On peut respirer à Montréal.
Après les images inquiétantes de Lane Hutson grimaçant de douleur, incapable de mettre du poids normalement sur sa jambe après le contact avec Taylor Hall en prolongation, la peur d’un scénario catastrophe s’était installée partout au Québec.
Pendant quelques secondes, plusieurs ont eu un véritable flash d’horreur : et si le Canadien venait de perdre son joueur le plus important? Et si la finale de l’Est venait de basculer sur une seule mise en échec?
À voir le Colorado s'effondrer sans Cale Makar, disons qu'on imaginait le pire.
Voir Lane Hutson quitter difficilement après un contact genou à genou avec Taylor Hall est le genre de scène qui glace un vestiaire complet.
Le numéro 48 s’est relevé lentement.
Il avait clairement mal et semblait ébranlé.
Et le timing ne pouvait pas être pire, puisque les Hurricanes ont marqué le but gagnant peu après, empêchant Hutson de véritablement tester sa jambe sur une autre présence.
Mais voilà que le portrait commence enfin à se clarifier.
Selon nos informations, ce qu’aurait subi Lane Hutson est ce qu’on appelle un « charley horse ».
Plusieurs médecins et intervenants spécialisés ont également avancé sur les réseaux sociaux en analysant la mécanique du contact et sont venus à la même conslusion.
Montréal peut pousser un immense soupir de soulagement.
Un "charley horse" n’est pas une blessure structurelle au genou.
Ce n’est pas un ligament croisé, ni une déchirure grave.
Ce n’est surtout pas un scénario catastrophe à la Cale Makar.
Un "charley horse", dans le jargon sportif, c’est essentiellement une très douloureuse contusion musculaire causée par un impact violent.
Reste à voir si c'est le quadriceps qui a été touché (la cuisse) ou les ischio-jambiers (l'arrière de la cuisse), qui sont les muscles qui entourent et contrôlent l'articulation du genou.
Ça fait extrêmement mal sur le coup. Ça peut faire boiter. Ça peut même donner l’impression que quelque chose est beaucoup plus grave.
Mais la bonne nouvelle?
Ça finit normalement par passer.
Ce sera douloureux, mais temporaire.
Quand Martin St-Louis s’est présenté devant les médias dimanche matin avec un calme presque surprenant pour parler de Lane Hutson, plusieurs ont compris le message entre les lignes.
Quand on lui demande s’il s’inquiète pour son défenseur vedette, il répond simplement :
« Non. Il est correct. »
Aucun regard inquiet, ni de langage corporel nerveux ou de réponse évasive.
Quand on connaît Martin St-Louis, qui aime joue à cache-cache, ça veut souvent tout dire.
Lorsqu’un joueur est réellement en danger de manquer du temps, Martin devient beaucoup plus prudent dans ses réponses.
Là? Il semblait rassurant.
Évidemment, ça ne veut pas dire que Taylor Hall mérite un laissez-passer parce cette mise en échec-là continue de faire énormément jaser.
Du côté de la Caroline, plusieurs défendent Hall en disant que Lane Hutson « avait juste à ne pas essayer d’éviter le contact » ou qu’il s’agissait simplement d’un jeu de hockey.
Sauf qu’à Montréal, plusieurs voient autre chose.
On analyste un contact genou à genou très limite, dangereux et clairement évitable.
Son but était clairement de blesser Hutson. Il l'a amoché, mais n'a pas rempli sa mission. À Arber Xhekaj d'aller lui régler son compte maintenant...
