Le masque est tombé à Détroit.
Dans une défaite qui fait extrêmement mal, 3-1 contre les Red Wings de Detroit, dans un match qui avait des allures de série, on a vu quelque chose de rarissime : Martin St-Louis perdre complètement son calme.
Pas un petit froncement de sourcils. Pas un message codé. Non. Une vraie coche. Visible. Assumée. Devant tout le monde.
Et la cible? Alex Newhook. Il l'a engurlandé comme s'il était un moins que rien. La séquence vidéo donne froid dans le dos:
Habs coach Marty St. Louis was not happy with Alex Newhook after the Wings tied the game pic.twitter.com/d5E63cCa9v
— /r/Habs (@HabsOnReddit) March 20, 2026
Après une séquence complètement ratée, une lecture douteuse, un revirement un manque d’engagement défensif qui mène directement au but égalisateur, Martin St-Louis explose.
The Red Wings get traffic in front and get a bounce to make it a 1-1 game! pic.twitter.com/X5mmKLuqBu
— TSN (@TSN_Sports) March 20, 2026
Sur le banc, c’est clair, c’est net. Le regard, les gestes, le ton : ça ne passe plus. Le message est envoyé. Brutalement.
Parce que la vérité, c’est que ce n’est plus une erreur isolée. C’est une accumulation.
Et pendant que Newhook se fait ramasser, Mike Matheson vient carrément achever le Canadien de Montréal avec un revirement inacceptable en fin de match. Le défenseur cafouille. Il se retrouve sur le derrière... la honte...
MIKE MATHESON GIVES IT AWAY AND ALEX DEBRINCAT SCORES LATE TO TAKE THE LEAD 👀🤯 pic.twitter.com/Afy0HCvSET
— TSN (@TSN_Sports) March 20, 2026
Une décision inexplicable. Une rondelle donnée. Une game jetée. Résultat : le but gagnant des Red Wings. Fin du match. Fin du momentum. Peut-être le début de la fin pour la saison.
Matheson, avec son nouveau contrat de 6 millions par année pour six ans, est censé être un pilier. Il est en train de devenir une source d’angoisse. Une machine à erreurs dans les moments critiques. Et à ce temps-ci de l’année, ce genre de séquence, ça ne pardonne pas.
Surtout pas dans cette course complètement folle dans l’Est.
Pendant que le Canadien s’effondre, les Bruins de Boston gagnent. Les Blue Jackets de Columbus gagnent. Detroit gagne. Tout le monde avance… sauf Montréal.
Et là, la réalité frappe de plein fouet.
Les Red Wings rejoignent le Canadien au classement, avec un match de plus de joué. Columbus est à un seul point. Boston égale le Canadien, mais avec deux matchs de plus de joués.. En quelques heures, le portrait complet change. Le Canadien de Montréal est littéralement à un point de sortir du portrait des séries.
Une catastrophe.
Et pour la première fois depuis longtemps, on sent que Martin St-Louis est en train de perdre patience. Lui qui prêchait le calme, le processus, l’apprentissage… vient de craquer publiquement. Ce n’est pas anodin. Ce n’est pas rien.
Parce que quand un coach comme St-Louis, qui protège toujours ses joueurs, qui refuse de les exposer, décide de laisser paraître une telle frustration… ça veut dire que le message ne passe plus.
Ou pire.
Que les erreurs se répètent malgré tout.
Et c’est là que le lien avec les critiques devient impossible à ignorer.
Chris Pronger l’a dit. Brian Gionta l’a dit. Tout le monde le voit : cette équipe est soft défensivement. Incapable de fermer un match. Incapable de gagner les batailles clés. Incapable de protéger son territoire quand ça compte vraiment.
Et ce soir, tout a explosé au grand jour.
Un manque d’engagement. Une erreur mentale. Un revirement catastrophique. Et un entraîneur qui, pour une des rares fois de sa carrière derrière le banc, n’a pas été capable de contenir sa frustration.
C’est plus qu’une défaite.
C’est un signal d’alarme.
Le Canadien de Montréal est en train de glisser au pire moment de la saison. Et soudainement, la question n’est plus théorique.
Elle est urgente.
Est-ce que cette équipe est réellement bâtie pour survivre à la pression?
Parce que présentement, tout indique que non. Ça sent le choke... et l'exlusion des séries...
Pendant ce temps, honte à Martin St-Louis.
Voir un entraîneur-chef perdre ainsi le contrôle et cibler publiquement Alex Newhook après une erreur, c’est inacceptable, point final.
Oui, Newhook s’est trompé. Oui, Mike Matheson a commis un revirement impardonnable. Mais un coach ne jette pas un joueur sous l’autobus de cette façon, surtout à ce moment critique de la saison.
Martin St-Louis a été joueur. Il sait mieux que quiconque ce que ça représente de vivre une erreur en pleine course aux séries, sous pression, sous les projecteurs.
Il devrait être le premier à protéger ses gars, pas à les exposer. Ce genre de sortie, ce n’est pas du leadership, c’est une perte de contrôle.
Et dans un vestiaire fragile, ça peut faire beaucoup plus de dégâts qu’une simple erreur sur la glace.
