Le témoignage de l’année: les larmes de Renaud Lavoie touchent le coeur du Québec

Le témoignage de l’année: les larmes de Renaud Lavoie touchent le coeur du Québec

Par William Petit Lemay le 2026-05-11

Le monde du hockey québécois a vécu un moment bouleversant lorsque Renaud Lavoie est apparu à l’émission JiC pour raconter ce qu’il venait de traverser. Pendant plusieurs minutes, le journaliste de TVA Sports s’est livré avec une honnêteté désarmante sur les deux AVC qu’il a subis récemment, dans un témoignage qui a rapidement ému tout le Québec.

Habitué d’informer les amateurs avec assurance et énergie, Lavoie se retrouvait cette fois dans une position complètement différente. Il ne parlait plus de hockey, de stratégies ou de transactions. Il parlait de sa santé, de sa peur et de la mince ligne entre une journée normale et une catastrophe.

Dès le début de l’entrevue au segment La mise en échec, l’émotion était palpable.

« Il y a beaucoup de chance là-dedans », a lancé Renaud Lavoie avec humilité.

L’homme de 52 ans a raconté qu’il s’entraînait lorsqu’il a ressenti un premier symptôme inquiétant. En se relevant après s’être penché, il a senti une douleur étrange dans le côté droit de sa tête.

« C’est comme s’il y avait un pop, une éclair dans le côté droit de mon cerveau », a-t-il expliqué.

Rapidement, sa vision est devenue instable. Les étourdissements ont suivi. Puis sa main gauche a commencé à mal répondre.

Même s’il comprenait que quelque chose de sérieux se produisait, il demeurait lucide. Cette lucidité lui a probablement sauvé la vie.

Il savait qu’il devait obtenir une aspirine immédiatement.

Lavoie a alors appelé Chantal Machabée au Centre Bell afin qu’on lui vienne en aide rapidement. Avec difficulté, il s’est rendu jusqu’au vestiaire du Canadien, où des membres du personnel médical de l’équipe l’ont pris en charge.

Plus les tests avançaient, plus les symptômes devenaient inquiétants.

Quelques instants plus tard, la décision était prise de l’envoyer d’urgence à l’hôpital.

Durant le trajet, un deuxième AVC est survenu.

« Je n’étais plus capable de parler », a-t-il raconté avec énormément d’émotion.

Le silence qui suivait ses paroles en disait long.

Ce témoignage a touché une corde sensible chez plusieurs personnes, notamment parce que Renaud Lavoie représentait exactement le type de personne que plusieurs croient protégé contre ce genre d’épreuve. Un homme actif, passionné d’entraînement, discipliné et en bonne forme physique.

Il a d’ailleurs révélé qu’il venait récemment d’obtenir un résultat impressionnant à un test de VO2 max.

Cette réalité rend son histoire encore plus marquante.

Personne n’est invincible... Personne !

Lavoie a aussi tenu à transmettre un message clair au public concernant les symptômes d’un AVC et l’importance d’avoir des aspirines à proximité.

« Ça va peut-être sauver votre vie », a-t-il affirmé en parlant des comprimés qu’il conseille désormais de garder sur soi.

À travers toute cette épreuve, le journaliste a aussi insisté sur la chance qu’il a eue d’être au Centre Bell au moment où tout est arrivé. Entouré de professionnels de la santé liés au Canadien de Montréal, il a rapidement obtenu les soins nécessaires avant d’être transféré à l’Institut neurologique de Montréal.

Les médecins ont finalement découvert une déchirure de l’artère carotide ainsi que deux lésions causées par les AVC.

Malgré la gravité de la situation, Renaud Lavoie garde aujourd’hui un regard rempli de gratitude.

Son retour au Centre Bell dimanche dernier représentait d’ailleurs un test demandé par son neurologue avant un retour progressif au travail. Lorsque les écrans géants l’ont montré à la foule, l’ovation reçue a complètement bouleversé le journaliste.

« Il n’y a rien de plus puissant que tout l’amour que j’ai reçu depuis cet incident », a-t-il confié.

À cet instant précis, le hockey passait au second plan.

Le Québec regardait simplement un homme profondément humain revenir de loin. Un homme émotif, reconnaissant et sincère, qui venait rappeler à tout le monde qu’une vie peut basculer en quelques secondes.

Ce soir-là, Renaud Lavoie n’était pas seulement un journaliste sportif.

Il était devenu un symbole de résilience pour tout le Québec.