Le pire scénario est dévoilé pour Arber Xhekaj: Martin St-Louis tranche pour de bon

Le pire scénario est dévoilé pour Arber Xhekaj: Martin St-Louis tranche pour de bon

Par David Garel le 2026-03-01

Les rumeurs ne ralentissent pas.

Elles accélèrent.

À quelques jours de la date limite, le nom d’Arber Xhekaj circule plus que jamais. Pendant que Elliotte Friedman répète que le Canadiens de Montréal demeure sérieusement intéressé à Rasmus Ristolainen, à Philadelphie on continue de cibler Xhekaj comme pièce attrayante.

À Calgary, on aime aussi son profil pendant que les noms de Nazem Kadri et du défensweur Zach Whitecloud gravitent autour de Montréal.

Bref, le marché est actif.

Mais ce qui s’est passé hier contre les Capitals de Washington a peut-être changé la lecture du dossier.

Parce qu’on nous répétait depuis des semaines que sans Xhekaj, Montréal allait se faire intimider. Que face à un match physique, avec un joueur comme Tom Wilson dans l’équation, le Canadien aurait besoin de son shérif.

Résultat?

Martin St-Louis a laissé Xhekaj de côté.

Il a préféré Jayden Struble.

Et le Canadien ne s’est pas fait intimider. Zéro.

Pas dominé.

Pas brassé.

Pas effacé physiquement.

On attendait une équipe fragile sans son policier.

On a vu une équipe structurée, rapide, engagée, qui n’a pas reculé.

Et là, la question devient cinglante.

Est-ce que le vestiaire a dépassé le besoin d’intimidation brutale?

Les chiffres sont cruels.

Struble a trois points dans ses dix dernières périodes de jeu.

Xhekaj a trois points dans ses 95 derniers matchs.

Ça ne parle pas seulement d’offensive. Ça parle d’impact global.

Struble joue simple. Rapide. Propre.

St-Louis veut des sorties de zone efficaces, des décisions rapides, des lectures sans panique. Hier, dans un match qui aurait pu justifier la présence de Xhekaj, le coach a fait le choix inverse.

Et ça a fonctionné.

C’est peut-être ça, le vrai tournant.

Parce que si Montréal peut survivre, et même dominer, dans un match physique sans lui, alors son rôle change complètement.

Xhekaj était vu comme une nécessité pour les séries. Au point que Georges Laraque pense que le CH va regretter toute sa vie de le transiger.

Hier, il est devenu un luxe optionnel.

Et quand tu deviens optionnel à Montréal en pleine course aux séries, tu deviens mobile.

Pendant ce temps, les Flyers veulent toujours discuter. Calgary garde un œil ouvert. Le marché reconnaît sa valeur unique : 6’4”, 240 livres, présence intimidante, énergie contagieuse.

Mais à l’interne, St-Louis évalue autre chose.

La constance.

Le hockey IQ.

La capacité à ne pas sortir du plan.

Et hier, dans un match qui devait prouver que Montréal avait besoin de son policier… le Canadien a prouvé qu’il n’en avait peut-être plus autant besoin.

C’est le scénario que plusieurs redoutaient.

Celui où l’équipe performe sans lui.

Celui où l’argument de l’intimidation tombe.

Celui où le coach démontre qu’il préfère la structure à la robustesse.

Et quand cette équation bascule, la conclusion devient inévitable.

Les rumeurs ne sont plus théoriques.

Elles sont logiques.

Si Montréal peut jouer gros, rapide et discipliné sans Xhekaj dans l’alignement… alors Kent Hughes a toute la liberté d’écouter les offres.

Et dans une ligue où la valeur d’un joueur augmente quand il est perçu comme “manquant ailleurs”, le timing est parfait.

Hier n’a peut-être pas été seulement une victoire.

Ça ressemblait étrangement à une démonstration.

Une démonstration que le Canadien peut avancer… sans son shérif.

Imaginez e symbole. Parce que ne pas habiller Xhekaj dans un match où Tom Wilson est de l’autre côté, c’est brutal. C’est froid. C’est un message clair envoyé par Martin St-Louis : tu n’es pas dans mes priorités.

Tu n’es pas dans mon cœur hockey. Tu n’es pas essentiel à mon plan. Si ton identité est d’être le gars qui protège, qui répond physiquement, qui change le ton d’une rencontre, et que ton entraîneur choisit volontairement de se passer de toi dans LE genre de match qui justifie ton existence… ça fait mal.

Ça ressemble presque à un détachement assumé. Comme si St-Louis disait : je gagne avec ma structure, pas avec ton intimidation.

Dans une ligue où les décisions sont calculées au millimètre, ce genre de choix n’est jamais accidentel. C’est une prise de position.

Arber Xhekaj pourrait devenir, d’ici la date limite, la pièce d’un "package deal" qui dépasse largement la simple question de robustesse.

Le vestiaire a envoyé un message.

Reste à voir si la direction l’a entendu de la même façon.