Deux mauvaises nouvelles viennent de tomber presque en même temps pour Ivan Demidov.
Et à Montréal, ça commence sérieusement à alimenter l’inquiétude.
D’abord, le jeune attaquant des Canadiens de Montréal vient de voir le trophée Calder lui filer entre les doigts.
Même s’il faisait partie des trois finalistes pour le titre de recrue de l’année dans la LNH, Demidov n’a finalement pas été couronné.
C’est Matthew Schaefer qui repart avec l’honneur.

Difficile de crier au scandale.
Le défenseur des Islanders a connu une saison exceptionnelle. Il a terminé avec 59 points, seulement trois de moins que Demidov, mais il a surtout réécrit le livre des records pour un défenseur recrue en battant une marque historique pour les buts inscrits à sa première saison.
Encore plus impressionnant?
Schaefer aurait remporté le vote de façon unanime, une première depuis Teemu Selänne en 1993.
Ça donne une idée du niveau de domination qu’il a affiché.
Oui, Demidov a mené les recrues au chapitre des points avec 62.
Oui, plusieurs partisans des Canadiens rêvaient de voir Montréal produire deux gagnants consécutifs du Calder après Lane Hutson.
Mais cette défaite-là risque de faire mal surtout pour une autre raison.
Le timing.
Parce que pendant que Demidov traverse des séries compliquées avec seulement quatre passes en 11 matchs et aucun but, les critiques commencent à s’accumuler.
Et les réseaux sociaux ne sont pas tendres.
Certains vont jusqu’à réclamer le retour de Patrik Laine sur l’avantage numérique à sa place.
Oui.
On parle d’un joueur absent depuis longtemps qui reviendrait presque comme spécialiste… simplement parce que Demidov cherche toujours ses repères offensifs.
Le malaise grandit.
On le voit sur la glace.
Les tirs ratés.
Les bâtons fracassés.
Les réactions de frustration.
Le jeune homme semble jouer avec énormément de pression sur les épaules.
Et une autre question commence sérieusement à circuler.
Est-ce qu’il paie aussi un prix humain?
Depuis son arrivée au Canada en avril 2025, Demidov n’est jamais retourné vivre un été en Russie.
Jamais.
Il est resté ici.
Loin de sa famille.
Loin de son environnement.
Loin de tout ce qu’il connaissait.
Et selon plusieurs observateurs qui suivent les joueurs russes de près, ce n’est pas un hasard.
Le souvenir du dossier d’Ivan Fedotov continue de hanter le monde du hockey.
On parle d’un gardien qui devait rejoindre les Flyers de Philadelphie en 2022, avec un contrat déjà signé et un avenir tout tracé en Amérique du Nord. Puis, du jour au lendemain, tout a basculé.
Fedotov a littéralement été arrêté en pleine rue en Russie par des hommes cagoulés.
Au moment précis où il s’apprêtait à quitter le pays pour amorcer sa carrière dans la LNH.
La raison officiel est qu'il devait faire son service militaire.
Fedotov a ensuite été transféré de force dans une base militaire au nord de la Russie, dans une région isolée près du cercle polaire qui se nomme Severomorsk.
Plusieurs médias russes avaient parlé d’un endroit très éloigné, avec très peu d’accès au monde extérieur. À ce moment-là, il avait aussi été hospitalisé brièvement, certains rapports évoquant un malaise lié au stress et aux conditions de détention, alors qu'en réalité, il aurait été empoisonné.
Son avenir venait de s’écrouler en quelques heures.
Ce scénario qui continue d’inquiéter autour de Demidov et sa famille.
Et si Demidov porte vraiment ce poids depuis des mois, ça ajouterait une couche de pression immense à un joueur déjà critiqué pour ses difficultés offensives actuelles.
Depuis, plusieurs joueurs russes deviennent beaucoup plus prudents avec leurs allers-retours.
Et dans le cas de Demidov, certains pensent qu’il préfère tout simplement éviter de se retrouver dans une situation compliquée.
Ce qui soulève forcément une autre question : est-ce que ce poids-là commence à paraître?
On parle d’un joueur de 20 ans.
Un jeune homme qui vit loin de ses proches depuis plus d’un an.
Qui apprend une nouvelle culture.
Qui subit une énorme pression médiatique à Montréal.
Qui tente de performer en séries.
Et qui voit maintenant son nom associé à des critiques inhabituelles.
Même son langage corporel soulève des questions.
La frustration est visible.
Le sentiment d’urgence aussi.
À plusieurs reprises, on l’a vu casser son bâton, manquer la cible sur des lancers qu’il réussissait presque les yeux fermés pendant la saison, ou simplement avoir l’air de porter le poids du monde sur ses épaules.
Évidemment, personne ne peut affirmer avec certitude qu’il souffre du mal du pays.
Personne ne peut savoir exactement ce qu’il vit mentalement.
Mais une chose semble claire : le jeune Ivan Demidov traverse la période la plus difficile depuis son arrivée avec les Canadiens de Montréal.
Et au pire moment possible.
Le trophée Calder vient de lui échapper.
La pression des séries augmente.
Les critiques explosent.
Et pendant que tout Montréal attend sa grande explosion offensive… lui semble chercher un second souffle.
Tant au niveau sportif... que personnel...
