Joshua Roy victime du traitement VIP offert à Slafkovsky

Joshua Roy victime du traitement VIP offert à Slafkovsky

Par André Soueidan le 2025-03-28
canadiens

Il faut qu’on en parle. Parce que là, ça commence à puer sérieusement l’injustice à plein nez.

Pendant que Juraj Slafkovsky traîne les pieds sur la première vague de l’avantage numérique, que tout est saccadé quand la rondelle passe sur sa palette, que l’élan offensif du CH prend une pause café chaque fois qu’il tente une remise au centre… Joshua Roy, lui, regarde ça en veston cravate dans les gradins.

Victime d’un système qui protège Slafkovsky comme s’il avait déjà marqué 40 buts dans la LNH, alors qu’il peine à justifier sa présence dans l’élite offensive du club.

On va se le dire : Joshua Roy paie pour l’ego de l’organisation.

On ne veut pas froisser le joyau du repêchage 2022, celui qu’on a vendu comme le futur “Tkachuk de Montréal”. A

lors on tolère tout. Le manque de créativité en avantage numérique? Pas grave. La nervosité avec la rondelle quand il est sur le flanc droit?

On met ça sur le dos de la jeunesse.

Le fait qu’il n’a qu’un seul point en avantage numérique à ses 24 derniers matchs? Silence radio. Mais Joshua Roy? Lui, il écope. Lui, on le tasse sans vergogne.

Et pourtant, Roy, il en donne du bon hockey. Quand il était sur le deuxième trio, il apportait de l’énergie, une vision du jeu que peu de jeunes peuvent offrir.

Mais non. Dès qu’on a besoin de faire de la place pour un septième défenseur, c’est lui qui saute. 

Il faut que Martin St-Louis et Kent Hughes se parlent en face. Parce que là, le traitement de Joshua Roy commence à sentir le “toi t’es pas dans le cercle privé”.

Slafkovsky, lui, a son accès VIP. Il est dans le lounge avec champagne, peu importe ses performances. Roy, lui, attend dehors en ligne avec ses patins sur l’épaule.

Slafkovsky est un power forward à 5 contre 5. On le voit. Il crée de l’espace, il pèse sur la défensive adverse.

Mais en avantage numérique? Il ralentit tout.

Quand la rondelle circule entre Hutson, Suzuki, Laine et Caufield, tout va bien. Mais quand elle arrive à Slaf, c’est comme si le jeu s’écroulait.

Un tempo cassé. Une mauvaise décision. Une passe dans le vide. Une perte de rondelle. Un turnover fatal.

Et pourtant, on continue de le placer là. Pourquoi?

Pour flatter son ego? Pour ne pas briser sa confiance?

Mais qu’en est-il de Joshua Roy? Lui aussi a besoin de confiance. Lui aussi a besoin de temps de jeu pour se développer. Pourquoi est-ce qu’on se permet de le briser, lui?

On dirait que tout le monde a oublié qui est Joshua Roy. Ce gars-là, il a dominé avec Équipe Canada junior. Il a évolué avec Connor Bedard sans jamais paraître dépassé.

Il a un sens du jeu offensif qui peut complètement changer la dynamique d’un powerplay. Il sait où se placer. Il sait quand tirer. Il ne panique pas avec la rondelle.

Mais on préfère donner la chance à Slaf, encore et encore, même si les résultats ne suivent plus depuis des semaines.

On se rappelle : le dernier point en avantage numérique de Slafkovsky remonte au 3 mars. Depuis? Rien. Zéro. Nada.

24 matchs de vide intersidéral. Et pendant ce temps, Roy regarde ça du haut des gradins, pendant qu’on lui sert un Gatorade tiède.

C’est là qu’on se demande : est-ce que Martin St-Louis voit la même game que nous?

Ou est-ce qu’il est devenu prisonnier de ses propres attentes envers Slafkovsky?

On comprend que le kid a été repêché premier au total. On comprend qu’on veut en faire un joueur d’élite. Mais à un moment donné, il faut arrêter de vivre dans le fantasme et gérer l’équipe comme elle est, pas comme on voudrait qu’elle soit.

Il faut essayer Joshua Roy sur la première vague. Pas pour flatter son agent. Pas pour lui faire plaisir. Mais parce qu’il le mérite.

Et parce que ça ne peut pas être pire que ce que Slaf donne présentement. Si Roy ne fonctionne pas, fine, on l’enlève.

Mais au moins, on aura essayé. Là, on tourne en rond, avec un powerplay qui manque d’exécution et un entraîneur qui regarde ses patins pendant les conférences de presse quand on lui parle de l’avantage numérique.

Slaf a besoin d’être utilisé dans ce qu’il fait de mieux : presser en fond de territoire, jouer devant le filet, batailler le long des bandes. Ce n’est pas un quarterback offensif. Ce n’est pas un playmaker.

C’est un bulldozer, pas un chirurgien.

Donnez cette chance à Joshua Roy. Donnez-lui cette fenêtre. Ce gars-là a les mains, la vision, la patience, l’instinct.

Il pourrait être le chaînon manquant pour débloquer le premier avantage numérique du CH. Il a déjà montré plus en quelques matchs qu’on ose lui donner qu’un Slafkovsky nerveux sur la bande.

Mais bon. Il n’a pas été repêché premier. Il n’a pas le traitement VIP. Il ne fait pas partie du cercle. Et c’est ça, la vraie tragédie.

Misère...