Malaise à Montréal: pour qui se prend Samuel Montembeault?

Malaise à Montréal: pour qui se prend Samuel Montembeault?

David Garel
Le 2026-07-21

Pour qui se prend Samuel Montembeault?

C’est la première question qui vient en tête lorsqu’on apprend que Samuel Montembeault ne souhaiterait pas revivre une situation à trois gardiens devant le filet du Canadien de Montréal.

Pour qui se prend-il, au juste?

Le Canadien lui a absolument tout donné.

Lorsque la Floride l’a placé au ballottage, personne n’a levé le petit doigt. Personne ne s’est battu pour obtenir ses services. C’est Montréal qui lui a tendu la main. Montréal qui lui a offert une véritable carrière dans la LNH. Montréal qui a fait preuve d’une patience remarquable pendant les hauts… mais surtout pendant les bas.

Kent Hughes est même allé jusqu’à lui offrir un contrat de trois ans d’une valeur de 15,45 millions de dollars.

Le Canadien a fait de Samuel Montembeault un multimillionnaire... pour être un gardien de bas-étage qui s'effondre mentalement au moindre obstacle.

Et aujourd’hui, c’est lui qui voudrait commencer à imposer ses conditions?

Soyons sérieux.

Dans bien des organisations de la LNH, un gardien qui traverse les mêmes difficultés aurait perdu son poste depuis longtemps. À Montréal, on lui a donné du temps, de la confiance et toutes les occasions de prouver qu’il pouvait devenir un véritable numéro un.

Ailleurs, il aurait été soumis au ballottage et envoyé dans la ligue américaine depuis des lunes.

Le résultat?

Pendant ce temps, le marché des gardiens l'a rejeté publiquement les yeux fermés.

Les Oilers avaient désespérément besoin d’aide devant le filet.

Ils sont allés chercher Devon Levi... et la passoire Frederik Andersen.

Toronto avait besoin d’un gardien.

Sergei Bobrovsky a débarqué.

Jakob Markstrom a débarqué en Floride.

Et les Devils, qui n'ont pas de gardien à part le vieillissant Jake Allen, n'en veulent même pas.

Le message envoyé au clan Montembeault est cinglant.

Les dirigeants du Canadien explorent réellement le marché depuis plusieurs semaines aucune transaction ne se concrétise,.

Et voilà qu'il décide de dicter ses conditions.

Lorsqu’une organisation t’a réclamé au ballottage, qu’elle t’a développé, qu’elle t’a permis de relancer ta carrière et qu’elle t’a ensuite garanti plus de 15 millions de dollars alors que tu les a abandonnés en "chokant ta vie", la moindre des choses est de respecter les décisions qu’elle est obligé de prendre vu que tu ne vaux rien sur le marché des transactions.

Le hockey est un sport d’équipe.

Personne ne possède un poste à vie.

Surtout pas lorsqu’un des meilleurs espoirs gardiens (Jacob Fowler) au monde est NHL-ready.

Et que Jakub Dobes est ton numéro un, héros des dernières séries.

Sam, tu es le porteur d'eau. Tais-toi et accepte peu importe ce qu'on t'ordonne.

Si Kent Hughes estime qu’un ménage à trois est la meilleure solution pendant une certaine période, ce sera à Samuel Montembeault de composer avec cette réalité.

Pas l’inverse.

Le Canadien lui a donné une carrière.

Samuel Montembeault a offert au CH... son effondrement mental, physique et sportif.

Quand tu es en méforme physique, que ton taux de gras est inacceptable pour un athlète professionnel et que ta carrière s'est écroulé devant nos yeux, tu te gardes une petite gêne.

Aujourd’hui, c’est à lui de démontrer qu’il est prêt à mettre les intérêts de l’organisation devant les siens.

Parce qu’au bout du compte, les décisions appartiennent à Kent Hughes.

Pas à Samuel Montembeault.

Merci bonsoir.