Le discours de l’année: Patrick Roy nous donne la chair de poule

Le discours de l’année: Patrick Roy nous donne la chair de poule

Par David Garel le 2026-01-06

Wow. Patrick Roy a livré le discours de l'année.

Il y a des moments où un vestiaire bascule. Des instants de vérité où un entraîneur trouve les mots justes. Mardi soir, Patrick Roy a livré l’un de ces moments.

Une prise de parole qui, en quelques secondes, a réveillé le vestiaire des Islanders, déclenché un frisson collectif… et envoyé un message à toute la LNH : les Islanders sont en mission, et leur général est plus inspiré que jamais.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux de l’équipe, on voit Roy se lever devant ses joueurs. Pas de tableau, pas de statistiques. Juste un regard franc, une voix posée. Et une anecdote :

« Hier, j’étais dans un restaurant, et des partisans sont venus me voir pour me parler de l’équipe. » Le silence s’installe. Puis Roy ajoute, en citant un de ces fans :

« Tu sais ce que j’aime concernant votre équipe? Même si vous avez des absents, vous jouez. Il y a toujours un joueur qui se lève pour vous. »

Wow...

C’est là que tout change. Dans ce vestiaire marqué par les blessures (Romanov, Palmieri, Horvat) et les doutes de début de saison, cette phrase résonne. Roy s’en empare. Il la fait sienne.

« Nous avons toujours quelqu’un dans ce vestiaire qui se lève pour faire la différence, affirme-t-il. On ne sait jamais qui ça va être, mais on sait que ça va être quelqu’un dans ce vestiaire. »

On a la chair de poule. Sans sa forme la plus pure, c’est du Patrick Roy. Un hockey fondé sur le cœur. Sur l’effort. Sur le fait que peu importe les absents, peu importe les statistiques avancées, il y a dans ce groupe une âme collective. Une promesse.

Et c’est peut-être là que le parallèle devient inévitable. Car cette philosophie, faire ressortir l’humain avant tout, on la retrouve chez un Martin St-Louis à Montréal, ou même chez un Jacques Hamel en LHJMQ.

Des coachs modernes, certes, mais qui placent la dignité, l’effort, l’attachement au chandail au-dessus des tableaux numériques. Des entraîneurs capables de regarder leurs joueurs dans les yeux et de leur dire :

« Tu comptes. Peu importe qui tu es, tu comptes. »

Ce discours de Roy n’est pas tombé dans le vide. Cette saison, l’équipe affiche une fiche de 23-15-4. Elle aurait pu s’effondrer face aux blessures. Elle a tenu bon. Et dans l’ombre, c’est Roy qui tient les cordes. Avec ses phrases. Avec ses silences. Avec ce genre de moment qui redéfinit une saison.

Même les partisans l’ont senti. Sur les réseaux sociaux, la vidéo du discours a circulé à vitesse grand V. Des journalistes l’ont relayée. Des anciens joueurs l’ont commentée. On ne parlait plus des lignes, ni de la fiche de Sorokin, mais du cœur. Du ton. Du respect. Et de la fierté.

Ce n’est pas nouveau pour Roy. Déjà au Colorado, déjà à Québec, il avait ce pouvoir-là. Cette capacité à galvaniser. À créer une culture. À injecter du sens. Il ne coache pas seulement des systèmes : il coache des hommes. Et quand il les regarde, il leur dit ce qu’ils ont besoin d’entendre, pas ce qu’ils veulent entendre.

Dans une ligue où les messages s’épuisent vite, Patrick Roy prouve qu’il a encore du souffle. Et que ce souffle est contagieux.

Les Islanders ont compris quelque chose de fondamental avec ce "speech". Le moment où ils ont compris qu’ils ne faisaient pas que participer. Ils construisaient quelque chose.

Et Roy? Il ne change pas. Il regarde son monde, il l’interroge, il le pousse. Et quand vient le temps de parler… il fait taire tous les doutes.