Kent Hughes panique: il approche les Canucks de Vancouver en désespoir

Kent Hughes panique: il approche les Canucks de Vancouver en désespoir

David Garel
Le 2026-06-25

Kent Hughes est arrivé à l’un des moments les plus délicats de son été.

Depuis des mois, le directeur général du Canadien travaille avec une liste de cibles bien précise. Des joueurs capables de transformer immédiatement son attaque, d’ajouter du talent au sein du top-6 et de permettre au Canadien de franchir une autre étape après son parcours jusqu’en finale de l’Association de l’Est.

Le problème, c’est qu’un à un, ces dossiers deviennent beaucoup plus compliqués.

Robert Thomas a été retiré du marché à St-Louis.

Nico Hischier s’oriente vers une prolongation de contrat au New Jersey.

Dylan Larkin vaut la lune alors que Steve Yzerman demande Michael Hage, Kaiden Guhle et le 28e choix au total. Même si l'attaquant accepte d'être échangé à Montréal, Kent Hughes ne paiera jamais ce prix.

Matthew Knies attire plusieurs prétendants beaucoup mieux armés que le Canadien si jamais Toronto décide réellement de l’échanger.

Même Mason McTavish demeure un dossier extrêmement complexe, alors que la concurrence d’équipes comme Ottawa, Calgary et Philadelphie continue d’augmenter.

À un certain moment, un directeur général doit accepter que son plan A ne se concrétisera peut-être jamais.

C’est précisément ce qui rend le nom de Jake DeBrusk aussi intéressant aujourd’hui.

Selon Jimmy Murphy de RG Media, une source de la LNH lui a confirmé que le Canadien a démontré de l’intérêt envers l’attaquant des Canucks de Vancouver.

Et ce n’est pas un intérêt nouveau.

Toujours selon cette source, Montréal avait déjà tenté sa chance lorsqu’il était joueur autonome, puis de nouveau avant la dernière date limite des transactions.

Autrement dit, Kent Hughes suit Jake DeBrusk depuis longtemps.

Ce n’est donc pas une solution improvisée.

Ce n’est pas un nom lancé au hasard parce que les autres dossiers stagnent.

C’est un joueur que l’organisation apprécie depuis plusieurs années.

Pourquoi?

Parce que son profil répond à plusieurs besoins du Canadien.

À 29 ans, DeBrusk est encore dans une tranche d’âge capable d’aider immédiatement tout en offrant plusieurs bonnes saisons devant lui.

Avec ses 6 pieds 1 pouce et ses 200 livres, il apporte davantage de robustesse que plusieurs attaquants actuellement disponibles sur le marché.

Sa production est également constante.

Il vient de connaître une saison de 23 buts et 42 points en 81 matchs.

Avant cela, il avait inscrit 28 buts, puis 19, puis 27, puis 25.

Autrement dit, on parle d’un joueur qui peut raisonnablement marquer entre 25 et 30 buts lorsqu’il évolue dans un environnement favorable.

Son contrat constitue également un argument important.

À 5,5 millions de dollars par saison jusqu’en 2031, DeBrusk coûtera probablement beaucoup moins cher que plusieurs autres attaquants de premier plan dont les noms circulent actuellement.

Dans une LNH où le plafond salarial continue de grimper, cette entente risque même de devenir de plus en plus avantageuse.

Il ne faut pas oublier non plus son expérience des séries éliminatoires.

86 matchs de séries.

27 buts.

20 passes.

Voilà un joueur qui sait ce que représente le hockey du printemps.

Selon Jimmy Murphy, un autre élément mérite aussi d’être surveillé.

Les Canucks et le Canadien auraient déjà exploré différents scénarios impliquant Brendan Gallagher. Marco D’Amico a également rapporté que des discussions exploratoires avaient touché Elias Pettersson, tout en précisant que même avec une importante rétention salariale coûterait extrêmement cher à Montréal.

Dans ce contexte, DeBrusk apparaît comme une avenue beaucoup plus réaliste.

Son salaire s’intègre plus facilement à la masse salariale du Canadien et un échange pourrait être construit de façon plus naturelle si Vancouver souhaite réellement modifier la composition de son groupe.

Évidemment, DeBrusk n’est pas Matthew Knies.

Il n’est pas un centre vedette comme Robert Thomas ou Nico Hischier.

Mais parfois, un bon directeur général doit savoir reconnaître que le marché lui impose de changer de stratégie.

DeBrusk demeure un ailier gauche top-6, qui est aussi un besoin du CH.

L’objectif n’est plus nécessairement de réaliser le coup de circuit parfait.

L’objectif est de continuer à améliorer son équipe sans hypothéquer son avenir.

Si les grandes cibles deviennent inaccessibles, Jake DeBrusk représente peut-être la meilleure combinaison entre coût d’acquisition, contrat, expérience et production offensive.

Ce n’est peut-être pas le joueur que les partisans rêvaient de voir débarquer à Montréal au début de l’été.

Mais il pourrait très bien être celui qui aidera le plus le Canadien à gagner dès la saison prochaine.

Et dans une Association de l’Est où les Panthers, les Sénateurs, les Capitals et plusieurs autres rivaux continuent de renforcer leur alignement, Kent Hughes ne peut pas se permettre de rester immobile en attendant qu’un plan A qui n’existe peut-être plus tombe miraculeusement entre ses mains.

Le DG est en panique. Il est obligé de viser ses plans B... voire ses plans C...