De graves accusations viennent d'être déposées à l'endroit de Kirby Dach.
Des accusations tenus en ondes, par des intervenants crédibles, dans l’écosystème médiatique officiel du Canadien de Montréal, et ça change complètement la lecture du dossier.
Louis Morissette, recevait Alain Crête à RDS, et ce dernier n’a pas tourné autour du pot. Il a décrit un joueur à l’attitude problématique, un langage corporel qui trahit quelque chose de plus profond, quelque chose qui dérange à l’interne.
Et la phrase qui a frappé tout le monde est venue comme un couperet :
« La pire chose qu’on pourrait lui faire, c’est enlever les miroirs dans le vestiaire. »
Dans le monde du hockey, ce genre de phrase n’est jamais lancée à la légère. C’est une façon à peine voilée de dire qu’un joueur est imbu de lui-même, trop centré sur sa propre image, trop satisfait de lui malgré un rendement qui ne justifie absolument pas ce statut.
Selon Crête, Dach s'aime tellement au point de l'accuser d'être un narcissique fini.
Imaginez. Alain Crête n’est pas un chroniqueur indépendant ou un animateur en quête de buzz. Il travaille pour RDS, le diffuseur officiel du Canadien de Montréal, un partenaire qui, historiquement, fait extrêmement attention à ce qui est dit à propos des joueurs sous contrat avec l’organisation.
Quand un animateur tient de tels propos, ça signifie que le malaise est énorme dans la chambre et au sein de l'organisation.
Ça veut dire que le sujet circule, qu’il est connu, et qu’il est jugé suffisamment sérieux pour être abordé publiquement, sans détour.
Et ces accusations ne sortent pas de nulle part.
On parle d'un langage corporel qui trahit plus que ses statistiques affreuses.
Depuis le début de la saison, le cas Kirby Dach intrigue. Pas seulement par ses chiffres. Pas seulement par son utilisation. Mais par ce que plusieurs observateurs notent sans même regarder la feuille de pointage : son attitude sur le banc, son énergie après un mauvais jeu, sa réaction lorsqu’il est rappelé au banc ou lorsqu’il saute une présence.
Louis Morissette l’a dit clairement : ça se voit.
« Il n’a pas besoin qu’on l’applaudisse parce qu’avant de se coucher, il s’applaudit lui-même ».
Dans un sport collectif comme le hockey, être prétentieux-imbu-narcissique est l'un des pires défauts qu’un entraîneur peut percevoir chez un joueur.
Et Maxime Talbot a renchéri dans le même sens. Quand un ancin joueur qui gagné la Coupe Stanley et qui connaît parfaitement la dynamique d’un vestiaire, clame qu’ils reconnait cette attitude nauséabonde chez Dach en l'observant, ce n’est pas une coïncidence.
Talbot a été encore plus direct :
Le langage corporel. L’énergie. Les réactions non verbales. Talbot le dit clairement : Dach revient au banc avec une attitude lourde, raîne son corps, envoie des signaux négatifs par ses gestes et draine le groupe au compelt
On voit un joueur qui s’aime beaucoup, qui dégage une posture de vedette… sans avoir livré quoi que ce soit de significatif à Montréal.
C’est là que le malaise devient profond.
Le paradoxe Dach est le suivant : l’ego avant l’accomplissement.
Kirby Dach n’a jamais été un moteur du Canadien.
Il n’a jamais été un leader.
Il n’a jamais tiré l’équipe sur ses épaules dans un moment clé.
Il n’a jamais transformé un trio par sa constance.
Et pourtant, selon ce qui est décrit publiquement, il se comporte comme s’il était déjà arrivé.
Dans une organisation comme celle du Canadien, où Martin St-Louis martèle les mêmes valeurs depuis son arrivée, humilité, coachabilité, énergie positive, engagement collectif, ce type de profil devient rapidement incompatible.
St-Louis n’est pas un entraîneur qui humilie publiquement.
Il ne règle pas ses comptes devant les caméras.
Il agit.
Voilà pourquoi il a "benché" Kirby Dach hier soir.
Alaon Crête: un joueur qui revient au banc avec un mauvais langage corporel, ça épuise un entraîneur.
Et St-Louis, plus que tout autre coach, est obsédé par l’énergie collective.
Quand des propos aussi durs sortent de la bouche d'un vétéran comme Crête, ce n’est plus une tempête médiatique passagère.
C’est un signal... qu'il ba débarrasser le plancher.
Ça sent la transaction à plein nez...
