Histoire de poudré: José Théodore réplique au Bye Bye

Histoire de poudré: José Théodore réplique au Bye Bye

Par David Garel le 2026-01-29

José Théodore n’a pas baissé le ton. Il a fait exactement l’inverse. Et c’est précisément pour ça que sa réplique frappe fort après ce qui s’est passé au Bye Bye.

Pour ceux qui n’ont pas suivi la saga depuis le début, il faut revenir en arrière et tout remettre dans l’ordre. Au printemps, une vidéo tournée dans un balado animé par son beau-frère circule massivement.

On y voit José Théodore tel qu’il est hors cadre télé : intense, excité, volubile, avec un débit rapide et une énergie qui déborde. La séquence devient virale. Les réseaux sociaux s’emballent. Les commentaires s’accumulent. L’image se fige.

Quelques mois plus tard, lors du Bye Bye 2025, la télévision reprend cette image-là et la pousse au maximum. Dans un sketch qui ne laisse rien à l’interprétation, on parle de « clés », de "poudre", on martèle skate, skate, skate, et on montre le personnage caler une bouteille de vin devant tout le monde.

Ce n’est pas une nuance. Ce n’est pas un clin d’œil subtil. C’est une mise en scène directe, lourde, explicite, projetée devant tout le Québec à heure de grande écoute. Le message est compris instantanément.

Depuis, plusieurs s’attendaient à une défense calculée, à une sortie contrôlée, à une tentative de se « calmer ». C’est exactement ce que José Théodore a refusé de faire.

Sa réponse n’a pas été un communiqué. Elle n’a pas été une mise au point solennelle. Elle a été… José Théodore.

Sur les ondes du 98.5 FM, il revient au micro comme il l’a toujours fait : passionné, tranchant, assumé. Il ne ralentit pas. Il ne s’excuse pas d’être intense. Il ne tente pas de se transformer en personnage policé pour rassurer qui que ce soit. Au contraire, il dit essentiellement : regardez-moi bien, je suis comme ça. En studio comme ailleurs.

Et c’est là que sa sortie sur les gardiens du Canadien devient révélatrice.

Quand Mario Langlois évoque Jacob Fowler comme un gardien moyen, Théodore explose.

Quand Mario Langlois rappelle que Jacob Fowler a été « le septième gardien repêché » de son année de draft, c’est là que José Théodore voit rouge... et commence à skater...

« Moi, mon année de draft, t’as quatre, cinq gardiens repêchés avant moi… il y en a combien qui ont gagné le MVP? »

« C’est quand même le septième gardien repêché, son année de draft. Ce n’est pas Carey Price. Avant qu’on dise qu’on avait déjà identifié le succès de Carey…

« Tu veux vraiment aller là, Mario? »

La phrase claque. Elle est assumée. Elle est typiquement Théodore. Et surtout, elle illustre parfaitement ce que son beau-frère avait déjà expliqué au printemps : José est comme ça dans la vraie vie. Excité. Cranké. Habité. À 9 h le matin comme à 21 h le soir. Il ne joue pas un rôle.

« J’aime Fowler. Je pense que c’est lui le diamant. Gagner une Coupe, ça passe par là. »

Et c’est là que sa réplique au Bye Bye devient évidente, même sans jamais le nommer.

José Théodore ne cherche pas à se déculpabiliser en se calmant. Il réplique en restant lui-même. Il montre exactement ce que ses proches répètent depuis des années : son débit n’est pas un masque, son excitation n’est pas une façade, son énergie n’est pas circonstancielle. Elle est constante. Elle est authentique.

Il aurait pu se faire discret. Il aurait pu baisser la tête. Il aurait pu jouer la carte de l’apaisement. Il a choisi l’inverse : la cohérence.

Et pour bien des internautes qui découvrent l’histoire aujourd’hui, c’est peut-être la meilleure réponse possible.