Larmes aux yeux: le cri du coeur de Cole Caufield à Martin St-Louis

Larmes aux yeux: le cri du coeur de Cole Caufield à Martin St-Louis

Par David Garel le 2026-04-10

Cole Caufield n’a pas simplement marqué son 50e but. Il s’est vidé.

Parce que derrière ce tir, derrière ce moment historique au Centre Bell, il y avait une pression qui s’était accumulée pendant des jours, presque insupportable, presque étouffante. Et quand il s’est présenté devant les micros, ça s’est vu tout de suite. Le sourire était là… mais les émotions débordaient. Surtout après cette photo d'équipe qui lui a donné le larmes aux yeux:

“Je ne vous le cacherai pas, c’était assez stressant les derniers jours.”

“Je pensais que ça n’allait jamais venir.”

“C’était partout !”

Il n’exagérait pas. Chaque présence, chaque tir, chaque avantage numérique était devenu un événement. La foule criait, scandait son nom, retenait son souffle. Le Centre Bell vibrait… mais ce poids-là, il le portait seul sur la glace.

Et quand le but est finalement arrivé, ce n’était pas juste un soulagement. C’était une libération.

“Vous aussi (vous pouvez maintenant passer à autre chose).”

Même dans la blague, on sentait qu’il en avait assez. Assez de la pression. Assez de cette attente interminable entre 49 et 50.

Mais le moment le plus fort n’est pas venu en parlant du but.

Il est venu en parlant de Martin St-Louis.

Là, le ton a changé. Les mots ont ralenti. Les yeux se sont remplis.

“Je ne pense pas que je peux remercier quelqu’un davantage que Martin St-Louis.”

“Il m’a donné des opportunités, de la confiance… Il m’a montré comment mieux jouer au hockey.”

“Il dit toujours qu’il ne nous apprend pas à marquer. Mais au fond, il nous apprend aussi comment marquer.”

Ce n’est pas une déclaration banale. Ce n’est pas une réponse automatique.

C’est un joueur qui reconnaît publiquement celui qui a changé sa carrière.

Parce que oui, il faut le dire clairement : Cole Caufield a connu des moments difficiles à Montréal. Des séquences où rien ne rentrait. Des doutes. Des ajustements. Une pression constante dans un marché qui ne pardonne rien.

Et aujourd’hui, il est là.

50 buts.

Et assez lucide pour savoir qu’il ne s’est pas rendu là tout seul.

Puis il a parlé de Montréal. Pas comme un cliché. Comme quelque chose de vécu.

“Je suis chanceux d’être tombé à la bonne place et à la bonne équipe. Personne ne sait je serais rendu où sinon.”

“Je suis tellement reconnaissant de tout ce que cette ville m’a offert. C’est vraiment spécial.”

“Personne ne mérite plus que ces fans.”

Le Centre Bell, ce n’est pas juste un amphithéâtre pour lui. C’est devenu une relation. Une connexion émotionnelle.

Même dans l’humour, il n’a pas oublié les partisans.

“Je sais que plein de gens ont payé des billets cher lors des matchs avant, j’ai vu passer ça !”

Parce qu’il savait. Il voyait tout. Il entendait tout. Et il portait tout ça avec lui.

Et pendant que lui donnait tout le crédit à son entraîneur, Martin St-Louis, fidèle à lui-même, refusait de le prendre.

“Je peux l’amener à être un bon joueur dans la LNH. Mais marquer 50 buts, ça un entraineur ne peut rien faire pour ça.”

“Cole, ce n’est pas seulement un marqueur de 50 buts. C’est beaucoup plus que ça comme joueur de hockey.”

“C’est de l’engagement, de l’enthousiasme… Il est contagieux.”

“On est fier et on est fans nous aussi car on voit le travail derrière tout ça.”

Et c’est peut-être ça, le vrai moment.

Pas le but.

Pas le chiffre.

Mais cette scène-là : un joueur ému, reconnaissant, presque submergé… dans un Centre Bell qui criait son nom, pas pour le pousser, pas pour le presser, mais pour lui dire merci.

Parce que Montréal attendait un marqueur de 50 buts depuis des décennies.

Et quand c’est finalement arrivé, ce n’était pas juste un exploit.

C’était une histoire complète qui explosait en plein visage.