C’est devenu franchement malsain.
Depuis l’annonce de la blessure de Sidney Crosby, un autre cirque parallèle s’est installé à Milan, loin de la glace, loin du hockey.
Les paparazzis ont maintenant déplacé leur attention vers sa conjointe, Kathy Leutner.
Surtout depuis qu'elle a publié une selfie dans l'aréna... ce qui n'arrive jamais:
Et ça dépasse les bornes.
Elle est en Italie pour soutenir l’homme avec qui elle partage sa vie depuis près de vingt ans. Pas pour devenir un personnage public.
Pas pour alimenter les réseaux sociaux. Pas pour offrir des sourires aux objectifs pendant que son partenaire vit l’un des moments les plus difficiles de sa carrière internationale.
Kathy Leutner a toujours été l’exact opposé du spectacle.
Pas d’Instagram tapageur.
Pas de mises en scène.
Pas de photos calculées.
Pas de botox ou de lèvres gonflés aux "fillers".
Elle est mannequin professionnel. Elle a été repérée très jeune alors qu’elle magasinait avec sa mère, ce qui l’a menée vers une carrière dans le mannequinat : campagnes commerciales, couvertures de magazines et même une participation au concours Sports Illustrated Model Search.
Avant ça, elle était surtout sportive: elle jouait au lacrosse et a étudié à l’université avec une bourse partielle.
Mais le plus important dans son histoire, ce n’est pas sa carrière.
C’est leur façon de vivre leur relation.
Elle apparaît seulement lors de moments majeurs (Jeux olympiques, 1000e match de Crosby, quelques événements d’équipe), puis disparaît aussitôt. Pas de “branding”. Pas de contenu. Pas de lifestyle public.
C’est une relation ultra privée, assumée comme telle.
Crosby l’a déjà expliqué lui-même : il protège farouchement ce qui est hors-glace. Pour lui, garder une partie de sa vie à l’abri du public fait partie de son équilibre mental. Kathy Leutner partage exactement cette philosophie.
Elle ne cherche pas l’attention.
Elle ne parle pas aux médias.
Elle ne joue pas à l’influenceuse.
Elle est simplement là pour lui.
Et c’est précisément pour ça que la situation actuelle est dérangeante.
Avec la blessure de Crosby, les paparazzis se sont mis à la suivre à Milan, à tenter d’obtenir des clichés, à traquer ses déplacements avec les autres conjointes de joueurs.
Pour une femme qui a passé 15 et plus ans à rester volontairement dans l’ombre, c’est brutal.
Elle n’est pas une personnalité publique.
Elle n’est pas une porte-parole.
Elle n’est pas un personnage médiatique.
C’est la conjointe d’un athlète blessé, point.
Et il y a une raison très claire pourquoi ils ont toujours gardé leur vie privée verrouillée.
Ce serait bien que tout le monde s’en souvienne.
Quand elle apparaît sur une photo, c'est sur la photo de la femme d'un autre joueur. Comme celle d'Erik Karlsson à Noël:
Crosby et elle ont bâti leur relation dans la discrétion la plus totale, volontairement. Très peu d’apparitions publiques. Presque aucune déclaration. Une vie privée gardée sous clé, comme Crosby l’a toujours fait avec tout ce qui ne touche pas directement au hockey.
On la voit seulement dans les partys des femmes des joueurs des Penguins:
Ou quand elle va au ski avec les "WAGS"... (les femmes des joueurs)
Et c’est précisément pour ça que ça fonctionne.
Mais depuis que Crosby est tombé au combat, on la suit dans les rues de Milan, on tente d’arracher des selfies, on traque ses déplacements autour de l’aréna, on scrute chaque sortie avec d’autres conjointes de joueurs comme s’il fallait absolument produire une image, un moment, une réaction.
Comme si elle devait quelque chose à qui que ce soit.
La réalité, c’est qu’elle vit exactement la même chose que lui, l’inquiétude, la frustration, l’impuissance — sauf qu’elle n’a pas de bâton dans les mains pour évacuer ça sur la glace. Elle est là, en coulisses, à encaisser.
Et maintenant, elle doit composer avec des caméras braquées sur elle.
C’est lourd.
C’est intrusif.
Et c’est profondément déplacé.
On parle d’une femme qui, pendant toutes ces années, n’est apparue que lors des moments vraiment importants : un match historique, une cérémonie, un rare passage olympique. Pas pour attirer l’attention, mais pour être présente. Point final.
Elle n’a jamais cherché la lumière.
Elle accompagne simplement Crosby dans l’ombre.
Alors oui, elle est à Milan. Oui, elle est là pour lui. Oui, elle traverse ce moment difficile avec lui.
Mais ça ne donne pas carte blanche aux photographes pour transformer sa douleur en contenu.
Il y a une raison pour laquelle Sidney Crosby protège farouchement sa vie personnelle.
Il y a une raison pour laquelle Kathy Leutner reste loin du bruit.
Et ce serait peut-être le temps que tout le monde respecte ça.
Parce qu’au final, derrière la légende, derrière le capitaine, derrière la médaille d’or ou la blessure, il y a deux humains qui essaient simplement de vivre ça ensemble, loin des flashes.
Les paparazzis devraient reculer.
Et la laisser tranquille.
