Scandale à Laval.
Un coach perd la tête et détruit le vestiaire comme un enragé.
Battus 5-3 par les Pétroliers, meneurs du classement, les Éperviers de Sorel-Tracy, champions en titre de la LNAH ont non seulement encaissé un revers difficile au classement, mais ont surtout offert au public un spectacle indigne… loin de la glace.
Car pendant que Laval célébrait un fait rarissime, un but marqué par son gardien Carmine-Anthony Pagliarulo dans un filet désert, c’est plutôt la crise incontrôlable de Christian Deschênes qui retenait toute l’attention.
Une crise filmée. Une crise documentée. Une crise qui circule déjà massivement et qui soulève une seule question : comment un entraîneur champion peut-il perdre ainsi toute notion de contrôle et de leadership?
Voici les extraits vidéos qui donnent froids dans le dos, merci à la page facebook Hockey Senior Sans Tabou, qui a diffusé la scène honteuse (cliquez sur le lien suivant):
Faut vraiment pas avoir de classe:
Sur la glace, pourtant, les Éperviers n’ont pas livré un mauvais match. Au contraire. Après un premier engagement sans but malgré une bonne intensité, Sorel-Tracy est revenu avec aplomb en deuxième période.
Shawn Boudrias a nivelé la marque tôt, Mathieu Brodeur a donné l’avance en avantage numérique, et pendant quelques minutes, les champions en titre avaient le match bien en main.
Mais Laval a frappé fort, rapidement, et sans pitié. Trois buts consécutifs, dont deux en supériorité numérique, ont complètement renversé le momentum. Malgré un but rapide d’André Bouvet-Morissette au début du troisième tiers pour ramener l’écart à un seul filet, la fin du match a tourné à la controverse.
À 19:12, alors que les Éperviers avaient retiré leur gardien, Pagliarulo a marqué dans un filet désert, un exploit extrêmement rare pour un gardien de but.
Une séquence toutefois contestée du côté sorelois, alors qu’une infraction évidente (bâton retenu). sur Shawn Boudrias n’a jamais été appelée. Fin du match. Fin de l’espoir. Et surtout, début du scandale.
C’est après le dernier coup de sifflet que tout a dérapé. Selon plusieurs témoins présents sur place, et comme le démontrent clairement les vidéos que nous publions, Christian Deschênes a complètement perdu les pédales dans le vestiaire des Éperviers.
Cris. Jurons. Objets lancés. Vestiaire endommagé. Une scène de chaos qui dépasse largement la frustration normale d’un entraîneur après une défaite serrée.
Ce n’est plus de la passion. Ce n’est plus de l’émotion brute. C’est une perte totale de contrôle.
Et ce qui choque encore davantage, c’est le contexte. Sorel-Tracy est avant-dernier au classement, un an à peine après avoir soulevé la coupe.
Une chute brutale, inexpliquée, qui alimente depuis des semaines la grogne des partisans. Sur la page officielle de l’équipe comme sur les pages de partisans, les appels au congédiement de Deschênes se multiplient depuis longtemps déjà. Laval n’a fait qu’allumer l’allumette dans une pièce déjà remplie de gaz.
En détruisant son vestiaire, Deschênes n’a pas seulement exprimé sa colère : il a envoyé un message catastrophique à ses joueurs.
Comment demander du calme, de la discipline et de la résilience quand le leader lui-même implose? Comment espérer redresser une saison quand l’environnement devient toxique jusque derrière les portes fermées?
Et pendant que l’entraîneur pète une coche, ce sont les joueurs qui écopent. Symboliquement, même pas de bières après une “crisse de belle game”, comme plusieurs l’ont fait remarquer avec amertume.
Tout est là. Une équipe qui se bat, qui travaille, mais qui évolue sous une pression malsaine, imposée par un banc qui a perdu sa boussole.
La réalité est cinglante, mais elle s’impose d’elle-même : Christian Deschênes est aujourd’hui plus un problème qu’une solution pour les Éperviers de Sorel-Tracy. Le titre de l’an dernier ne protège plus personne. Le crédit est épuisé. Et chaque nouvelle sortie publique, chaque crise filmée, chaque débordement enlève un peu plus de légitimité à son autorité.
Dans une ligue où l’image compte, où les organisations luttent pour leur crédibilité, ce genre de dérapage ne passe pas inaperçu. Ni pour les dirigeants. Ni pour les partisans. Ni pour les joueurs eux-mêmes.
Les vidéos parlent d’elles-mêmes. Et elles racontent une histoire inquiétante : celle d’un entraîneur qui n’a plus le contrôle de son vestiaire, ni de ses émotions, ni de la direction que prend son équipe.
La honte...
