Honte publique à Brossard: Patrik Laine envoyé comme défenseur

Honte publique à Brossard: Patrik Laine envoyé comme défenseur

Par David Garel le 2026-02-24

À Brossard, ce matin, le message était clair comme de l'eau de roche.

Pas besoin de communiqué officiel. Pas besoin de déclaration frontale. Les trios parlaient d’eux-mêmes.

Le retour à l’entraînement du Canadiens de Montréal, à la veille du match contre les Islanders de New York, a surtout servi à confirmer une chose : Patrik Laine est toujours en punition.

Comme si le message n’était pas déjà assez clair, Martin St-Louis est allé encore plus loin à l’entraînement : Laine a été utilisé comme défenseur pendant certains exercices.

Un ailier de 8,7 millions, ancien marqueur d’élite, placé à la ligne bleue dans des drills, pendant que d’autres prennent ses minutes à l’aile. Imaginez la scène. Imaginez la honte.

Ce n’est plus de la gestion d’effectif, c’est une mise à l’écart publique. Une démonstration de pouvoir. Laine n’est plus traité comme un joueur offensif… il est traité comme un corps en trop. Et quand ton entraîneur t’utilise comme bouche-trou à la défense, le message est brutal : tu ne fais plus partie du projet.

Pendant ce temps, ni Juraj Slafkovský ni Nick Suzuki n’étaient présents.

On nous expliquera que les deux reviennent des Jeux olympiques. Qu’on veut leur donner une journée de récupération. Très bien.

Sauf qu’Oliver Kapanen, lui, était là.

Et c’est là que le discours commence déjà à craquer.

Kapanen aussi arrive du tournoi olympique. La différence? Il a à peine joué. Slafkovský, lui, a été surutilisé, traîné à bout de bras par son équipe nationale, vidé physiquement et mentalement. On comprend pourquoi on le ménage.

Suzuki aussi.

Mais pendant qu’on protège les piliers… on enterre Laine.

Parce que oui, malgré l’absence temporaire de deux joueurs clés, Patrik Laine ne monte toujours pas dans la hiérarchie.

Il demeure coincé dans une rotation avec Zachary Bolduc sur un troisième trio bricolé, pendant que Brendan Gallagher garde sa chaise bien au chaud sur la quatrième unité avec Phil Danault et Josh Anderson.

Même scénario. Même message.

Martin St-Louis ne veut pas l’habiller.

Point.

On le voit depuis des semaines. On le sent depuis des mois. La relation est morte. Il n’y a plus de communication réelle entre l’entraîneur et son joueur. Laine est là physiquement, mais il est déjà parti mentalement.

Ce matin encore, il patinait seul par moments. Isolé. Dans sa bulle. Très peu d’échanges avec le personnel. Aucun signe de rapprochement.

Et pendant ce temps, le club prépare clairement le terrain pour jeudi sans lui.

Alex Newhook patine mieux, ça se voit, il a l’air confortable dans ses déplacements, mais il n’est clairement pas encore à 100 %.

Personne à l’interne ne s’attend à le voir en uniforme contre New York demain. Mais la cheville tient, l’explosivité et les appuis aussi.

Dès que Newhook sera prêt, sa place dans l’alignement est déjà réservée.

Mais les trois extras pour jeudi?

Tout pointe vers Newhook, Veleno… et Laine.

Le Finlandais est encore raité comme un surplus.

Pas comme un joueur blessé.

Pas comme un vétéran qu’on essaie de relancer.

Comme un contrat qu’on veut faire disparaître.

C’est exactement ça, la réalité.

Martin St-Louis persiste et signe. Même avec des trous dans son alignement, même avec des combinaisons temporaires, il refuse toujours de redonner une vraie chance à Laine.

Ce n’est plus une question de système.

Ce n’est plus une question d’effort.

Ce n’est même plus une question de hockey.

C’est une décision organisationnelle.

On attend la transaction.

Tout le monde le sait dans le vestiaire. Tout le monde le voit sur la glace. Kent Hughes travaille en coulisses, pendant que St-Louis garde Laine dans un no man’s land, entre deux chaises, sans rôle clair, sans avenir clair.

Le message est brutal.

Patrik Laine ne fait plus partie du plan.

On peut parler de gestion des Olympiques. On peut parler de fatigue. On peut parler de prudence médicale.

Mais quand un entraîneur préfère bricoler ses trios plutôt que d’insérer un joueur de 8,7 millions déjà prêt à jouer, ça ne laisse plus place à l’interprétation.

Laine est puni.

Et on ne veut pas qu’il se blesse avant d’être échangé.

Voilà la vérité.

Jeudi contre les Islanders, sauf surprise majeure, le Canadien va amorcer son match sans lui.

Encore.

Pas parce qu’il n’est pas capable.

Parce qu’on attend la fin du dossier.

À Brossard ce matin, tout était là, sous nos yeux.

Ce n’était pas un entraînement normal.

C’était une salle d’attente.