Le ciel tombe sur la tête de David Reinbacher

Le ciel tombe sur la tête de David Reinbacher

Par David Garel le 2025-04-01

Le cauchemar continue, et cette fois, le ciel est véritablement en train de tomber sur la tête de David Reinbacher.

Ce qui avait été présenté comme de simples absences « par précaution » vient de basculer dans le domaine de l’inquiétude absolue : le jeune défenseur ne fera même pas le voyage dans l’Ouest avec le Rocket de Laval.

C’est la confirmation triste et sans pitié que tout va mal. Très mal.

Le prétendu "protocole" utilisé par le Canadien depuis un mois pour justifier ses absences ne tient plus debout. C’est un mensonge, une façade utilisée pour tenter de masquer une réalité beaucoup plus grave.

Et aujourd’hui, les masques tombent. Reinbacher ne peut plus jouer. Il ne peut plus voyager. Il est littéralement cloué au sol.

Ce qu’on redoutait tous est en train de se confirmer : son genou gauche, celui qui avait été opéré après sa blessure au camp d’entraînement en septembre, est dans un état lamentable. 

Ce n’est plus une gestion préventive. Ce n’est plus une mesure de prudence. C’est une situation médicale grave, et l’organisation refuse toujours de dire la vérité.

Un silence qui crie l’échec.

Le mutisme du Canadien est assourdissant. Pas de mise à jour claire. Pas de conférence de presse. Juste ce fameux mot : "protocole".

Une couverture commode pour éviter d’admettre que le cinquième choix au total du repêchage 2023 est peut-être en train de voir son avenir compromis dès sa première saison en Amérique du Nord.

À ce stade, ce silence est non seulement irresponsable, mais profondément irrespectueux envers les partisans, envers les journalistes, et surtout, envers David Reinbacher lui-même, qui doit vivre ce calvaire sous les projecteurs, avec la pression d’un marché qui n’oubliera jamais qu’il a été préféré à Matvei Michkov et Ryan Leonard.

L’Autrichien, qui devait devenir un pilier de la défensive montréalaise pour les dix prochaines années, est aujourd’hui isolé, diminué, et visiblement en détresse physique.

On ne parle plus de développement ralenti, on parle de santé compromise.

Et dans l’état actuel des choses, il faut le dire : nos pensées vont à David Reinbacher et à sa famille. Parce qu’au-delà du hockey, au-delà du repêchage et des comparaisons cruelles, il y a un jeune homme de 20 ans qui voit son rêve s’effondrer sous ses yeux. Et il n’a jamais rien demandé de tout ça.

Comment peut-on continuer à tolérer que le CH, dans un contexte aussi grave, se mure dans un silence coupable?

Comment peut-on prétendre qu’il ne se passe rien d’anormal alors que le joueur ne patine plus, ne s’entraîne plus, ne voyage même plus avec son club-école?

Si le genou de Reinbacher est en compote, comme tout semble l’indiquer, la direction du Canadien doit cesser de mentir. Assez des formules toutes faites.

Assez des sourires en coin de Kent Hughes et des formules rassurantes livrées avec un ton doucereux.

Le peuple du Québec est inquiet. Et il a raison de l’être.

Le dossier David Reinbacher devient, jour après jour, le symbole d’une catastrophe annoncée : une sélection critiquée dès le jour du repêchage, un espoir fragile physiquement, lancé trop vite dans un engrenage brutal, et aujourd’hui laissé à l’écart dans un flou total.

Une histoire qui tourne au drame

Tout était censé être simple : un défenseur droitier, mobile, structuré, fiable. Un choix "safe", loin des controverses de Michkov ou du tempérament de Leonard. Mais ce choix est aujourd’hui un drame sportif et humain.

Une blessure sérieuse au camp.

Une absence de plusieurs mois.

Un retour prometteur, mais interrompu abruptement après seulement six matchs.

Un silence total.

Une exclusion du voyage à l’Ouest.

Et surtout : zéro espoir à court terme.

La trajectoire de David Reinbacher est désormais celle d’un prospect brisé, dont le genou n’a peut-être jamais réellement guéri, et qui voit son nom désormais associé au plus grand raté de l’ère Hughes-Gorton-Bobrov.

Il est temps d’arrêter de prétendre que tout va bien. Il est temps d’arrêter de faire croire que Reinbacher est sur une courbe normale de développement. Ce n’est plus un espoir, c’est un blessé chronique. Et l’organisation doit avoir le courage de le dire.

David Reinbacher ne fera pas le voyage à l’Ouest parce qu’il ne PEUT PAS. Son genou est dans un état grave.
Et le mensonge a assez duré.

Pour lui, pour sa famille, pour les partisans, pour la crédibilité de l’organisation : il faut maintenant parler.
Et affronter la réalité. Même si elle fait très, très mal.

Ce qui rend cette affaire encore plus dérangeante, c’est le niveau de déni maintenu publiquement par Pascal Vincent et Kent Hughes depuis le début de cette saga.

Tous deux ont multiplié les déclarations vagues, les formules de communication bien huilées, prétendant que tout allait bien, que rien n’était inquiétant, alors que chaque jour qui passe révèle l’ampleur du désastre.

Rappelons-nous les propos de Pascal Vincent, qui affirmait encore récemment, avec aplomb, que Reinbacher « était le meilleur défenseur du Rocket dans les 30 premières minutes » de son match de retour. 

Un match où il a terminé avec un différentiel de -2, où il était sur la glace pour quatre buts du Moose, et où il avait clairement l’air d’un joueur à court de forme et de repères.

Et maintenant? Il ne joue même plus. Il ne s’entraîne plus. Il ne prend même pas l’avion avec l’équipe.

Et que dire de Kent Hughes, qui, lors de la rencontre des directeurs généraux, déclarait avec son calme bien rôdé qu’il fallait « juste gérer [le retour au jeu]. Il n’y a aucun problème structurel au genou. On est très conservateurs. »

Conservateurs? Ou simplement en train de gagner du temps pendant que la situation dégénère?

Ces mensonges, ou à tout le moins ces demi-vérités délibérées, ne peuvent plus être tolérés. Car ils ne font qu’alimenter la colère d’un marché qui a la mémoire longue, surtout lorsqu’on sent qu’on lui cache la vérité.

La situation actuelle de David Reinbacher n’est pas simplement un incident isolé ou un malheureux coup du sort. C’est le résultat d’une chaîne de décisions malavisées, de choix de repêchage discutables et d’une communication toxique.

Kent Hughes et Pascal Vincent ont tenté de nous faire avaler que tout allait bien, que chaque absence était planifiée, que chaque match raté n’était rien de plus qu’un petit ajustement. Mais aujourd’hui, leur version des faits s’effondre.

Reinbacher ne joue pas. Reinbacher ne voyage pas. Reinbacher est blessé. Gravement. Et il est temps de cesser de se cacher derrière des mots vides de sens.

Le peuple du Québec mérite mieux. David Reinbacher mérite mieux. Et si le CH veut redorer sa crédibilité, il devra commencer par dire la vérité. Sans cachette. Sans détours. Sans mensonges.