Frissons à Montréal: le discours de Martin St-Louis dévoilé par le nouveau monstre du CH

Frissons à Montréal: le discours de Martin St-Louis dévoilé par le nouveau monstre du CH

David Garel
Le 2026-08-30

Le discours de Martin St-Louis donne des frissons dans le dos.

« Trouve une fenêtre, trouve une cheminée, fais n’importe quoi pour entrer »

Il y a des discours de vestiaire qu’on oublie quelques heures après les avoir entendus. Et il y en a d’autres qui restent gravés dans la tête d’un jeune joueur parce qu’ils résument exactement ce que signifie porter l’uniforme du Canadien de Montréal.

Cooper Cleaves vient justement de raconter un discours de Martin St-Louis qui donne une idée assez incroyable de la façon dont l’entraîneur veut préparer les jeunes joueurs du Canadien à la réalité qui les attend.

Et lorsqu’on entend Cleaves raconter la scène, on comprend rapidement pourquoi le jeune défenseur était aussi excite.

St-Louis ne leur a pas simplement parlé de hockey. Il leur a parlé de la difficulté de gravir les échelons jusqu’au Canadien, puis de la guerre nécessaire pour y rester.

Cleaves a raconté que St-Louis avait livré un discours tellement intense dans le vestiaire. Le jeune espoir a même utilisé l’expression « électrique » pour décrire le moment.

Cette vidéo va vous donner la chair de poule:

Il leur a parlé d’un immense escalier.

Certains joueurs commencent leur parcours sur une marche. D’autres commencent plus haut. Certains sont naturellement plus avancés dans leur développement. Mais tout le monde vise exactement le même endroit : la maison du Canadien de Montréal, située au sommet de l’escalier.

« Certains gars naissent sur cette marche, d’autres naissent sur cette marche », a raconté Cleaves en reproduisant l’image utilisée par St-Louis.

« Mais au sommet des marches, il y a une maison. Et c’est la maison des Canadiens. Si tu es dans cette maison, tu joues pour les Canadiens. »

C’est déjà une image forte.

Mais St-Louis ne s’est pas arrêté là.

Il voulait surtout leur faire comprendre que monter les marches n’est que la première partie du travail.

« Vous n’avez aucune idée à quel point c’est difficile de monter ces marches », aurait expliqué St-Louis aux jeunes joueurs.

Et c’est probablement à partir de ce moment que le discours est devenu encore plus puissant.

Parce qu’une fois rendu au sommet, le joueur doit encore entrer dans la maison.

Il doit trouver la porte.

Et lorsqu’il tente de l’ouvrir, quelqu’un se trouve de l’autre côté.

Quelqu’un pousse.

Fort.

« Une fois que vous arrivez là, vous essayez de cogner à cette porte », a raconté Cleaves. « Tout le monde à l’intérieur pousse cette porte dans votre visage, parce que la porte fonctionne dans les deux sens. »

Tu entres, quelqu’un sort.

Il n’y a pas de place infinie dans un vestiaire de la LNH. Chaque joueur qui gagne une place en enlève potentiellement une à quelqu’un d’autre.

Chaque espoir qui monte les marches rêve de prendre la place d’un vétéran. Chaque vétéran veut conserver son poste. Chaque joueur de la Ligue nationale doit constamment défendre sa place.

Cleaves a poursuivi en expliquant que St-Louis leur avait essentiellement dit que personne ne voulait être celui qui se fait repousser à l’extérieur.

« Tu pousses quelqu’un pour entrer, quelqu’un d’autre est poussé dehors. Personne ne veut être poussé dehors. »

Parce que St-Louis ne leur vendait pas un rêve.

Il leur expliquait la guerre.

Selon Cleaves, l’entraîneur était extrêmement passionné. Son débit, son énergie et sa façon de raconter cette histoire ont complètement marqué les jeunes joueurs.

« Tout le monde était tellement enflammé », a raconté Cleaves. « Il est tellement passionné, et sa façon de livrer ses discours est incroyable. »

Si la porte est verrouillée, trouve une autre façon d’entrer.

« Si tu ne peux pas pousser pour entrer, trouve une fenêtre », leur aurait-il lancé.

Et s’il n’y a pas de fenêtre?

« Trouve une fenêtre, trouve une cheminée. Fais tout ce que tu peux pour entrer là-dedans. »

Ne demande pas qu’on ouvre la porte. Défonce-la.

Le jeune défenseur explique que les dix premières minutes de la séance d’entraînement qui a suivi ont été complètement déchaînées.

Tout le monde roulait à pleine vitesse.

Tout le monde voulait monter une marche supplémentaire.

C’est probablement le meilleur compliment qu’un entraîneur puisse recevoir après un discours : les joueurs n’ont pas seulement applaudi le message, ils l’ont appliqué immédiatement sur la glace.

Et pour Cooper Cleaves, cette expérience prend une dimension de rêve.

Le défenseur américain vient d’être sélectionné par le Canadien et doit maintenant commencer son propre parcours dans cet escalier imaginé par St-Louis. Il est encore loin de la maison.

Montréal possède une génération de jeunes joueurs qui arrivent progressivement vers la LNH.

Mais il n’y aura pas de place pour tout le monde.

Mais Cooper Cleaves n’est pas simplement un jeune défenseur américain repêché par le Canadien pour remplir une case dans une banque d’espoirs.

C’est un véritable monstre physique. À 6 pieds 4 pouces et plus de 200 livres, le défenseur droitier possède le genre de présence qui peut changer complètement la dynamique d’une présence sur la glace.

Il est agressif, extrêmement compétitif et adore le contact.

Il utilise son gabarit, sa portée et son bâton pour fermer l’espace, couper les lignes de passe et imposer un prix à chaque attaquant qui ose entrer dans son territoire.

Cleaves ne cherche pas seulement à récupérer la rondelle : il veut que l’adversaire sache qu’il vient de traverser une zone qui lui appartient.

Cela le discours de Martin St-Louis encore plus puissant.

Le jeune homme est un joueur qui semble parfaitement comprendre la philosophie du « pousse plus fort ». Il n’est pas encore dans la maison. Il est encore dans l’escalier. Mais s’il continue de se développer, le Canadien pourrait éventuellement avoir entre les mains un défenseur droitier de 6 pieds 4 pouces capable de rendre chaque centimètre de glace extrêmement difficile à conquérir.

Comme la maison de Martin St-Louis.