Pour Nick Suzuki, Milan est en train de virer au cauchemar public.
Depuis la victoire écrasante de 10-2 contre la France, le capitaine du Canadiens de Montréal est littéralement en train de se faire manger vivant sur les réseaux sociaux.
I completely forgot Nick Suzuki was on that team.
— Kon (@Koncept97) February 15, 2026
Invisible. Inutile. Bon juste pour faire du cardio. Certains disent même qu’ils avaient « oublié qu’il était sur l’équipe ». D’autres réclament carrément qu’il soit laissé de côté au prochain match.
Suzuki scratched next game 🙏🏼🙏🏼
— AV (@TO23av2) February 16, 2026
Oui, on en est rendus là.
Et ce n’est pas juste du bruit de fond.
Parce que pendant que X se déchaîne, la réalité hockey devient elle aussi inquiétante.
Nick Suzuki has been useless
— thetruthHurts (@TruthOverFict) February 15, 2026
Suzuki a été blanchi contre la France.
Il était sur la glace pour le premier but français.
Son trio à forces égales avec Nathan MacKinnon et Brandon Hagel n’a jamais décollé.
Et surtout : Jon Cooper a confirmé le retour de Brad Marchand pour les quarts de finale.
Ce qui veut dire une chose très simple.
Quelqu’un va sauter.
Et de plus en plus d’observateurs pensent que ce sera Suzuki.
Même Elliotte Friedman laisse entendre que le capitaine du CH pourrait être celui qui écopera. Quand un informateur aussi branché commence à pointer dans cette direction, ce n’est plus une rumeur Facebook. C’est un signal.
Sur le plan analytique, le portrait est cruel.
L’espoir respecté de The Athletic, Scott Wheeler, affirme que parmi les quatre nouveaux attaquants canadiens (ceux absents à la Confrontation des 4 nations), Suzuki est jusqu’ici le moins efficace — derrière Tom Wilson, Bo Horvat et Macklin Celebrini.
Ça fait mal.
Et pourtant, les chiffres avancés racontent une autre histoire.
Selon les données compilées, Suzuki a généré trois chances de marquer contre la France, en plus d’en créer trois pour ses coéquipiers.
🇨🇦🇫🇷 Forward Scoring Chance Contributions
— JFresh 🇨🇦 (@JFreshHockey) February 15, 2026
🇨🇦 McDavid once again creates a ton, Horvat had seven individual chances. Almost every Canadian pitched in plenty.
🇫🇷 Tough evening.
Data from @DimFilipovic pic.twitter.com/wc9C6jQHzK
Six contributions directes à des occasions dangereuses, ce qui le plaçait sixième parmi tous les joueurs des deux équipes ce soir-là.
Pas exactement le portrait d’un fantôme.
Mais ça, personne ne le relaie sur X.
Ce qu’on voit, c’est zéro point.
Ce qu’on retient, c’est l’impression visuelle.
Et ce qu’on amplifie, c’est la frustration.
Ajoute à ça le fait que Suzuki joue presque toujours à l’aile, loin de sa position naturelle, sauf quand Cooper regroupe ses superstars Connor McDavid, MacKinnon et Celebrini, là, soudainement, Suzuki retourne au centre, comme ce fut le cas contre la Suisse.
Bref : rôle instable, minutes réduites, responsabilités floues.
Et malgré tout ça, c’est lui qu’on crucifie.
Sur les réseaux, c’est sans pitié.
On lit que Suzuki est inutile.
Qu’il fait juste patiner.
Qu’il ne mérite pas son chandail.
Que le Canada serait meilleur sans lui.
Imagine deux secondes.
Tu arrives aux Olympiques comme capitaine du Canadien.
Tu passes de 20 minutes par match à environ 12–13.
Tu changes constamment de position.
Tu joues avec des trios qui bougent sans arrêt.
Tu fais le sale boulot pendant que les vedettes remplissent les faits saillants.
Et en plus, tout un pays décide que tu es le problème.
C’est violent.
C’est ça, son vrai cauchemar olympique.
Pas le jeu.
Pas l’adaptation.
Le tribunal populaire.
Parce que Suzuki était convaincu d’être un partant.
Convaincu d’avoir sa place.
Convaincu d’aider cette équipe.
Et là, en l’espace de 48 heures, il est passé de joueur de soutien discret… à candidat numéro un pour être retranché.
Mercredi, quelqu’un va regarder le quart de finale depuis les gradins.
Et en ce moment, tous les projecteurs sont braqués sur Nick Suzuki.
À Milan, le Canada roule.
Mais pour lui, personnellement, tout est en train de s’écrouler.
Un véritable cauchemar public.
Et le pire?
Il n’a même pas joué si mal que ça. Mais à côté de la crème de la crème... il doit se coucher...
