Entrevue sans pitié: Jacob Fowler envoie Samuel Montembeault au ballottage

Entrevue sans pitié: Jacob Fowler envoie Samuel Montembeault au ballottage

Par David Garel le 2026-03-11

L’entrevue de Jacob Fowler avec le journaliste Marco D'Amico fait énormément jaser à Montréal, et pour plusieurs observateurs, elle en dit long sur l’avenir du filet des Canadiens de Montréal.

Parce que derrière les phrases prudentes du jeune gardien, on sent une confiance immense… et surtout une ambition très claire.

Fowler ne s’en cache pas : son objectif est simple. Jouer à Montréal.

« Mon objectif a toujours été de jouer dans la LNH. »

Mais il ne s’arrête pas là.

Il ajoute une phrase qui a frappé plusieurs personnes dans le monde du hockey :

« Tu ne veux pas être juste une belle histoire d’un soir. Tu veux avoir une carrière et donner ton meilleur chaque soir. »

Un message très fort pour un gardien de 21 ans.

Depuis qu’il a signé son contrat d’entrée avec le Canadien l’an dernier, sa progression a été fulgurante. Il est passé de la NCAA à un rôle clé avec le Rocket de Laval, avant de goûter à la LNH et même de signer un blanchissage contre les Penguins de Pittsburgh.

« C’est fou. Ça fait presque un an que j’ai signé et ça a été un début de carrière assez mémorable ici. »

Mais ce qui ressort le plus de l’entrevue, c’est son désir d’être plus qu’un simple remplaçant.

« Tu veux être dans une position où tu peux être le gardien partant. »

Pour plusieurs partisans, cette phrase résume tout.

Fowler ne parle pas comme un espoir qui veut simplement goûter à la LNH.

Il parle comme un gardien qui se voit déjà comme le futur numéro un.

Et même s’il prend soin de dire qu’il respecte les autres gardiens du club, on sent bien que la compétition est réelle.

« C’est difficile parce que je suis très proche de Samuel et de Jakub. Tu veux qu’ils réussissent… mais à la fin de la journée, tu veux être dans ce filet chaque soir. »

Dans une organisation où Samuel Montembeault et Jakub Dobeš traversent une période d’instabilité, ces paroles résonnent très fort.

Parce que Fowler ne cache pas non plus qu’il se sent prêt.

Après près de 40 matchs disputés cette saison, il a acquis une expérience importante.

« J’ai joué presque 40 matchs cette année et tu veux être capable de jouer tous les soirs. »

Et quand on lui demande s’il serait prêt à embarquer dans une course aux séries, sa réponse est cinglante :

« Ça prend un type de personne spécial pour faire ça. Pas seulement un athlète. »

Il sait ce que ça demande.

Et il croit être capable de le faire.

Mais un autre élément de l’entrevue attire l’attention des dirigeants de la ligue : la réalité du plafond salarial.

Le Canadien ne dispose que d’environ 1,5 million de dollars d’espace sous le plafond.

Fowler lui-même reconnaît que la situation peut compliquer les décisions.

« Les histoires de plafond salarial, c’est quelque chose sur lequel un joueur ne peut pas vraiment se concentrer. J’essaie simplement de ne pas m’en mêler. »

Mais dans les coulisses de la LNH, tout le monde sait que ce facteur pourrait avoir un impact énorme.

Parce que si Montréal décide de garder Fowler avec l’équipe pour de bon… il faudra peut-être libérer de l’espace.

Et c’est là que le nom de Montembeault revient constamment dans les rumeurs.

Plusieurs personnes autour de la ligue évoquent maintenant un scénario qui aurait semblé impossible il y a quelques mois : un passage au ballottage pour sauver de l’argent sous le plafond salarial.

Et c’est là qu’entre en jeu un élément beaucoup plus technique… mais qui alimente de plus en plus les rumeurs autour du dossier Samuel Montembeault.

Parce que dans la convention collective de la LNH, lorsqu’un joueur est soumis au ballottage puis envoyé dans la Ligue américaine, une équipe peut retirer environ 1,15 million de dollars de son impact sur la masse salariale.

Et ce chiffre devient extrêmement intéressant quand on regarde le contrat de Jacob Fowler.

Avec ses bonus de performance, la valeur moyenne de son contrat est justement de 1,15 million de dollars dans la LNH.

Exactement le montant qu’une équipe peut libérer sous le plafond en envoyant un joueur dans les mineures.

Mathématiquement, la situation devient presque troublante.

Si les Canadiens de Montréal soumettaient Montembeault au ballottage et qu’il passait sans être réclamé, l’équipe pourrait libérer juste assez d’espace sous le plafond pour garder Fowler dans l’alignement.

Le calcul devient presque parfait.

Le salaire retiré du plafond avec Montembeault… correspond presque exactement à la charge salariale de Fowler.

Ce genre d’alignement financier veut tout dire.

Et dans ce contexte, l’entrevue de Fowler prend encore plus de poids.

Quand il dit :

« Je veux être un Canadien de Montréal… aussi longtemps que je le peux et le plus tôt possible. »

Parfois, dans la LNH, les décisions sportives sont dictées par le talent.

Mais très souvent… elles sont dictées par les chiffres du plafond salarial.

Sans le savoir, en parlant de son avenir, Fowler nous a rappelé que la seule solution pour Samuel Montembeault... est le ballottage...