Le feuilleton entre Cole Caufield et Nick Suzuki a enflammé la sphère médiatique et les réseaux sociaux au cours des derniers jours, au point d’obliger Chantal Machabée à intervenir pour calmer la tempête.
Une véritable explosion sur les réseaux sociaux.
Tout a commencé avec une banale vérification sur Instagram : des internautes ont remarqué que les deux complices du Canadien de Montréal ne se suivaient plus mutuellement. Un simple détail? Peut-être. Mais dans l’univers ultrasensible du hockey à Montréal, cela a suffi pour enflammer les réseaux sociaux.
La controverse a pris une telle ampleur que même le balado Stanley25 s’en est mêlé. Selon ce que Jean Trudel a révélé, Chantal Machabée a dû personnellement s’impliquer pour apaiser les esprits.
L'histoire est racontée dans l'extrait vidéo suivant:
Quelques minutes seulement après que Machabée ait publié un message rassurant sur les réseaux sociaux clamant que tout était parfaitement harmonieux entre les deux joueurs vedettes, miracle : Caufied a resuivi Suzuki sur Instagram, et Suzuki a aussitôt fait de même.
C'est bel et bien Caufield qui a arrêté de suivre Nick Suzuki en premier. Le capitaine a simplement réagi à cert affront. Finalement, les deux sont redevenus des "amis numériques" grâce à Chantal, leur sauveuse sociale.
Une gestuelle numérique pour enterrer le malaise? Ou un geste orchestré en coulisses pour sauver les apparences? La question mérite d’être posée.
Ce n’est pas la première fois qu’une tension entre Suzuki et Caufield est suspectée. Plusieurs internautes ont rappelé un moment précis : le match du 27 février dernier contre les Sharks de San Jose.
Ce soir-là, Caufield avait marqué un but spectaculaire en prolongation, étant nommé la deuxième étoile du match, alors que Suzuki était désigné la première étoile.
Ce fut quand même Caufield qui est allé parler à Renaud Lavoie au centre de la glace. Et Suzuki l'a mal pris.
Durant la célébration post-match, les deux joueurs se sont croisés dans le tunnel menant à l'entrevue de la deuxième étoile... sans même se regarder.
Pas de high five. Pas de sourire. Juste deux visages fermés. Ce fut suffisant pour que certains commentateurs lancent le mot : "oups, problème".
L’hypothèse la plus sérieuse qui expliquerait cette fracture temporaire entre les deux amis tourne autour de l’avantage numérique du Canadien.
Depuis l’arrivée de Patrik Laine, Cole Caufield a perdu son célèbre "bureau" sur l’unité principale du jeu de puissance. Ce poste-clé lui avait permis d’atteindre ses sommets de production.
Or, avec Laine dans l’alignement, Martin St-Louis a redéployé ses troupes, plaçant Caufield sur la deuxième vague. Une décision que l’Américain digère très mal.
Depuis plusieurs semaines, Caufield est bête comme ses pieds avec les journalistes. Fini le grand sourire, fini le charme désarmant.
Le numéro 22 est tendu, grincheux, froid. Il est envoyé en point de presse par le département des communications... et tous les journalistes présents ont noté le même malaise. Il ne veut plus parler, il répond à peine, il semble carrément en colère. On comprend pourquoi maintenant.
La crise a atteint un point culminant lors du tournoi des 4 Nations, quand Suzuki a accidentellement grillé son coéquipier.
En parlant du début houleux du match USA-Canada, Suzuki a confié :
« J’ai entendu de Cole que quelque chose allait probablement se passer. Je ne pensais pas que ça allait être des bagarres, mais je savais que ça allait commencer fort. »
Ce simple commentaire a déclenché un déluge. Car selon les révélations faites par les frères Tkachuk et J.T. Miller, c’est un groupe texte spécifique entre joueurs américains qui avait planifié les combats dès les premières secondes.
Suzuki venait donc de révéler que Caufield était dans ce groupe. Lorsque les journalistes se sont tournés vers Caufield pour confirmer l’information, il a menti : « Non. Je n’étais pas dans le groupe WhatsApp. Désolé. »
Le malaise était énorme. Son visage parlait pour lui : crispé, hautain, condescendant. Il regrettait d’avoir dit à Suzuki ce qu’il savait. Il regrettait que tout cela soit devenu public. Il ne voulait pas en parler. Il ne voulait pas revivre ce moment. Mais c’était trop tard.
Dans les coulisses, on murmure que cette trahison involontaire de Suzuki aurait creusé un fossé entre les deux joueurs.
Le déclic? Ce serait le fameux match du 27 février. Depuis ce jour, tout a changé : les sourires, les accolades, la complicité visible sur la glace. Tout a disparu. Il ne restait plus que des tensions.
Mais avec la pression qui monte à Montréal et la course aux séries qui s'intensifie, le Canadien ne pouvait pas se permettre un scandale public.
C'est là que Chantal Machabée est intervenue, une fois de plus, comme le pompier du CH. En quelques mots sur X, elle a étouffé l'incendie. Et en quelques clics, Suzuki et Caufield ont été contraints de rejouer la comédie de l’amitié retrouvée.
Aujourd’hui, en point de presse, Cole Caufield a fait tout son possible pour nier les rumeurs. Il a encensé Nick Suzuki, l’appelant « un leader incroyable ». Un message clair, mais livré sans grande conviction. Comme si le texte était préparé d'avance.
Tout cela pose une question fondamentale : le lien entre Suzuki et Caufield est-il brisé pour de bon? Ou vivent-ils simplement une passe difficile, comme il en arrive même aux meilleurs duos?
L’avenir nous le dira. Mais une chose est certaine : la relation entre les deux visages de la franchise a franchi une ligne rouge. Et pour une organisation qui mise tout sur leur chimie, ce n’est pas une mince affaire.
Le Canadien de Montréal navigue en eaux troubles. Et pour une fois, ce ne sont pas les résultats sur la glace qui font le plus de bruit. C'est une histoire d'Instagram, d'émotions refoulées, et d'une rivalité qui couvait peut-être depuis bien plus longtemps qu'on ne le croyait.