Honte suprême pour Patrick Roy: trahi par son ancien ennemi

Honte suprême pour Patrick Roy: trahi par son ancien ennemi

Par David Garel le 2026-04-05

La fin est dure. Mais ce qui entoure Patrick Roy en ce moment, c’est encore pire.

Parce que ce n’est pas seulement un congédiement.

C’est une humiliation publique.

Une honte qui s’est installée lentement… puis qui a explosé d’un coup.

Les images parlent d’elles-mêmes. Derrière le banc des Islanders, dans ses derniers matchs, quelque chose était brisé. Les joueurs ne réagissaient plus. Les regards étaient vides. Les ajustements ne passaient plus. On voyait un entraîneur parler… et un groupe qui n’écoutait plus vraiment.

Dans la LNH, ça ne trompe jamais.

Quand un coach perd l’attention de ses joueurs, c’est terminé.

Et Patrick Roy le savait.

C’est ce qui rend la suite encore plus frappante.

Parce qu’au lieu de se protéger, au lieu de défendre son groupe, il a fait exactement le contraire. Il a ouvert la porte. Il a admis.

“J’aurais pu faire un meilleur travail.”

“J’aurais pu dire quelques trucs.”

“J’ai un travail à accomplir.”

Ce sont des phrases lourdes. Des phrases honnêtes. Trop honnêtes, même.

Dans un vestiaire fragile, dans une organisation sous pression, ce genre d’aveu devient une arme. Ça confirme ce que tout le monde soupçonne déjà. Que le message ne passe plus. Que le coach doute. Que le lien est rompu.

Et à ce moment précis, il venait de se condamner.

Parce que deux jours plus tard, il était congédié.

Le timing est cruel, mais il n’est pas surprenant.

Quatre défaites en ligne.

Une équipe incapable de tirer au filet pendant plus de 13 minutes en première période.

Un match de 16 tirs seulement le lendemain.

Et surtout, une impression persistante que le gardien, Ilya Sorokin, était laissé à lui-même.

La direction parlait de structure défensive inexistante. De chaos. D’un groupe désorganisé.

Et dans ce contexte, il fallait un responsable.

Ce fut Patrick Roy.

Mais derrière cette décision, il y a encore plus troublant.

Le nom de Lou Lamoriello revient.

Même s’il n’est plus directeur général, il est encore là. Conseiller spécial. Présent dans l’ombre. Et selon plusieurs proches du dossier, il n’était plus un allié de Roy depuis un bon moment.

C’est lui qui l’avait amené.

Mais ce n’est pas lui qui l’a sauvé.

Au contraire.

Dans les coulisses, certains croient qu’il a laissé faire. Qu’il n’a pas défendu son ancien entraîneur qui était devenu son ennemi. Qu’il a peut-être même facilité la décision.

Et dans une organisation comme celle des Islanders, ça change tout.

Parce que quand tu perds ton vestiaire… et que tu perds en plus ton appui en haut…

Il ne reste plus rien.

Ajoute à ça un autre élément.

Mathieu Darche n’avait jamais vraiment choisi Roy.

Il l’a toléré.

Il l’a évalué.

Et au premier vrai doute, il a agi.

Surtout avec la possibilité d’amener un entraîneur comme Peter DeBoer, un profil complètement différent, plus stable, plus structuré, plus en phase avec ce que la direction voulait construire à long terme.

Alors oui, Roy a perdu sa chambre.

Oui, il a perdu son équipe.

Mais il a aussi perdu le jeu politique autour de lui.

Et c’est souvent ça, la vraie différence.

Ce qui rend cette histoire encore plus difficile, c’est l’image finale.

Un homme qui reconnaît ses erreurs.

Un compétiteur qui se remet en question.

Mais dans cette ligue-là, ça ne te sauve pas.

Au contraire.

Ça accélère la chute.

Et aujourd’hui, Patrick Roy se retrouve au centre d’un constat brutal.

Quand tu perds ton vestiaire, quand tu perds ta direction… et quand tu commences à douter publiquement…

La suite est inévitable.

Et la honte, elle, reste.