Ce n’est plus un choix ponctuel.
C’est une décision répétée.
Pour une troisième fois consécutive, l’entraîneur-chef Antti Pennanen n’utilise pas Oliver Kapanen.
Pire encore, selon Elliotte Friedman, il ne sera même pas habillé pour le prochain match de la Finlande.
Pas sur le banc.
Pas en rotation.
Pas en option d’urgence.
Carrément exclu.
On parle d’un joueur de 22 ans qui affiche 57 matchs, 18 buts, 13 passes dans la LNH cette saison.
Dix-huit buts.
À égalité avec Beckett Sennecke pour le plus grand nombre de buts par une recrue cette année.
Ce n’est pas marginal.
Ce n’est pas secondaire.
C’est un marqueur élite chez les recrues.
À Montréal, Oliver Kapanen est devenu une pièce importante plus vite que prévu.
Personne ne s’attendait à une telle explosion offensive.
Il a gagné sa place.
Il a gagné la confiance du vestiaire.
Il est utilisé dans des moments clés.
Et sur la scène olympique?
Il regarde.
Pendant ce temps, d’autres nations font exactement l’inverse.
Le Canada mise sur Macklin Celebrini.
Jeune.
Audacieux.
Talent brut.
On lui donne des responsabilités.
On accepte les erreurs.
Résultat? Il propulse son équipe vers le haut.
La Slovaquie?
Même logique avec Juraj Slafkovsky.
Utilisé pleinement.
Confiance totale.
Il domine le tournoi.
Il est devenu un véritable problème pour les autres nations.
Sa présence change l’équilibre d’un match.
Les grandes puissances embrassent leur jeunesse.
La Finlande, elle, s’accroche à ses habitudes.
Old school.
Conservatrice.
Rigide.
On explique que la Finlande n’utilise pas son 13e attaquant.
Tradition. Structure. Discipline. Peut-être.
Mais quand ton 13e attaquant est l’un de tes meilleurs buteurs professionnels, quand il produit dans la LNH, quand il est le seul centre droitier naturel de ton alignement, ce n’est plus une tradition.
C’est un entêtement.
Même lorsque Anton Lundell est malade — et rappelons que Kapanen est son colocataire — la porte ne s’ouvre pas.
Lundell ne joue pas.
Une place naturelle apparaît au centre.
Et Kapanen?
Toujours pas.
Troisième exclusion consécutive.
C’est plus qu’un message.
C’est une humiliation publique.
On parle d’un joueur qui pourrait injecter vitesse, créativité, imprévisibilité.
Un profil moderne dans un tournoi où l’intensité et la rapidité font la différence.
La Finlande choisit la prudence.
Mais le hockey moderne ne récompense plus la peur.
Ce qui rend la situation encore plus troublante, c’est le contraste.
Pendant que les jeunes Canadiens et Slovaques portent leurs nations sur leurs épaules, la Finlande laisse son jeune marqueur de 18 buts regarder la glace depuis les gradins.
C’est une honte nationale.
Pas parce que la Finlande perd.
Mais parce qu’elle refuse d’évoluer.
Oliver Kapanen n’a rien fait pour mériter ça.
Il a produit.
Il a prouvé.
Il a répondu.
Et pourtant, son pays lui tourne le dos.
À force de vouloir rester fidèle à un modèle du passé, la Finlande risque de freiner son propre avenir.
Et dans cette histoire, le talent gaspillé a un nom.
Reste maintenant à voir le résultat du prochain match…
Parce que si la Finlande trébuche encore, cette décision pourrait hanter Antti Pennanen bien plus longtemps que ce tournoi.
À suivre...
