement.

Ce sont les paroles d’un gars qui porte encore ce logo-là dans le cœur.

Et plus il parlait, plus le malaise devenait évident.

Quand il décrit cette jeune équipe qui “laisse tout sur la glace” chaque soir… quand il explique qu’il n’a “pas vu un seul joueur prendre une soirée de congé”… quand il parle de Lane Hutson, Nick Suzuki, Kaiden Guhle et Arber Xhekaj avec autant d’admiration… on sent pratiquement qu’il aurait voulu vivre ça lui aussi.

Parce que soyons honnêtes deux secondes…

P.K. Subban n’a jamais eu un environnement comme celui-ci à Montréal.

Jamais.

Aujourd’hui, Martin St-Louis protège ses jeunes.

Il leur donne confiance. Il les laisse apprendre à travers leurs erreurs. Kent Hughes a construit une culture calme et moderne où les émotions semblent beaucoup plus saines à l’intérieur du vestiaire.

À l’époque de Subban?

C’était Michel Therrien.

C’était les tensions constantes.

C’était les regards lourds.

C’était une organisation beaucoup plus rigide émotionnellement.

Et malgré tout ça… malgré les controverses, malgré les rumeurs de vestiaire, malgré la transaction qui l’a probablement détruit intérieurement pendant longtemps… P.K. continue d’aimer ce club comme un partisan.

C’est ça qui frappe.

Parce qu’il aurait pu devenir amer.

Il aurait pu tourner complètement la page comme certains anciens joueurs l’ont fait.

On ne voit jamais Max Pacioretty autour du Canadien. On ne sent jamais ce lien émotionnel-là avec l’organisation. Plusieurs anciens ont disparu tranquillement du décor montréalais.

Pas P.K.

Lui, il revient toujours.

Toujours.

Et il ne cache même plus son attachement.

« Nous sommes ici pour les soutenir en tant qu’anciens », a-t-il expliqué. « Si je peux aider de quelque manière que ce soit, je serai là. »

Cette phrase-là vaut énormément.

Parce qu’au fond, P.K. Subban semble regarder ce Canadien actuel avec un mélange extrêmement étrange de fierté… et de douleur.

La fierté de voir Montréal revivre.

La douleur de réaliser qu’il aurait adoré faire partie d’un groupe comme celui-là.

Même aujourd’hui, des années après son départ, on sent encore qu’une partie de lui appartient au Centre Bell.

Et peut-être qu’au fond… elle n’est jamais vraiment partie.

AMEN