Il s’en est fallu de quelques centimètres. D’un tir dévié de manière incroyable par Nick Suzuki.
This moment 🙌🇨🇦 pic.twitter.com/DNWB2SUq6H
— CBC Olympics (@CBCOlympics) February 18, 2026
D’un revers de toute beauté de Mitch Marner en prolongation.
Relive the iconic goal from all the angles🤩 pic.twitter.com/AwVQIxcnpH
— CBC Olympics (@CBCOlympics) February 18, 2026
Sans ça, on parlerait aujourd’hui de la plus grande controverse de l’histoire du hockey olympique canadien.
Quand Ondrej Palat a donné les devants 3-2 à la Tchéquie en troisième période, le Canada était au bord du précipice. L’élimination hâtive. L’humiliation. Le choc planétaire.
Mais très rapidement, les ralentis ont fait exploser les réseaux sociaux : la Tchéquie semblait évoluer avec six patineurs, certains parlent même de sept, voire huit selon des angles diffusés par CBS durant la séquence qui a mené au but.
There were EIGHT (!!!) Czech players on the ice when they score the go-ahead goal in the third period vs. Canada 😳 pic.twitter.com/RNglz2kIYK
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Du tir bloqué en zone tchèque jusqu’à la descente à trois contre deux, les captures d’écran se sont multipliées. Des analystes ont encerclé des joueurs à l’écran. Des comptes spécialisés ont publié des schémas. Et en quelques minutes, le feu a pris.
Et comme si la controverse n’était pas déjà assez ridicule, voilà que l’entraîneur-chef tchèque Radim Rulík a ajouté une couche d’absurde après la rencontre.
Avec un sérieux grotesque, il a osé lancer que son équipe avait « pratiquement joué contre six joueurs aujourd’hui et que les arbitres avaient peur de donner des pénalités au Canada».
« Les arbitres m’inquiètent vraiment. Ce qu’ils permettent contre nous est inacceptable. Après chaque match, on leur envoie deux ou trois clips où ils nous confirment que l’adversaire aurait dû être pénalisé. Je ne comprends pas. Je ne comprends vraiment pas. J’ai l’impression que tout le monde a peur de siffler quoi que ce soit contre le Canada. On jouait pratiquement contre six joueurs.
Je ne veux pas chercher d’excuses et personne n’est obligé d’être d’accord avec moi, mais la vidéo me donne raison. À ce niveau-là, ce n’est pas un tournoi équitable. Ça nous arrivait déjà contre le Danemark. Le mélange d’arbitres de la LNH et d’arbitres européens n’a pas fonctionné. Tout le monde arbitre différemment.
Je regarde deux matchs de la LNH en reprise chaque jour. Le jeu que Nikas a fait aujourd’hui quand son bâton est accroché sur l’échappée, c’est toujours une pénalité dans la LNH, mais soudainement, ici, ça ne l’est plus. J’en suis vraiment désolé. Ce gars-là mérite une performance de haut niveau de la part des arbitres.
Après coup, ils admettent toujours qu’on avait raison, mais rien ne change jamais. On aurait dû avoir des jeux de puissance contre le Canada, mais ils avaient peur que Pasta ou Nikas marquent encore en avantage numérique. Et si Gudas est pénalisé, alors Doughty aurait aussi dû écoper de deux minutes pour sa mise en échec sur Pasta. »
Czech HC, Radim Rulik speaks on the officiating in Team Czechia’s quarterfinal loss against Team Canada 👀#MilanoCortina2026
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(via: @RonoAnalyst) pic.twitter.com/CV7IZBR418
Sérieusement? On parle du même match où son équipe a littéralement marqué un but en trois patineurs de trop et où les officiels ont commis ce qui aurait pu devenir la pire erreur arbitrale de l’histoire du hockey olympique.
« On a pratiquement joué contre 6 joueurs aujourd'hui », affirme Radim Rulík, entraîneur-chef de la Tchéquie. 😬#MilanoCortina2026 pic.twitter.com/ic6OG98msk
— RDS (@RDSca) February 18, 2026
Et malgré tout ça, la Tchéquie n’a pas gagné. Au lieu d’assumer, Rulík choisit la posture du mauvais perdant, comme si le Canada avait été avantagé.
C’est le monde à l’envers. Quand tu bénéficies d’un cadeau pareil et que tu échappes le match quand même, tu te tais. Tu ne cries pas à l’injustice.
Ce genre de déclaration nourrit exactement ce climat toxique où certains veulent faire passer le Canada pour le grand méchant du tournoi, alors que la réalité est simple : si quelqu’un a été lésé mercredi, ce sont les Canadiens, pas les Tchèques.
Si le Canada avait perdu ce match, on ne parlerait pas d’un simple oubli. On parlerait d’un scandale international.
Même les joueurs n’ont pas totalement réussi à masquer leur incrédulité. Nathan MacKinnon, fidèle à lui-même, n’a pas fait de détour : « Tout le monde l’a vu… sauf les arbitres. » Une phrase courte, mais tellement cinglante.
Le reste du vestiaire a préféré esquiver. Jon Cooper a souri, puis quitté le point de presse. Pas un mot. Pas une goutte d’huile sur le feu de la controverse. Parce qu’il savait très bien ce qui aurait suivi si le résultat avait été différent.
Car soyons honnêtes : le discours était déjà prêt.
Sur X, sur Instagram, dans certaines tribunes européennes, le ton était clair. « Le Canada est protégé d’habitude, mais cette fois ils se font avoir. »
« L’arrogance canadienne punie. »
« Karma pour avoir quitté le village olympique. »
« Voilà ce qui arrive quand tu te prends pour les rois du hockey. »
La théorie du complot a même pointé le bout de son nez : le Canada dérange. Le Canada domine. Le Canada impose son aura. Et certains adoreraient voir le géant tomber.
Est-ce que le départ du village olympique a créé une perception négative? Est-ce que la présence controversée de Tom Wilson alimente une image de méchant? Est-ce que l’attitude assumée du Canada, qui parle ouvertement d’or ou rien, finit par fatiguer?
Peut-être.
Mais ce qui est certain, c’est que si le Canada avait été éliminé sur un but marqué avec un joueur en trop, voire deux selon certains angles, l’explosion aurait été monumentale.
On aurait parlé d’un vol.
D’un sabotage.
D’une tache indélébile sur le tournoi.
La controverse aurait duré des années.
Au lieu de ça?
Le capitaine du Canadien de Montréal, Nick Suzuki, a fait taire le vacarme en déviant le tir égalisateur. Puis Mitch Marner a scellé le tout en prolongation d’un revers parfait dans la lucarne.
Et soudainement, la controverse est devenue un “presque”.
Un “et si”.
Mais le malaise demeure.
Parce que tout le monde l’a vu. Les captures existent. Les angles circulent. Et même si le Canada a survécu, la question flotte toujours : comment une telle séquence peut-elle passer inaperçue à ce niveau?
Dans un tournoi où chaque détail est scruté, où chaque ligne est disséquée, où chaque décision est amplifiée, cette séquence aurait pu faire exploser la crédibilité du tournoi.
Le Canada a évité la catastrophe sportive.
Le hockey olympique, lui, a évité une crise historique.
Et pendant que certains grincent encore des dents en murmurant que « le Canada est détesté à l’international », une chose est certaine : si le résultat avait été différent, le monde du hockey serait en flammes ce matin.
