Le mystère autour de Patrik Laine ne fait que s’épaissir à Montréal. Et plus les jours passent depuis la date limite des transactions, plus la situation devient inconfortable pour tout le monde dans l’organisation.
Une chose est maintenant claire : le Canadien a tenté de l’échanger.
Selon le journaliste David Pagnotta, Montréal est passé très près de conclure une transaction impliquant Laine avant la date limite. Les discussions ont été réelles. Des équipes ont appelé. Kent Hughes a exploré plusieurs scénarios.
Mais au final, rien n’a abouti.
Et la raison principale commence maintenant à circuler dans toute la LNH : le contrat de Laine est devenu un véritable casse-tête financier.
D’abord, l’attaquant possède une clause de non-échange partielle qui lui permet de bloquer dix destinations. Ce n’est pas ce qui a tout fait dérailler, mais ça a clairement compliqué les discussions.
Mais le vrai problème se cache ailleurs.
Le 31 mars, Laine doit toucher un boni de 2 millions de dollars. Et ce détail, extrêmement inhabituel à ce moment de la saison, aurait refroidi plusieurs équipes intéressées.
Même si Kent Hughes avait retenu 50 % du salaire de 8,7 millions, l’équipe acquéreuse aurait quand même dû absorber ce paiement immédiat.
Pour un joueur qui n’a pratiquement pas joué cette saison… et qui n’a pas marqué depuis des mois.
Pour plusieurs clubs, le calcul était simple : trop cher, trop risqué.
Mais ce n’est pas tout.
Les informations qui circulent indiquent aussi que Montréal travaillait en parallèle sur une transaction beaucoup plus importante, une fameuse « transaction mystère » qui aurait changé plusieurs choses dans l’organisation.
Cette transaction aurait notamment permis au Canadien d’ajouter un défenseur droitier établi, sous contrat pour la saison prochaine. Plusieurs noms circulaient dans la ligue. Certains évoquaient des profils comme Rasmus Ristolainenou Zach Whitecloud, mais rien n’a été confirmé publiquement.
Ce qu’on sait, par contre, c’est que Montréal est arrivé tout près de la ligne des buts sans réussir à conclure.
Sans cette transaction, Hughes n’avait plus vraiment de raison de payer un prix pour se débarrasser de Laine.
La résultat est honteux pour Kent Hughes. Le Finlandais est resté.
Et maintenant, le Canadien se retrouve avec un dossier extrêmement délicat à gérer.
Parce que sur le plan sportif, la situation est devenue très claire : Laine ne fait plus partie du plan hockey.
Il ne joue pas.
Il s’entraîne sans rôle précis.
Et l’équipe n’a visiblement aucune intention de le réintégrer dans l’alignement.
Ce qui crée un malaise énorme.
On parle d’un ancien marqueur élite de la LNH qui touche près de neuf millions de dollars… et qui regarde les matchs depuis les estrades.
Dans plusieurs organisations, une situation comme celle-là mènerait rapidement à une décision radicale.
Certains commencent d’ailleurs à se poser la question à Montréal : est-ce qu’il serait simplement plus logique de le renvoyer à la maison pour le reste de la saison?
Parce que le garder autour de l’équipe sans le faire jouer crée une atmosphère étrange.
Les joueurs savent qu’il est là.
Le personnel sait qu’il ne jouera probablement pas.
Et tout le monde continue de répondre aux mêmes questions jour après jour.
Pendant ce temps, la réalité du marché devient de plus en plus brutale.
Plusieurs recruteurs autour de la ligue commencent à considérer Laine comme un pari extrêmement risqué pour l’été prochain.
Son prochain contrat pourrait être beaucoup plus modeste que ce qu’on imaginait autrefois.
Parce que dans la LNH, la perception peut changer très vite.
Et aujourd’hui, la perception autour de Patrik Laine est dure : blessures, rendement inconstant, vitesse en baisse, rôle incertain.
