Le pire est annoncé pour Arber Xhekaj

Le pire est annoncé pour Arber Xhekaj

Par David Garel le 2026-01-06

Le retour imminent de Kaiden Guhle enlève le dernier alibi : Xhekaj et Struble sont officiellement exposés.

Quand les journaliste de Sportsnet, Eric Engels. tout le monde écoute. Et cette fois, son message est cinglant : le retour de Kaiden Guhle change absolument tout, et surtout, il enlève le dernier alibi à Martin St-Louis.

Engels ne parle pas d’un simple renfort. Il parle d’un rééquilibrage structurel, d’une occasion enfin réelle de répartir les minutes intelligemment, sans devoir constamment double-shifter les mêmes défenseurs parce que certains autres ne sont tout simplement pas jugés fiables. Et c’est précisément là que le malaise devient impossible à ignorer.

Depuis des semaines, le Canadien gagne, oui, mais il gagne en surchargeant toujours les mêmes hommes. Lane Hutson frôle les 28 minutes. Noah Dobson dépasse les 27. Alex Carrier et Matheson absorbent des séquences interminables.

Pourquoi? Parce que St-Louis refuse d’envoyer certains défenseurs dans des situations où le match se joue pour vrai. Ce n’est plus une impression. C’est une habitude. Et selon Engels, le retour de Guhle vient précisément corriger ce déséquilibre.

« Il va offrir aux Canadiens une opportunité de mieux répartir les minutes que ce qu’on voit présentement, sans diminuer l’efficacité de Matheson, Dobson ou Hutson », explique Engels.

Le problème n’était pas le manque de personnel, mais bien le manque de confiance envers certains joueurs déjà en uniforme.

Engels va plus loin. Il insiste sur le fait que Guhle est en avance sur l’échéancier, qu’il devrait être sur la glace à l’entraînement aujourd'hui, et que son retour n’est plus une question de “si”, mais de “quand”, que ce soit mercredi ou dans les jours suivants.

Et surtout, il souligne quelque chose de fondamental : même en l’intégrant graduellement, même en le plaçant sur un troisième duo au départ, Guhle apporte exactement ce qui manque à cette défense: un profil fiable, physique, structurant, capable de prendre des minutes sans faire paniquer le banc.

Et c’est là que la situation d’Arber Xhekaj devient franchement humiliante.

Parce qu’après tout le bruit médiatique autour de ses 7 minutes 53 contre St-Louis, St-Louis a répondu… en refaisant exactement la même chose le match suivant, mais cette fois en distribuant la punition autrement.

Xhekaj est monté à peine au-dessus de neuf minutes. Jayden Struble, lui, est tombé à 7 minutes 56. Le message est clair : ce n’est pas personnel, c’est structurel.

L’un ou l’autre, parfois les deux, ne font pas partie du plan quand le match est serré.

Engels, sans jamais nommer directement Xhekaj ou Struble comme des “problèmes”, explique pourtant exactement pourquoi leur rôle devient intenable :

« Guhle qui revient, c’est la meilleure nouvelle possible pour une défense qui a besoin de partager le fardeau, mais aussi d’un joueur avec un profil qu’elle recherche désespérément à l’arrière. »

Ce “profil”, Xhekaj était censé l’incarner. Physique. Intimidant. Capable d’absorber des minutes difficiles. Or, la réalité actuelle dit l’inverse : St-Louis ne lui fait pas confiance, même quand l’équipe perd, même quand elle a besoin d’un électrochoc, même quand le calendrier est exigeant.

Le plus accablant, c’est que le retour de Guhle enlève toute excuse possible. St-Louis ne pourra plus dire qu’il protège ses joueurs. Il ne pourra plus invoquer la fatigue de Hutson ou de Dobson.

Il aura enfin un défenseur de plus pour répartir la charge. Et si, malgré ça, Xhekaj continue de plafonner sous les dix minutes, la conclusion sera irréfutable : il n’est plus vu comme une solution, mais comme un problème à gérer.

C’est pour ça que ce dossier est rendu à un point de non-retour. Le Canadien a trop de défenseurs. Le coach a trop peu de confiance. Et le retour de Guhle force l’organisation à regarder la vérité en face : un choix devra être fait.

Il y a aussi une réalité contractuelle que le Canadien ne peut plus se permettre d’ignorer, et c’est là que le dossier Arber Xhekaj devient une véritable patate chaude, beaucoup plus dangereuse que celui de Jayden Struble.

Xhekaj termine la saison à 1,3 million de dollars, il devient joueur autonome avec compensation, et tout indique qu’il ne cherchera pas simplement une prolongation symbolique.

Son clan veut plus que de l’argent: on parle d’un salaire situé entre 2 et 2,5 millions par saison, mais surtout d’assurances claires sur son rôle, son temps de glace et son utilisation réelle, après des mois de mises à l’écart humiliantes et de gestion punitive.

À l’inverse, Struble est déjà sous contrat, contrôlé, sans levier immédiat, ce qui fait de lui un dossier stable, gérable, sans urgence.

Xhekaj, lui, est un actif sous pression : s’il n’est pas échangé cet été, le Canadien s’expose à des offres hostiles, dans un contexte où la congestion à gauche rendrait toute égalisation extrêmement risquée, voire impossible.

Car il faut le rappeler: si tu égalises une offre hostile, tu ne peux pas échanger ton joueur pendant un an.

Et le pire scénario serait celui-ci : un joueur frustré, mal utilisé, surpayé par obligation, et impossible à transiger par la suite.

Montréal n’est pas face à un choix émotionnel, mais à une décision de gestion froide : agir maintenant, ou perdre le contrôle du dossier plus tard.

Dans ce cas-ci, la réalité dit exactement ce que tout le monde commence à comprendre : le retour de Kaiden Guhle ve enterrer Xhekaj ou Struble.

En fait, les deux seront ensevelis... l'un dans les gradins... l'autre sur le banc...

La différence entre les deux est que Xhekaj va contrôler son destin cet été. Ça va exploser...