Le trio de la honte: Phil Danault avoue tout

Le trio de la honte: Phil Danault avoue tout

Par David Garel le 2026-03-14

À Montréal, le trio est maintenant surnommé... "le trio de la honte"...

Ouch. Ce n’est pas seulement la situation individuelle de Brendan Gallagher qui poe problème. C’est aussi le trio qu’il forme avec Phillip Danault et Josh Anderson.

Sur papier, l’idée semblait logique. Trois vétérans, trois joueurs capables de jouer un hockey robuste, responsables défensivement, capables de donner du momentum et d’apporter une certaine stabilité dans l’alignement des Canadiens de Montréal.

Mais sur la glace, la réalité est beaucoup plus compliquée.

Et même Phillip Danault l’a admis lui-même.

« C’est un peu plus difficile. On amène ce qu’on peut. La connexion n’est pas toujours là à 100 %. Mais on gagne des matchs, c’est tout ce qui compte. »

La phrase est polie. Mais le message est clair.

La connexion n’est pas là.

L’objectif était pourtant simple : recréer ce que Gallagher et Anderson avaient réussi à faire l’an dernier avec Christian Dvorak, soit un trio capable de jouer un hockey lourd, solide défensivement, tout en générant un peu d’attaque et du temps en zone offensive.

Mais ce trio version 2026 n’a jamais trouvé son rythme.

Statistiquement, les chiffres racontent une histoire trompeuse. À cinq contre cinq, l’unité Gallagher-Danault-Anderson a marqué cinq buts et n’en a accordé que trois. Sur le papier, ça semble positif.

Mais quand on regarde plus profondément, la réalité devient beaucoup moins encourageante.

Selon les données avancées, ce trio est dans le rouge au niveau des buts attendus : 5,6 contre 7,8.

L’adversaire génère plus d’occasions dangereuses qu’eux.

Et Danault sait exactement où se trouve le problème.

Trop souvent, les présences offensives se terminent après un simple lancer de pauvre au filet.

Un tir… et terminé.

Le fameux « one and done ».

Même l’entraîneur-chef Martin St-Louis a reconnu le problème.

« Il n’a pas tort, ils sont capables d’être plus que one and done. C’est de choisir leurs jeux, de ne pas forcer les choses, d’être patients. Si tu essaies des jeux qui sont quasiment là et qui ne marchent pas, ça repart de l’autre bord. »

Le trio n’arrive pas à maintenir la pression en zone offensive.

Et dans la LNH moderne, c’est fatal.

Parce qu’un trio qui ne peut pas garder la rondelle finit par défendre… et défendre… et défendre.

Et c’est exactement ce qui se produit.

Il faut aussi regarder la situation dans un contexte plus large.

Gallagher ralentit.

Anderson traverse lui aussi une saison extrêmement difficile offensivement.

Et Danault se retrouve souvent à devoir porter la responsabilité défensive du trio presque à lui seul.

Une unité qui travaille fort, mais qui génère très peu de momentum.

Et à Montréal, ça commence à se voir.

Parce que pendant que ce trio cherche encore son identité, d’autres joueurs frappent à la porte. Alexandre Texier pousse pour plus de temps de jeu. Zachary Bolduc tente de retrouver son rythme. Joe Veleno se bat pour rester dans la formation.

La compétition interne devient réelle.

Et c’est précisément ce qui rend la situation du trio Gallagher-Danault-Anderson encore plus fragile.

Parce que dans une équipe qui veut gagner maintenant, un trio vétéran doit être capable de donner le ton.

Pas seulement survivre aux présences.

Or, présentement, même Phillip Danault semble admettre ce que tout le monde voit déjà.

La connexion n’est pas là.

Et à Montréal, quand un trio ne fonctionne pas, la patience ne dure jamais très longtemps.