Ce qui rend la situation actuelle encore plus étrange.
Le Canadien n’a pas réussi à l’échanger.
Mais il ne semble pas vouloir l’utiliser non plus.
Et pendant que l’organisation tente de garder un visage calme publiquement…
Dans les coulisses, tout le monde comprend la même chose : le dossier Laine n’est pas réglé.
Il a seulement été repoussé.
Et cet été, Kent Hughes risque d’être obligé d’y revenir.
Mais il y a une autre lecture qui commence à circuler de plus en plus à Montréal… et elle est beaucoup plus dure pour la direction.
Parce que plusieurs observateurs commencent à affirmer que le dossier Patrik Laine représente peut-être la plus grosse erreur de gestion de Kent Hughes depuis son arrivée à la tête des Canadiens de Montréal.
Quand le Canadien a acquis Laine à l’été 2024, la transaction avait été présentée comme un pari intelligent. Le prix payé était minime. Le joueur possédait encore un tir élite. Et l’idée était simple : s’il retrouvait sa forme, Montréal venait peut-être de mettre la main sur un marqueur d’élite pour presque rien.
Sur papier, le pari se défendait.
Mais aujourd’hui, deux ans plus tard, la réalité frappe beaucoup plus fort.
Le contrat de 8,7 millions de dollars est devenu un boulet qui a paralysé le Canadien au pire moment possible : la date limite des transactions, alors que l’équipe est en pleine course aux séries.
Pendant que plusieurs rivaux directs amélioraient leur formation, Montréal, lui, est resté complètement immobile.
Et la raison est évidente.
Avec un joueur qui ne joue pas et qui occupe près de neuf millions sur la masse salariale, les marges de manœuvre deviennent extrêmement limitées. Même avec un peu d’espace disponible, chaque mouvement devient plus compliqué, plus risqué, plus coûteux.
Le Canadien a regardé passer la parade.
Et c’est ce qui alimente aujourd’hui la critique.
Parce que si Laine n’avait pas été dans les livres comptables, Montréal aurait peut-être pu ajouter un vétéran pour stabiliser un vestiaire très jeune. Pas nécessairement une superstar, mais un joueur capable d’apporter de l’expérience, du caractère et un peu de robustesse mentale dans la course aux séries.
Un type de joueur qui coûte souvent trop cher… mais qui devient parfois disponible à la date limite.
Or cette flexibilité, le Canadien ne l’avait pas.
Ce qui rend la situation encore plus frustrante pour certains observateurs, c’est que l’organisation ne s’attendait pas nécessairement à voir Laine tomber aussi bas dans la hiérarchie.
Au moment de la transaction, plusieurs pensaient qu’il pourrait redevenir une arme sur l’avantage numérique et un marqueur capable de faire la différence dans les moments importants.
Mais la réalité a été beaucoup plus dure.
Blessures, lenteur sur patins, difficulté à suivre le rythme à cinq contre cinq… le joueur n’a jamais retrouvé la constance nécessaire pour justifier son contrat.
Et aujourd’hui, l’organisation se retrouve coincée entre deux options également inconfortables :
Le garder… sans vraiment l’utiliser.
Ou essayer de s’en débarrasser cet été… dans un marché où sa valeur est devenue extrêmement faible.
Ce qui rend la situation presque ironique, c’est que l’idée derrière la transaction n’était pas mauvaise. Le risque était calculé. Le prix payé était faible.
Mais parfois, même les paris raisonnables tournent mal.
Et quand ça arrive dans une ligue où chaque dollar de masse salariale compte…
Les conséquences peuvent suivre une équipe pendant longtemps.
Voilà pourquoi, pour plusieurs observateurs, l’épisode Patrik Laine restera probablement comme la plus grosse bourde du mandat de Kent Hughes jusqu’ici.
Parce qu’aujourd’hui, ce pari empêche le Canadien d’avancer.
