Jouer 1 minute 52 dans un match éliminatoire.
Imaginez à quel point ça doit être horrible mentalement pour Arber Xhekaj.
Imaginez rentrer dans un vestiaire en délire après un match, enlever tes équipements, regarder la feuille de temps de glace, puis réaliser que tu as été utilisé moins longtemps qu’une pause publicitaire à la télévision. I
maginez entendre les discours sur la confiance du groupe, l’importance de chaque joueur, la profondeur de l’équipe… puis voir noir sur blanc que ton entraîneur ne t’a essentiellement pas fait confiance une seule seconde quand ça comptait réellement.
Ouch.
Le message envoyé par Martin St-Louis est brutal : quand les matchs deviennent sérieux, Arber Xhekaj n’est pas une solution.
C’est difficile à entendre pour les partisans qui adorent son intensité, son style intimidant, son personnage du “Shérif”, mais à un moment donné, il faut regarder la réalité en face.
Quand un défenseur joue moins de deux minutes dans un match de séries, c’est qu’un entraîneur préfère jouer à cinq défenseurs plutôt que de le mettre sur la glace.
Ça fait mal.
Et le plus cruel là-dedans? C’est qu’on commence presque à voir Xhekaj dans la même catégorie que Nicolas Deslauriers... le goon fini des Hurricanes de la Caroline, prochains adversaires du CH en finale de conférence.
Deslauriers a joué un seul match en huit rencontres avec Hurricanes. Un seul. Pourquoi? Pour qu’il soit admissible à voir son nom gravé sur la Coupe Stanley si jamais les Canes allaient jusqu’au bout.
Le gars est essentiellement devenu un luxe de vestiaire.Une carte émotionnelle que l’on sort au besoin.
C’est exactement le danger qui guette Xhekaj.
Le fameux rôle du “goon moderne” qui n’a plus vraiment de place dans une LNH, à moins que Rob Brind'Amour veuille envoyer un message lors du premier match afin qu'il corrige Xhekaj à nouveau.
Deslauriers affirme qu'il rêverait de pouvoir punir à nouveau le shérif, mais cette fois en séries.
Reste que Deslauriers et Xhekaj doivent regarder la réalité en face : les bagarres ne changent plus une série.
Elles ne changent presque plus un match.
Le hockey de 2026 n’est plus celui des années 1990.
Même l’argument du “au moins il peut répondre à Nicolas Deslauriers” commence à perdre toute sa valeur.
Premièrement, Deslauriers l’a déjà secoué solide il y a 6 mois:
Tout le monde s’en souvient.
Ce fameux combat où Xhekaj voulait envoyer un message, rappeler qu’il était le “Shérif”, puis où ça s’est retourné contre lui. Deux droites sèches de Deslauriers, les jambes qui deviennent lourdes, le momentum du match qui change, puis cette impression que quelque chose s’est fissuré autour de lui.
Et maintenant?
Même si Deslauriers est habillé, même si la rivalité existe encore, qu’est-ce qu’on fait avec ça?
Tu ne peux même plus justifier une place régulière dans l’alignement uniquement pour un potentiel combat qui n’arrivera peut-être même jamais.
À quoi sert un bagarreur si tu refuses de le faire jouer?
Une minute 52.
Tu es essentiellement assis à regarder les autres vivre le moment que toi aussi tu rêves de vivre.
Pychologiquement, ça doit être dévastateur.
À quoi sert Arber Xhekaj actuellement dans cet alignement?
Si tu ne lui fais pas confiance défensivement…
Si tu ne veux pas le mettre sur la glace dans les moments importants…
Si tu ne veux pas qu'il se fasse corriger par Deslauriers, qui répète qu'il veut être en uniforme lors de la finale de l'est juste pour mettre K-O le shérif?
Alors il reste quoi?
C’est dur à dire, mais on dirait presque un rôle de mascotte hockey.
Un gars que les partisans adorent, que le banc aime avoir autour, mais qu’on hésite à envoyer sur la glace quand le match devient trop gros.
Et ça, pour un joueur fier comme Xhekaj, ça doit être profondément humiliant.
Imaginez alors la honte s'il perd un autre combat contre Nic "le punisher" Deslauriers?
Le shérif... ne s'en remettrait jamais...
