Mercredi soir, tout ce qui pouvait mal tourner a mal tourné pour les St. Louis Blues, et la scène a frôlé le ridicule.
Jordan Binnington encaisse sept buts contre les Blackhawks de Chicago, refuse visiblement de quitter son filet, pendant que le gardien substitut Joel Hofer… disparaît.
Caméras braquées, on le retrouve assis derrière un mur, loin du banc, loin du groupe, dans une image qui résume parfaitement l’état actuel des Blues : confusion, malaise, perte de contrôle.
Jim Montgomery couldn't find Joel Hofer as he attempted to pull Jordan Binnington 💀 pic.twitter.com/troVGFBsu0
— Sportsnet (@Sportsnet) January 8, 2026
Officiellement, on parle d’un problème d’espace au United Center. Officieusement, tout le monde a vu la même chose : un vestiaire sous tension, un banc qui ne communique plus, une situation où personne ne veut prendre le volant quand la tempête frappe.
Binnington ne voulait pas sortir. Hofer ne voulait manifestement pas entrer. Entre la crainte de se faire défoncer par Chicago et celle de provoquer une explosion émotive de Binnington, l’atmosphère était lourde, presque gênante.
Personne, absolument personne, n’a acheté l’explication de la « gestion de l’espace » au United Center. Dans les coulisses de la LNH, la théorie qui circule est beaucoup plus crue : Joel Hofer aurait tout simplement été intimidé par Jordan Binnington, un gardien à la réputation bien établie de bully émotionnel, imprévisible, explosif, capable de péter une coche quand les choses lui échappent.
Binnington ne voulait pas sortir de son filet, point final, et Hofer, lui, ne voulait visiblement pas se retrouver dans une situation où il devait entrer en catastrophe, sous les huées, après sept buts accordés, avec un numéro un déjà à fleur de peau.
L’image du gardien substitut littéralement caché derrière un mur, loin du banc, loin du groupe, a frappé l’imaginaire parce qu’elle ne ressemble pas à un simple problème logistique : elle sent la peur, le malaise, la dynamique toxique.
Que ce soit pour éviter de se faire défoncer par les Hawks ou pour éviter une confrontation avec un coéquipier intimidant, le message est le même : à Saint-Louis, le vestiaire est brisé.
Et dans la face de Jim Montgomery, ce soir-là, on n’a pas vu un coach gérer un incident banal, mais un entraîneur confronté à un groupe qui se fissure en direct, sous les caméras.
Quand on ajoute à ça le chaos sur la glace, la transaction catastrophique de Logan Mailloux, le contexte reste toxique et les décisions passées, le portrait devient accablant.
Saint-Louis n’est pas juste une équipe qui perd des matchs : c’est une organisation qui transpire le malaise.
Et mercredi, ce malaise était visible, filmé, impossible à cacher. Même si le pauvre Hofer tentait... de disparaître...
