Le ciel tombe sur la tête de Phil Danault

Le ciel tombe sur la tête de Phil Danault

Par David Garel le 2026-01-16

Depuis son retour à Montréal le 23 décembre, Phillip Danault est en train de devenir un problème, pas une solution.

Et ce n’est plus une question d’impression, de narratif ou de patience : ce sont les chiffres, le jeu et le contexte qui parlent... de manière cinglante et sans aucune pitié.

En 12 matchs avec le Canadien depuis son acquisition, Danault affiche une fiche de 0 but, 4 passes, 4 points, une moyenne de 16:31 de temps de jeu, et un taux de réussite de 56,7 % aux mises en jeu.

Sur papier, ce dernier chiffre peut sembler respectable. Mais c’est là que l’illusion s’arrête. À cinq contre cinq, Danault est sur la glace pour 15 buts contre, le pire total de toute l’équipe durant cette séquence.

Son différentiel à forces égales est de -8, également le pire chez tous les attaquants du CH depuis Noël, tout en jouant en moyenne 13:24 par match à égalité numérique. Ce n’est pas un rôle marginal. C’est un rôle significatif… et catastrophique.

Le test de l’œil confirme ce que les chiffres crient. Danault perd absolument toutes ses batailles, arrive constamment en retard d’une fraction de seconde, gère la rondelle sous pression avec panique et n’apporte absolument aucune transition offensive.

À Buffalo, il est directement impliqué sur le but gagnant des Sabres après une gestion de rondelle douteuse, alors qu’il tente de « kicker » la rondelle en zone défensive au lieu de la protéger.

Il est littéralement le coupable de la défaire: revirement, but, défaite. Encore une fois, on a parlé d’une pénalité non appelée. Mais à ce niveau-là, un vétéran payé 5,5 M$ n’a pas le luxe de jouer au réflexe. Il doit sécuriser la séquence. Il ne l’a pas fait.

Et c'est comme ça match après match depuis qu'il est arrivé à Montréal. Il perd constamment son homme:

Ses "GameLogs" récents sont sans appel. -2 contre Buffalo, -2 à Vancouver dans une victoire, -1 contre la Floride, -1 à Detroit, 0 à Washington, mais constamment sur la glace lors de séquences négatives.

Même lorsqu’il ne figure pas officiellement sur la feuille de pointage négative, il est invisible offensivement et vulnérable défensivement. Et non, gagner une mise au jeu ici et là ne compense pas le fait d’être un frein constant au jeu.

Et voilà que le ciel lui tombe littéralement sur la tête. Jake Evans, Kirby Dach et Patrik Laine sont de retour à l’entraînement, tous en chandail régulier.

Joe Veleno, lui, fait exactement le même travail défensif que Danault, mais avec plus de vitesse, plus d’impact physique et une capacité réelle à suivre le rythme.

Samuel Blais est un plombier, mais frappe tout ce qui bouge.. Gallagher reste intouchable par respect et utilité. Même que selon la vitesse calculé des joueurs sur la glace, Gally est deux fois plus rapide que Danault.

Evans va reprendre son rôle naturel. Dach et Laine vont réclamer des minutes offensives.

La question devient donc simple et inconfortable : qu’est-ce qu’on fait avec Phillip Danault?

Parce que la réalité, c’est que Danault est présentement le pire attaquant du Canadien de Montréal. Dans tous les domaines.

Production, impact à cinq contre cinq, différentiel, incapacité à suivre le tempo. Et surtout, par rapport à ce qu’il a coûté : un choix de deuxième ronde élevé, actuellement projeté entre le 40e et le 50e rang. Ce n’était pas un billet de loterie. C’était un actif réel, sacrifié dans un moment de panique par Kent Hughes pour « stabiliser » une ligne de centre.

Aujourd’hui, cette transaction commence à ressembler à ce que les partisans des Kings disaient depuis des mois et qu’on a refusé d’entendre : Danault est fini comme joueur d’impact. Trop lent, trop prévisible, trop limité pour le rythme actuel de la LNH.

Comment Kent Hughes a-t-il pu accepter son salaire de 5,5 M$, encore valide la saison prochaine? Cela nous donne mal au coeur.

Imaginez. Selon les statistiques avancées, il a perdu absolument toutes ses batailles à un contre un.

Et maintenant que les blessés reviennent, la vérité devient impossible à cacher : si quelqu’un doit sortir de l’alignement... c’est Danault.

Ce qui devait être un ajout de stabilité est devenu un poids.

Ce qui devait être une assurance est devenu une faiblesse.

Et ce qui devait être un coup sûr commence à ressembler à la pire décision de la saison pour le Canadien de Montréal.

Kent Hughes s'est fait avoir sur toute la ligne.