Kent Hughes est officiellement pris avec le “problème” Joe Veleno

Kent Hughes est officiellement pris avec le “problème” Joe Veleno

Par William Petit Lemay le 2026-04-06

Pendant une bonne partie de la saison, Joe Veleno passait presque inaperçu à Montréal.

On va se dire les vraies affaires : il n’avait pas l’air d’un joueur essentiel. Il entrait, il sortait de l’alignement, il jouait des petites minutes, puis il donnait l’impression d’être simplement un gars de profondeur de passage. Un autre nom dans le bas de l’alignement.

Un autre contrat facile à oublier.

Mais là?

La situation a complètement changé.

Et aujourd’hui, Kent Hughes est officiellement pris avec un problème qu’il n’avait probablement pas vu venir aussi vite : Joe Veleno est devenu beaucoup trop utile pour être ignoré.

Parce qu’en ce moment, le Québécois joue probablement son meilleur hockey depuis très longtemps. Pas nécessairement le plus spectaculaire. Pas le plus sexy. Mais le plus utile.

Et dans une équipe comme le Canadien de Montréal, qui est en train de se bâtir une vraie identité en vue des séries, ce genre de joueur-là devient vite important.

Très important.

Veleno a enfin trouvé sa chaise.

Il ne joue pas comme un gars qui essaie d’en faire trop. Il ne force rien. Il ne joue pas comme un ancien choix “exceptionnel” qui essaie encore de prouver qu’il peut devenir un joueur top-6 dans la LNH.

Non.

Il joue enfin comme ce qu’il est en train de devenir : un vrai bon joueur de soutien NHL.

Un gars qui patine. Un gars qui frappe. Un gars qui forecheck avec intensité. Un gars capable de fermer le jeu, de gagner des mises au jeu importantes, d’être responsable dans les trois zones et de donner de l’énergie à son trio.

Et ce n’est pas rien.

Parce qu’en séries éliminatoires, des gars comme ça, ça vaut de l’or.

Le plus fascinant dans son cas, c’est qu’on commence vraiment à sentir la confiance de Martin St-Louis envers lui. Et ça, ce n’est pas un petit détail.

Pourquoi?

Parce que Martin St-Louis est extrêmement exigeant avec ses joueurs de profondeur. Si tu ne joues pas de la bonne façon, tu sors. Si tu triches un peu, tu t’assois. Si tu n’apportes rien sans la rondelle, tu ne restes pas longtemps dans son alignement.

Et pourtant, Joe Veleno, lui, est tranquillement en train de se rendre… difficile à enlever.

C’est là que le fameux “problème” commence pour Kent Hughes.

Parce que sur papier, le retour éventuel de gars comme Alexandre Texier ou Kirby Dach va venir créer un embouteillage à l’attaque. Et logiquement, dans un monde normal, tu pourrais penser qu’un gars comme Veleno serait l’un des premiers à sauter.

Mais en ce moment, est-ce que Martin St-Louis peut vraiment se permettre de l’enlever?

Honnêtement?

Pas si facilement.

Pas avec la façon dont il joue.

Pas avec l’énergie qu’il amène.

Pas avec le fait qu’il donne exactement le genre de minutes que les coachs adorent au printemps.

Et c’est là que Kent Hughes doit commencer à réfléchir sérieusement à la suite.

Parce que Joe Veleno est en fin de contrat.

Et si Hughes a été capable de bouger rapidement dans d’autres dossiers plus tôt, il doit maintenant se poser une vraie question : est-ce que Joe Veleno mérite déjà une prolongation?

La réponse commence sérieusement à ressembler à un oui.

Pas un gros contrat.

Pas un contrat glamour.

Mais un contrat intelligent.

Un genre de pacte de profondeur à petit prix, parfait pour un joueur qui comprend son rôle, qui accepte sa chaise, et qui semble enfin avoir trouvé sa game dans la LNH… chez lui, à Montréal.

Et ça, ce n’est pas banal non plus.

Parce qu’il y a quelque chose de spécial dans le fait de voir un gars de chez nous trouver sa place avec le Canadien. On sent qu’il est investi. On sent qu’il veut rester. On sent qu’il comprend le privilège de jouer ici.

Et si son niveau de jeu se maintient, il pourrait même devenir un morceau franchement utile pour un parcours de séries.

Pas la vedette.

Pas le sauveur.

Mais le genre de joueur qu’on remarque dans les matchs serrés. Le genre de gars qui gagne la confiance d’un entraîneur au bon moment.

Bref, Joe Veleno n’est plus juste un nom qu’on place dans l’alignement par défaut.

Il est devenu un vrai dossier.

Et aujourd’hui, Kent Hughes est officiellement pris avec un problème qu’il doit commencer à prendre au sérieux.

Parce que plus ça avance…

plus Joe Veleno joue comme un gars qui ne veut plus jamais sortir de Montréal.