Inquiétude à Montréal: Michael Hage refuse de s'entraîner avec les Russes

Inquiétude à Montréal: Michael Hage refuse de s'entraîner avec les Russes

David Garel
Le 2026-06-28

Michael Hage vient peut-être de vivre le week-end le plus difficile depuis son repêchage.

Depuis 48 heures, tout le discours autour du Canadien a changé.

Pendant des mois, les partisans imaginaient Ivan Demidov avec Michael Hage. On parlait du futur deuxième centre du Canadien, du joueur appelé à compléter le noyau offensif derrière Nick Suzuki.

Aujourd’hui, le narratif est complètement différent.

Depuis la sélection de Gleb Pugachyov, les réseaux sociaux débordent d’un tout autre scénario.

Le trio russe.

Ivan Demidov.

Alexander Zharovsky.

Gleb Pugachyov.

Et il faut reconnaître que le Canadien lui-même alimente cette idée.

Pugachyov a révélé que les dirigeants lui avaient parlé de ce projet avant même le repêchage et qu'ils l'avaient sélectionné pour former ce fameux trio russe.

« Je serais heureux de faire partie de ce trio de Russes avec le Canadien. »

Quelques heures plus tard, il ajoutait :

« On va tout faire pour que je puisse patiner avec Demidov et Zharovsky dès cette semaine. »

Ce n’est plus seulement une théorie de partisans.

L’organisation parle elle-même de cette chimie.

Selon moi, c’est là que Michael Hage se retrouve dans une position extrêmement délicate.

Si le Canadien commence réellement à construire une partie de son avenir autour de cette connexion russe, plusieurs partisans se demandent naturellement où Hage s’inscrit dans cette équation.

Depuis quelques jours, on voit d’ailleurs apparaître de plus en plus de scénarios où son nom est utilisé dans des propositions d’échange pour aller chercher un joueur établi.

Detroit pour Dylan Larkin.

Toronto pour Matthew Kniews.

Et même si tout le monde s'attend à ce que Nico Hischier prolonge au New Jersey, tant qu'il n'est pas signé, certains fans rêvent encore à lui.

Est-ce que cela signifie que le Canadien veut l’échanger?

Tout est possible.

Mais c’est la première fois depuis son repêchage qu’une partie importante des partisans semble prête à envisager cette possibilité.

Un autre détail retient aussi l'attention.

Michael Hage ne devrait pas participer au camp de développement cette année, lui qui y avait déjà participé après son repêchage la saison dernière. Il avait laissé une excellente impression.

Normal qu'il ne veuille pas y revenir. Mais Hage aurait pu se rendre à Montréal pour s'entraîner avec les Russes.

Le CH fait tout en son possible pour que Pugachyov obtienne son visa afin de se rendre au camp de développement à Montréal qui se déroulera du 30 juin au 2 juillet.

Zharovsky va y être. Demidov va même faire un tour. Et Hage? Aucun signe. Aucune sortie publique. Depuis qu'il a décidé de revenir dans la NCAA, il est un véritable fantôme.

À croire qu'il se sent rejeté par la clique russe. Est-ce pour cette saison qu'il refuse de s'entraîner avec eux?

La réalité est qu'il n'a aucun contact avec eux. On aurait pu penser qu'il allait former une chimie avec Hage en s'appellant au moint au téléphone. Mais il n'en est rien.

Les questions vont sont en train de surgir.

Pendant que Demidov, Zharovsky et Pugachyov pourraient partager la glace, les caméras et toute l’attention médiatique, Hage sera absent du décor.

Le Canadien devrait tout faire pour maintenir Hage au cœur du projet et rappeler publiquement l’importance qu’il conserve dans l’organisation.

En ce moment, toute la conversation tourne autour des Russes.

Et ce n’est probablement pas la situation idéale pour un jeune espoir qui était encore présenté, il y a quelques semaines à peine, comme une pièce centrale de l’avenir du Canadien.

Rarement un choix de première ronde aura autant changé le narratif autour d’un autre espoir de l’organisation en aussi peu de temps.

Et pendant que Michael Hage semble complètement absent du décor, Gleb Pugachyov, lui, n’a qu’une idée en tête : venir à Montréal le plus rapidement possible.

Il ne reste que des détails administratifs liés à son visa à régler, mais son objectif est clair : enfiler un chandail du Canadien dès cette semaine et retrouver ses chums Ivan Demidov ainsi qu’Alexander Zharovsky.

Ces trois joueurs ne sont pas de simples compatriotes. Ils se connaissent depuis des années, ils ont grandi dans les mêmes réseaux de développement en Russie, ils sont tous représentés par Dan Milstein et ils passent déjà une bonne partie de leur été ensemble.

Pugachyov l’a lui-même confirmé :

« Je les connais tous les deux. Nous étions dans différents groupes d’âge, mais nous avons joué ensemble en Russie. On demeure en contact depuis plusieurs années »

Ce n’est plus seulement une question de talent. Une véritable chimie existe déjà entre eux avant même leur arrivée dans la LNH.

Et selon moi, c’est là que la situation de Michael Hage devient intrigante.

On sait à quel point Hage aime Montréal. Son histoire familiale avec la ville est connue. Son père était un immense partisan du Canadien avant de décéder de manière tragique et Michael lui-même a souvent parlé de son attachement envers l’organisation. Pourtant, au moment où tout tourne autour de Demidov, Zharovsky et maintenant Pugachyov, il est complètement absent du portrait.

Est-ce que son retour à l’université était aussi une façon de prendre ses distances pendant une année? Est-ce qu’il sent que le projet montréalais est en train de prendre une direction différente et qu'il ne se sent pas le bienvenu?

Pourquoi refuser de venir s'entraîner à Montréal alors? La question mérite d’être posée lorsqu’on voit tout le narratif actuel graviter autour du noyau russe.

Pendant que Pugachyov fait tout pour venir à Brossard retrouver ses deux amis, Hage demeure à l’écart de cette dynamique.

Le Canadien croit toujours que Michael Hage représente une pièce majeure de son avenir, il gagnerait à le ramener davantage dans l’environnement de l’équipe.

À moins que le but est de l'envoyer à Détroit pour Dylan Larkin... ou à Dallas pour Jason Robertson...