Patrick Roy n’a pas seulement vécu une séquence complètement folle derrière le banc. Il a littéralement explosé… avant de finalement s’en sortir.
Rouge. Rouge comme une tomate.
Sur ce but refusé pour interférence du gardien, tout le monde l’a vu.
Replay of Lee’s goal challenged for goalie interference #Isles pic.twitter.com/ZyuOZwR9pU
— Rob Taub (@RTaub_) March 23, 2026
Debout, en train de hurler vers les officiels, incapable d’accepter la décision. Une scène intense, viscérale, typique de Patrick Roy… mais qui en dit long sur la pression qu’il traîne en ce moment.
Parce que oui, sur le coup, il a perdu ses moyens.
Et pourtant… au final, il a gagné.
Victoire de 1-0 contre les Blue Jackets de Columbus. Match ultra serré. Match de séries avant les séries. Un blanchissage monumental d’Ilya Sorokin, un seul but, et deux points absolument cruciaux dans une course complètement folle.
Mais ça ne change rien à ce qu’on a vu.
Parce que cette séquence-là, ce cri-là, cette colère-là… c’était réel.
Après le match, Roy a essayé de se contenir. On sentait qu’il bouillait encore, mais qu’il marchait sur une ligne mince.
« Je peux pas vraiment parler de l’interférence… je vais être mis à l’amende. »
Mais il n’a pas pu s’empêcher d’envoyer une flèche.
« Pourquoi il était fâché, Olivier? Parce qu’il sait qu’il a poussé Anders (Lee) dans le gardien… »
#Isles HC Patrick Roy wanted no part of the goalie interference call postgame.
— Rob Taub (@RTaub_) March 23, 2026
“Why was Olivier so mad? Because he knew he pushed Anders into the net and he put the puck himself into the net. At first it hit the stick.”
🎥: @IslesMSGN pic.twitter.com/c9SO5XdgqH
Et là, il s’est freiné lui-même.
« Bon… interférence de gardien… on peut-tu changer de sujet? »
C’est ça, le nouveau Patrick Roy.
Un homme qui brûle… mais qui doit se retenir.
Un compétiteur qui veut tout dire… mais qui sait qu’il est surveillé.
Et c’est là que ça frappe encore plus fort.
Parce que même dans la victoire… il a l’air vidé.
Il a pris un coup de vieux, et ça paraît.
On parle d’un gars de 60 ans. Ce n’est pas vieux. Pas pour lui. Pas pour un gars qui a toujours été une boule d’énergie, un volcan, un leader intense.
Mais là… c’est différent.
Le visage tiré. Le teint qui monte à chaque séquence. Les réactions plus lourdes. Comme si chaque décision, chaque match, chaque détail venait le chercher plus profondément qu’avant.
C’est la pression d’une course aux séries.
C’est la fatigue émotionnelle.
C’est le poids d’une équipe qui joue sa saison à chaque match.
Et même quand il gagne… il ne respire pas.
Parce que pour Patrick Roy, gagner 1-0, ce n’est pas un soulagement. C’est juste une bataille de plus dans une guerre qui n’arrête jamais.
Et derrière tout ça, il ne faut pas oublier une chose.
Il y a un homme.
Un père. Un grand-père. Un conjoint.
Sa famille voit ça. Elle le voit vivre chaque match comme une question de vie ou de mort. Elle le voit se consumer dans cette intensité qu’il est incapable de contrôler.
Parce que Patrick Roy, ça n’a jamais été un métier.
C’est une obsession.
Et même dans la victoire… cette obsession-là continue de le ronger.
