Quelque chose commence sérieusement à se fissurer chez les Sabres de Buffalo… et Gilbert Delorme n’a même plus essayé d’être diplomate en direct à la radio.
Pendant que toute l’attention à Montréal tourne autour de l’ambiance complètement folle du Centre Bell, du retour du fameux samedi soir de séries et de l’énergie presque incontrôlable qui envahit la ville, un ancien joueur de la LNH a décidé d’attaquer directement le cœur du problème à Buffalo : l’attitude de leurs vedettes.
Et disons-le franchement… ça brassait solide sur les ondes de BPM Sports.
Gilbert Delorme n’a pas parlé du talent des Sabres. Il n’a pas parlé de statistiques. Il n’a même pas parlé des systèmes de jeu.
Non. Lui, ce qu’il voit présentement chez Buffalo, c’est une équipe qui commence tranquillement à perdre la guerre mentale de cette série.
Et le nom qui est revenu en premier dans sa bouche?
Rasmus Dahlin.
« Dahlin est très frustré. C’est un petit bébé là-là. »
Boom.
Les joueurs des Sabres n'ont pas le feu dans les yeux pic.twitter.com/lYxW6cyuSz
— BPM Sports (@BPMSportsRadio) May 16, 2026
Pas besoin d’analyser pendant trois heures ce qu’il voulait dire.
Delorme regardait les expressions des joueurs des Sabres.
Leur langage corporel. Leur regard. Leur manière de réagir quand le Canadien reprend le momentum d’un match.
Et ce qu’il voit, selon lui, c’est une équipe qui ne dégage plus l’énergie d’un groupe prêt à survivre.
Ça paraît peut-être dur à entendre pour Buffalo… mais plusieurs commencent à avoir exactement la même impression.
Parce que depuis le début de cette série, chaque fois que les Sabres semblent prendre le contrôle émotionnel d’un match, le Canadien leur arrache immédiatement des mains.
Jeudi soir en était l’exemple parfait.
Buffalo a pris les devants trois fois dans le match numéro cinq… et trois fois, le Canadien a répondu presque instantanément.
À un moment donné, ça finit par rentrer dans la tête d’une équipe.
Et Gilbert Delorme croit clairement que ça commence à paraître dans le visage des leaders des Sabres.
« Tu regardes un gars comme Tage Thompson… Alex Tuch… Rasmus Dahlin… ils ont l’air au-dessus de leurs affaires. »
Ce bout-là est important.
Parce qu’un ancien joueur reconnaît rapidement quand une équipe joue avec la peur de perdre au lieu de jouer pour gagner.
Selon Delorme, les Sabres n’ont plus ce regard-là. Le fameux regard des équipes qui sentent qu’elles sont prêtes à traverser un mur pour survivre une autre journée.
« Je veux voir le feu dans les yeux. T’es rendu en deuxième ronde des séries pis t’as pas ça dans toi? »
Et honnêtement… c’est difficile de complètement lui donner tort quand on regarde certaines réactions des Sabres depuis deux matchs.
Les frustrations de Dahlin envers les arbitres.
Les regards découragés au banc.
Les séquences où Buffalo semblait complètement déboussolé après les buts du Canadien.
Même le KeyBank Center avait fini par se vider jeudi soir pendant que les partisans montréalais chantaient des « Olé, Olé, Olé » en plein territoire ennemi.
Pour une équipe qui avait terminé la saison avec 109 points et l’étiquette de machine offensive de l’Est, ça commence à sentir dangereusement le doute.
Et le pire dans tout ça?
Le Canadien, lui, semble exactement dans l’état mental opposé.
Nick Suzuki joue avec un calme glacial. Cole Caufield sourit constamment. Lane Hutson agit comme si la pression n’existait même pas.
Juraj Slafkovsky commence tranquillement à comprendre comment utiliser son physique sans paniquer avec la rondelle.
Même Martin St-Louis répète sans arrêt la même chose : voir clair à travers le chaos.
Pendant ce temps-là, Buffalo donne parfois l’impression d’être avalé vivant par ce chaos.
C’est exactement ce que Gilbert Delorme a senti.
Et quand un ancien joueur commence à attaquer publiquement l’orgueil et le caractère d’une équipe plutôt que son talent… ça veut souvent dire qu’on approche d’un point de rupture émotionnel.
Parce qu’en séries éliminatoires, le talent seul ne gagne plus rien.
À un moment donné, ça prend des joueurs capables de respirer dans le feu.
Et présentement, Gilbert Delorme ne voit plus ce feu-là chez les Sabres.
Ouch…
