C’est désormais un pattern. Une spirale descendante que tout le Québec regarde, parfois en riant, souvent en soupirant.
Jean Perron est maintenant un personnage tragique, un spectacle ambulant que les balados exploitent sans gêne.
Il a frappé encore.
Dans une vidéo devenue virale du 17 novembre dernier, Perron a lancé sans sourciller que Mike Matheson aurait lancé un ultimatum aux Canadiens de Montréal. Rien de moins.
« Moi, mes informateurs me disent qu’il n’y a aucune discussion avec Hughes concernant Matheson… et Matheson avait déclaré à l’organisation : je ne veux pas discuter de contrat pendant la saison, faites-moi une offre avant la saison, sinon vous allez me perdre à la fin de la saison. »
@lapochebleue Jean et Tony n'ont pas les mêmes informations concernant les négociations pour le prochain contrat de Mike Matheson. ✍️👀 @pizzapizzaltd #gohabsgo #habs #mikematheson #nhl #hockey ♬ son original - lapochebleue
Imaginez. Un vétéran comme Matheson, leader incontesté de la défensive, père de famille, fier ambassadeur du CH, dépeint comme un gars qui met la direction au pied du mur. Le tout, basé sur… les « informateurs » de Jean Perron. Aucune validation. Aucun contexte. Rien.
Et comme toujours, c’est Tony Marinaro qui se retrouve à faire le pompier de service, tentant de recadrer l’affaire calmement :
« La dernière fois que j’ai dit ça, mes informations sont que Matheson aimerait finir sa carrière avec le Canadien. Les Canadiens l’aiment beaucoup. Il veut un contrat à long terme. »
On connaît la suite. Matheson a signé un contrat de 6 ans et 30 M$ au total.
Juste un processus normal dans un monde où les négos se font à l’ombre des caméras. Sauf pour Jean Perron, qui voit une crise partout.
Mais cette sortie sur Matheson n’est qu’un clou de plus dans le cercueil médiatique de Jean Perron. Car depuis plusieurs mois, c’est une véritable dégringolade. On ne l’invite plus pour son expertise. On le met en scène. On le pousse au micro, et on le regarde s’écraser en direct.
Rappelez-vous :
L’épisode des “boules”, où Perron décrivait la ville de Montréal comme un endroit où les joueuses de bowling (ou les fans, c’est encore flou) faisaient signer leurs seins à des joueurs. Un moment d’une vulgarité grotesque, qui a laissé Max Lapierre et Alain Chantelois en état de choc.
La confusion totale avec Steve Bégin, où Perron affirmait avec aplomb qu’il avait travaillé avec lui à 110%, alors que Bégin portait le chandail du CH.
Les propos troublants sur Ivan Demidov, qualifié d’“étranger”, jugé “pas prêt”, alors qu’il est en réalité victime de chantage politique du SKA et adoré par tous les fans du CH.
Les sorties surréalistes sur Patrik Laine, où il suggérait que le joueur avait un “problème mental”, créant un tollé complet.
Chaque intervention est un risque. Chaque mot est une bombe.
Et tout le monde regarde.
Un homme utilisé, puis humilié.
Le plus cruel dans tout ça ? Jean Perron ne semble même plus réaliser ce qui se passe. Il croit livrer de l’analyse, alors qu’on le filme pour ses dérapages. Il croit avoir des “sources”, alors qu’il répète des on-dit, confus, et que ses "supposés amis" rient de lui.
C’est une exploitation pure et simple.
Un ancien coach champion de la Coupe Stanley qui s’effondre en ligne, sans que personne n’ose lui dire la vérité. Pire : les plateformes le réinvitent, le poussent à se ridiculiser encore et encore. Parce que ça clique. Parce que ça fait réagir.
Mais pour sa famille, c’est un cauchemar. Ses proches doivent regarder tout ça avec honte, malaise, colère. Voir leur père ou grand-père devenir une caricature. Un mème. Un « moment de malaise » exporté chaque semaine sur TikTok ou YouTube.
Trop, c’est trop.
Ce n’est plus drôle. Ce n’est plus divertissant. C’est du contenu toxique, où l’on voit un homme qui perd pied devant tout le Québec.
Il est temps que les plateformes, les balados, les animateurs… fassent preuve de responsabilité.
La cerise sur le sundae? La révélation de Serge Savard. L'ex-DG du CH a avoué que c’était Jacques Lemaire et non Jean Perron qui prenait les décisions importantes pour les joueurs lors de la conquête de la Coupe Stanley 1986.
Savard a tout simplement confirmé que Perron n’était qu’un figurant derrière le banc du Tricolore. Le message était clair : le dernier entraîneur à avoir gagné la Coupe Stanley à Montréal n’était même pas aux commandes.
Perron, déstabilisé, a dit n’avoir aucun souvenir d’une telle dynamique. Le malaise était brutal. Savard tout simplement arraché le peu de crédibilité qu’il restait à son ancien coach.
Jean Perron ne devrait plus être sur les ondes. Pas tant qu’il n’est pas capable de distinguer la réalité de la rumeur. Pas tant qu’il utilise des mots comme “insanité” pour parler de Demidov, ou qu’il fantasme sur des autographes placés sur des parties intimes.
Pas tant qu’il est incapable de respecter la vérité, les joueurs, et surtout lui-même.
Matheson ne va nulle part. Mais Perron, lui, continue de s’éloigner.
Et il est temps qu’on ait le courage de lui dire stop, avant que son héritage soit complètement remplacé par une seule chose :
Le souvenir amer d’un homme qu’on a laissé s’effondrer, publiquement, pour quelques clics de plus.
