« Il est fru. » : Élizabeth Rancourt cassée par Martin St-Louis

« Il est fru. » : Élizabeth Rancourt cassée par Martin St-Louis

Par David Garel le 2026-04-19

Pauvre Élizabeth Rancourt.

La chef d'antenne à TVA Sports n'a pas l'habitude d'être dans la salle de presse. Elle était toute excitée en prenant la parole.

Chavirée émotionnellement de pouvoir poser une question à son idole Martin St-Louis.

“On vient d’entendre Jon Cooper pas content, fâché que ses joueurs ont pris trop de pénalités en zone offensive en troisième. Sont pas contents, sont "fru".

À quel point pour vous d’aller chercher la victoire, mais en plus de les mettre dans cet état d’esprit de frustration, est-ce que c’est comme le "best case scénario" possible pour vous? ”

Sont fru???

Elle parle à Martin St-Louis comme s'il était son chum de ligue de bière.

La réponse de Martin St-Louis?

“On a aussi pris des pénalités en zone offensive. (grimace). C’est une bonne équipe. Ils vont te défier à travers une série, à travers des matchs, à travers une période, à travers un shift, sois alerte. Tu sais, tu contrôles ce que tu peux.”

Voici l'extrait vidéo malaisant au possible: (avancez la vidéo à 23:58)

Ouch.

Et ça s’arrête là. Il n'a jamais répondu à sa question et a grimacé en la regardant de haut. La pauvre a ri nerveusement... et a gardé le silence...

Malaise...

Même logique quelques secondes plus tard avec un journaliste anglophone (Arpon Basu) qui voulait le secret de St-Louis sur ses matchups face à Jon Cooper:

“Ce matin, on t’avait demandé si tu allais courir après les confrontations sur la route… on a l’impression que tu ne l’as pas vraiment fait. Est-ce que c’était les confrontations que tu voulais?”

“Je ne vais pas répondre à cette question, pour être honnête. C’est toujours un jeu du chat et de la souris… ”

Avancez la vidéo à 26:20:

Autre tentative du journaliste Guillaume Lepage sur sur le choix du trio de Nick Suzuki pour commencer le match (à 27:25 de la vidéo):

“Dans le passé, c’était souvent le trio de Josh Anderson, votre trio d’identité, qui commençait les matchs. Là, c’est le trio de Nick Suzuki qui a commencé. Est-ce que tu peux nous guider un peu dans cette décision? ”

“Non. Merci.”

Et il quitte la salle.

Trois moments. Trois portes fermées.

Dany Dubé (Cogeco), qui connaît parfaitement la réalité médiatique montréalaise et qui travaille aussi à TVA Sports avec Élizabeth Rancourt, n’a pas caché son inconfort devant la scène. Il se sentait mal pour la pauvre journaliste ridiculisée par le coach du CH.

Dubé a voulu défendre la pauvre Élizabeth :

« L’entraîneur n’a pas le privilège de la question, il a le privilège de la réponse. »

Selon lui, peu importe la qualité de la question, qu’elle soit parfaite, maladroite, trop longue ou mal formulée, le rôle de l’entraîneur (surtout à Montréal( reste le même : répondre au public à travers les médias.

« Lorsque les gens des médias posent des questions, lui, il répond au public », a ajouté un Dubé fâché.

" Dans un marché comme celui des Canadiens de Montréal, ce lien-là est fondamental. Ce n’est pas juste un échange entre un coach et un journaliste. C’est un pont direct avec les partisans. " a-t-il conclu en dénonçant le traitement envers sa collègue.

Mais il faut être honnête aussi : la question d’Élizabeth Rancourt partait dans plusieurs directions à la fois. Ce n’était pas la plus simple à attaquer, surtout dans un contexte de série où chaque mot peut être utilisé contre toi.

Surtout que la pauvre était toute agitée en posant sa question. Voulait-elle que St-Louis lui dise que son but était de rendre fou Jon Cooper?

Le coach du CH l'a pluôt envoyé promener.

Tout comme les deux autres journalistes qui voulaient de secrets de coaching.

Ce n’est pas une question de respect ou d’irrespect rendu là.

C’est une stratégie.

Et en séries, Martin St-Louis joue exactement comme son équipe : serré, fermé, et sans rien donner gratuitement.

Surtout pas à une journaliste qui utilise le mot "fru" dans une conférence de presse de la LNH.

" Ils étaient ben fru ".

Ouch...