C’est une vraie gifle. Un affront public Une honte sportive.
Et elle porte un nom : Antti Pennanen.
En laissant Oliver Kapanen de côté pour le match d’ouverture contre la Slovaquie, le sélectionneur finlandais n’a pas seulement pris une décision conservatrice, il a saboté son propre alignement.
Résultat : défaite de 4-1, frustration généralisée… et un vestiaire déjà sous tension.
On parle quand même d’un joueur qui a 18 buts en 57 matchs dans la LNH, co-meilleur buteur recrue du circuit, et l’un des meilleurs marqueurs finlandais en Amérique du Nord cette saison. Et pourtant, Pennanen l’a envoyé dans les gradins.
Pas rétrogradé au quatrième trio.
Pas déplacé à l’aile.
Carrément sorti de l’alignement.
Pendant ce temps-là, la Finlande s’est fait surprendre par une équipe tellement plus faible sur papier. La Slovaquie a joué avec énergie, avec conviction… pendant que la Finlande cherchait désespérément de l’offensive... et de la défensive.
Et Kapanen regardait ça du haut de la passerelle alors qu'il est l'un des attaquants les plus complets de son équipe.
Parions qu'il n'aurait pas fait l'erreur menant au premier but de Juraj Slafkovsky:
C’est encore plus absurde quand on regarde les autres buts des Slovaques.
Sur le 2e but de Slafkovsky, il n'aurait pas voilé la vue de son gardien de cette façon:
Kapanen est le seul centre droitier naturel de la formation finlandaise.
Lui et Joel Armia sont les deux seuls attaquants droitiers du groupe.
Deux.
Et Pennanen décide de garder Armia, un joueur de quatrième trio, utile défensivement, mais absolument pas un game breaker, pendant qu’il laisse son meilleur jeune buteur sur le banc.
Kaapo Kakko et Erik Haula, tous deux utilisés devant Kapanen? Une joke.
C’est là que ça devient ridicule.
Pennanen assume pleinement son choix. Il l’a dit : il veut miser sur l’expérience. Sur la maturité. Sur la sécurité. Quitte à sacrifier du punch offensif.
Mais à ce niveau-là, ce n’est plus de la prudence.
C’est de la peur.
Oui, Kapanen avait quatre points à ses treize derniers matchs dans la LNH.
Oui, il est recrue.
Oui, il n’a pas l’historique international de certains vétérans.
Mais est-ce vraiment suffisant pour tasser un gars de 18 buts dans la meilleure ligue au monde?
Même les médias finlandais n’en reviennent pas. On parle ouvertement d’un choix ultra conservateur, d’un manque d’audace flagrant, et d’un message catastrophique envoyé à un jeune joueur qui fait exactement ce qu’on lui demande depuis octobre.
Et pendant ce temps-là, la Slovaquie célèbre.
Quelle honte.
Parce que ce n’est pas juste un mauvais alignement.
C’est une décision qui humilie un joueur publiquement.
C’est une décision qui affaiblit ton équipe.
C’est une décision qui expose ton manque de vision.
Et à Montréal, cette histoire tombe comme une bombe.
On débat déjà du statut de Kapanen comme possible deuxième centre du Canadiens de Montréal. On se demande s’il profite d’Ivan Demidov et de Juraj Slafkovský. Le CH continue de sonder le marché pour un centre top-6. Le dossier Tocheck chauffe à New York.
Et voilà que son propre pays envoie un signal sans pitié, presque méprisant.
D’un côté, Montréal hésite. De l'autre, ton pays t'écarte.
Ça fait mal.
Et le pire dans tout ça?
Oliver Kapanen fait exactement ce qu’on lui demande depuis le début de la saison.
Il marque.
Il joue responsable.
Il accepte son rôle.
Il progresse.
Et malgré tout ça, il regarde les autres jouer un match olympique pendant qu’on parle “d’expérience”.
Aujourd’hui, ce n’est pas Kapanen qui devrait avoir honte.
C’est le coach.
Parce qu’en une décision, Antti Pennanen vient d’allumer un incendie en Finlande… et de relancer un débat majeur à Montréal.
Ce dossier-là ne disparaîtra pas demain.
Il vient d’exploser dans deux marchés à la fois.
