Maintenant que la poussière retombe sur cette incroyable aventure printanière, plusieurs pièces du casse-tête commencent enfin à se mettre en place.
Depuis l’élimination des Canadiens de Montréal contre les Hurricanes de la Caroline, de nombreux partisans tentaient de comprendre pourquoi certains joueurs avaient soudainement ralenti, pourquoi certaines performances étaient devenues plus difficiles et pourquoi l’énergie collective de l’équipe avait semblé disparaître au fil des séries.
Des éléments de réponse viennent possiblement de faire surface.
Selon des informations rapportées par Alexandre Tétreault sur l’application X, le bilan médical du Canadien serait beaucoup plus important que ce que plusieurs imaginaient.
Comme toujours en séries éliminatoires, les organisations gardent le silence jusqu’à la fin du parcours afin de ne donner aucun avantage à l’adversaire. Cette fois encore, le secret aurait été bien gardé.

Évidemment, toutes ces informations seront à confirmées dans les prochains jours, alors que le Canadien de Montréal tiendra son bilan de fin de saison et lèvera enfin le voile sur les nombreuses blessures qui auraient affecté plusieurs membres de l’équipe pendant les séries éliminatoires.
Ainsi, le nom qui retient immédiatement l’attention est celui de Nick Suzuki.
Selon les informations qui circulent, le capitaine aurait disputé une bonne partie des séries avec une déchirure à une cuisse. Quand on pense au nombre de minutes qu’il a jouées, aux mises au jeu importantes qu’il a prises et aux missions défensives qui lui étaient confiées soir après soir, cette information change complètement la perspective sur sa fin de parcours.
Plusieurs observateurs avaient remarqué que Suzuki paraissait moins explosif contre la Caroline. Certains lui reprochaient même de manquer d’énergie.
Aujourd’hui, on comprend peut-être pourquoi.
Du côté de Juraj Slafkovsky, les rumeurs parlent de deux blessures importantes, soit une à l’épaule et une autre à la jambe.
Dans son cas, plusieurs signes étaient déjà visibles depuis un certain temps.
Le Slafkovsky dominant physiquement des premiers tours n’était plus tout à fait le même joueur lors de la finale de l’Association de l’Est. On l’a vu absorber de violents contacts, notamment contre Tampa Bay. Son combat contre Brayden Hagel et certaines mises en échec subies au centre de la glace avaient soulevé plusieurs inquiétudes.
Son jeu le long des rampes, habituellement l’une de ses plus grandes forces, paraissait également plus difficile par moments.
Pour Lane Hutson, le constat est tout aussi impressionnant.
Le jeune défenseur aurait terminé les séries avec une épaule amochée. Pourtant, il a continué à jouer un rôle majeur dans toutes les situations importantes.
On oublie parfois que Hutson a été l’un des joueurs les plus frappés de toute la Ligue nationale pendant les séries éliminatoires. Avec 61 mises en échec encaissées, il a absorbé une quantité phénoménale de contacts tout en continuant à transporter l’attaque montréalaise depuis l’arrière.
Malgré cette réalité physique, il est devenu le premier défenseur de l’histoire du Canadien à récolter 10 points en avantage numérique au cours d’un même parcours éliminatoire.
Puis il y a Noah Dobson.
Dans son cas, plusieurs soupçonnaient déjà qu’il composait avec un problème sérieux à la main. Les images diffusées à l’entraînement au printemps avaient alimenté les discussions puisqu’il évitait pratiquement tous les lancers.
Les nouvelles qui circulent aujourd’hui sont inquiétantes.
Selon les informations rapportées, Dobson ne serait même pas capable de fermer complètement sa main. Pour un défenseur appelé à manier constamment la rondelle, contrôler son bâton et décocher des tirs de la ligne bleue, il s’agit d’un handicap majeur.
Cette situation expliquerait également pourquoi son gant avait été modifié à certains moments du parcours.
Au final, ces informations permettent de mieux comprendre ce qui s’est produit contre les Hurricanes.
La Caroline possédait davantage de profondeur, davantage de fraîcheur et arrivait beaucoup moins amochée physiquement.
Pendant ce temps, plusieurs piliers du Canadien jouaient visiblement avec des limitations importantes.
Personne ne cherchera à utiliser les blessures comme excuse pour justifier l’élimination.
Toutefois, ces révélations démontrent une chose : plusieurs joueurs du Tricolore ont continué à se battre malgré des douleurs importantes pour tenter de prolonger le rêve le plus longtemps possible.
Avec le recul, cette finale de l’Est n’était peut-être pas seulement une bataille de hockey.
C’était aussi une bataille contre leurs propres corps.
