Le trophée Mark-Messier à Nick Suzuki: le Calder et le Norris à Lane Hutson...

Le trophée Mark-Messier à Nick Suzuki: le Calder et le Norris à Lane Hutson...

Par Marc-André Dubois le 2025-04-01

Mardi soir au Centre Bell, l’impossible est devenu réalité. Alors que tout semblait perdu, que les espoirs s’évaporaient à mesure que les secondes s’égrenaient au cadran, Nick Suzuki a pris le destin du Canadien entre ses mains… et il l’a arraché aux griffes des Panthers avec une autorité absolue.

Un but avec neuf secondes à faire pour forcer la prolongation. Un autre but 29 secondes plus tard, en contournant le filet avec le sang-froid d’un tueur.

Et un Centre Bell qui explose.

Explose d’espoir. Explose de foi. Explose de passion.

Car oui, c’est maintenant une certitude : le Canadien de Montréal va faire les séries.

On ne parle plus d’un scénario hypothétique ou d’une belle histoire morale. On parle d’un retour fracassant dans la course, d’une équipe transfigurée, d’un momentum indomptable, et d’un héros à la tête de tout ça : Nick Suzuki.

Il n’est pas seulement le joueur du match. Il n’est pas seulement en train de jouer le meilleur hockey de sa carrière. Nick Suzuki est en train de bâtir sa légende.

Il mérite le trophée Selke pour son jeu complet.

Il mérite le trophée Marc Messier pour son leadership.

Il mérite une statue si le CH fait les séries.

Rappelons-le : c’est Suzuki qui a convaincu Kent Hughes de ne rien vendre à la date limite. C’est lui qui a demandé de garder le groupe intact. C’est lui qui a cru quand personne n’y croyait.

Et aujourd’hui?

C’est lui qui fait la différence.

Pas seulement avec des mots, mais avec des actes. Des gestes qui marquent l’histoire.

Dans l’ombre de Suzuki, un autre miracle est en train de prendre forme. Son nom? Lane Hutson.

Deux passes encore ce soir. Dont celle qui permet à Suzuki d’égaliser avec 8 secondes au cadran.
C’était sa 56e et 57e passes de la saison.

Ce qui fait de lui le meilleur passeur recrue de l’histoire du Canadien de Montréal, battant le record de Chris Chelios.

Chelios, ce n’était pas un joueur. C’était une légende.

Et Hutson est déjà en train de le dépasser. À 20 ans.

Ses feintes, sa vision, sa créativité… on dirait un joueur inventé dans un film de Disney.

Mais non. Il est bien réel. Et il est en train d’écrire l’histoire.

Le rêve de Pezzetta… et le cauchemar de Xhekaj

Pendant que toute la ville chavire de bonheur, pendant que le Centre Bell résonne de cris de victoire… une seule personne pleure ce soir.

Le shérif déchu. Le gladiateur exilé.

Celui qui, il n’y a pas si longtemps, faisait trembler toute la ligue… est maintenant un simple spectateur. Rayé de l’alignement pour un deuxième match de suite.

Et pendant ce temps?

Michael Pezzetta vit son rêve éveillé.

Il ne joue presque pas. Il ne produit rien. Mais il est là.

Il est dans le vestiaire.

Il fait partie du groupe.

Et tant que l’équipe gagne, Martin St-Louis ne changera rien.

Pezzetta le sait. Le monde le sait. Arber Xhekaj est sorti du char. Définitivement.

Ce qui se passe à Montréal, cette année, dépasse la logique. 

Ce club, que tout le monde voyait dernier, est maintenant en position de faire les séries.

Ce club, décimé par les blessures, mené par des jeunes, domine les Panthers dans les moments cruciaux.

Chaque victoire devient un chapitre.

Chaque geste de Suzuki est une scène de film.

Un jour, on fera un long-métrage sur cette saison.

Le titre?

"Contre vents et marées : la résurrection du CH".

Avec Suzuki en vedette.

Hutson comme prodige émergent.

Pezzetta comme l’invité improbable.

Et Xhekaj… comme le cœur brisé de cette histoire.

Car même s’il revient un jour dans l’alignement, le lien est brisé.

Il ne fait plus partie de cette aventure magique.

Son départ est inévitable.

La suite?

Le CH est maintenant maître de son destin.

Il ne s’agit plus de savoir si ils feront les séries…

Mais jusqu’où ils peuvent aller.

Montréal vs Washington en première ronde...

Le CH en 7...

Et peu importe l’adversaire au 2e tour tour : personne ne voudra affronter cette équipe qui joue avec le cœur, l’instinct, l’unité… et un capitaine en mission divine.

Nick Suzuki ne veut pas juste faire les séries. Il veut marquer l’histoire.

Et le Québec entier est prêt à le suivre.