Fantôme de Tom Wilson : Josh Anderson frappe là où ça fait mal

Fantôme de Tom Wilson : Josh Anderson frappe là où ça fait mal

Par André Soueidan le 2026-01-13

Il y a des joueurs dont la présence dépasse le simple tableau indicateur.

Josh Anderson en fait partie.

Son retour face aux Capitals de Washington n’avait rien d’anodin, rien d’innocent.

Même sans Tom Wilson de l’autre côté de la bande, le souvenir est encore frais. Trop frais. Washington n’a pas oublié. Montréal non plus.

Dès sa première présence significative en désavantage, Anderson a rappelé exactement pourquoi il est si précieux dans cet alignement.

En désavantage numérique, dans un contexte où chaque erreur coûte cher, il récupère une rondelle libre le long de la rampe, enclenche la vitesse, transforme une séquence défensive en attaque éclair.

Deux contre un avec Phillip Danault.

Anderson ne réfléchit pas trop. Il lance. But. 1-0 Canadien.

Un but qui ne se mesure pas seulement sur la feuille de pointage, mais dans l’impact émotionnel qu’il impose au match.

Ce but-là, c’est du Josh Anderson pur. De la vitesse brute, de la confiance, une lecture simple, directe, efficace. Exactement ce qui manquait trop souvent quand il n’était pas là.

À l’entracte, le principal intéressé n’a rien maquillé. Il a parlé vrai.

« Mes jambes brûlaient un peu, je ne vais pas mentir, mais dans l’ensemble je me sentais bien. J’ai eu des présences courtes, j’ai essayé d’embarquer rapidement dans le match et honnêtement, je me sentais bien. »

Sur la séquence du but, son instinct a pris le dessus.

« Il y avait une rondelle libre le long de la bande. J’ai utilisé ma vitesse. J’ai regardé si Phil était disponible à droite, il était couvert, alors j’ai décidé de lancer rapidement au filet. Heureusement, c’est entré. »

Anderson ne complique rien. Il ne force pas le jeu. Il joue nord-sud, il attaque l’espace, il impose un rythme qui fait reculer les défenses.

Et surtout, il amène cette dimension physique et explosive qui transforme un simple forecheck en pression constante.

Même sans Tom Wilson sur la glace, Washington sent la menace.

Parce que cette rivalité-là n’est pas qu’une affaire de coups échangés. C’est une affaire de territoire.

Et Anderson sait exactement comment s’imposer.

Quand il est en santé, Josh Anderson change la profondeur du Canadien.

Il donne du poids à un bottom-six. Il libère de l’espace pour les autres. Il permet à l’équipe de jouer un hockey plus direct quand le match se resserre.

Il est ce genre de joueur que tu détestes affronter en séries, celui qui transforme chaque présence en test d’endurance mentale et physique.

Montréal n’a pas juste retrouvé un ailier.

Le Canadien a retrouvé un élément d’équilibre.

Un joueur d’expérience qui sait quand accélérer, quand frapper, quand tirer sans attendre.

Peu importe le résultat final du match, une chose est claire : Josh Anderson est de retour, et sa présence se fait déjà sentir là où ça fait le plus mal.

Bon retour, Josh.