Entrevue arrogante de Logan Mailloux: Kent Hughes dans l'eau chaude

Entrevue arrogante de Logan Mailloux: Kent Hughes dans l'eau chaude

Par David Garel le 2026-03-09

Pendant des mois, le nom de Logan Mailloux était devenu presque un sujet de moquerie dans certains cercles du hockey. On rappelait son début de saison catastrophique avec les Blues de Saint-Louis, son différentiel qui plongeait, ses erreurs défensives et les critiques qui pleuvaient de partout.

À Montréal, plusieurs partisans des Canadiens de Montréal avaient même fini par affirmer que l’échange impliquant Zachary Bolduc était une victoire facile pour Kent Hughes.

Mais l’histoire est en train de changer… et vite.

Parce qu’en ce moment, Mailloux est tout simplement en train de s’imposer comme un défenseur de premier plan à Saint-Louis.

Encore hier, il a joué près de 20 minutes, terminant la rencontre à +1, tout en continuant de gagner la confiance de son entraîneur et de ses coéquipiers dans une victoire de 4-0 contre les Ducks d'Anaheim.

Il n'a pas effectué un tourniquet de malade comme l'autre soir:

Mais justement... Mailloux n'essaie plus d'être flamboyant à chaque présence. Il joue du hockey de plus en plus simple... et efficace...

Pour un joueur qui était envoyé dans les gradins il y a quelques mois à peine pour « regarder et apprendre », on parle d'un dur lendemain de veille pour Kent Hughes qui réalise à quel point il s'est fait voler.

Dire que Mailloux parlait français en plus. Il était parfait pour Montréal:

Le CH n'a pas été patient... et sera hanté pour la vie.

Mailloux joue maintenant sur le top-4 des Blues, notamment aux côtés de Cam Fowler, une paire qui commence sérieusement à attirer l’attention dans le Missouri.

Sa mobilité saute aux yeux. Son coup de patin est puissant, fluide, et il transporte la rondelle avec une confiance qui n’existait pas en début de saison. Son tir demeure foudroyant, et surtout, son jeu physique est devenu beaucoup plus constant.

Bref, tout ce que les Blues espéraient voir… commence à apparaître.

Et c’est là que la situation devient fascinante, parce que l’été dernier, Mailloux avait aussi choqué plusieurs personnes avec certaines déclarations jugées très cocky.

À l’époque, ce qui avait aussi fait réagir énormément de monde, c’est l’attitude de Logan Mailloux lui-même. L’été dernier, dès son arrivée chez les Blues de Saint-Louis, le défenseur de 6 pieds 3 avait donné des entrevues qui avaient fait sourciller bien des observateurs.

Plusieurs le comparaient alors à Evan Bouchard, devenu un quart-arrière offensif dominant avec les Oilers. Mailloux, lui, avait balayé la comparaison d’un revers de la main, presque avec arrogance.

« Pour être franc, je ne vois pas vraiment de similarités entre lui et moi », avait-il lancé. Il reconnaissait aimer le tir et la manipulation de rondelle de Bouchard, mais insistait que leur style n’avait rien à voir.

Au contraire, il disait se voir davantage dans le moule de Alex Pietrangelo ou John Carlson, des défenseurs dominants capables de jouer avec mordant et d’imposer leur présence physique.

Sur le coup, plusieurs avaient trouvé le jeune défenseur baveux, prétentieux, presque arrogant, un joueur qui parlait comme une vedette de la LNH avant même d’avoir prouvé quoi que ce soit.

Cette attitude avait même alimenté une vague de critiques lorsque son début de saison s’est mal passé. Mais aujourd’hui, ironiquement, cette confiance qui avait tant fait grincer des dents commence à être perçue autrement à Saint-Louis : comme la mentalité d’un défenseur convaincu qu’il appartient déjà à l’élite… et qui est peut-être en train de le prouver sur la glace.

À l’époque, plusieurs avaient levé les yeux au ciel.

Les critiques étaient brutales. On disait qu’il parlait trop. Qu’il n’avait rien prouvé. Qu’il devait d’abord gagner sa place dans la LNH avant de se comparer à des défenseurs offensifs établis.

Puis son début de saison difficile à Saint-Louis n’a rien arrangé.

Il s’est fait déchirer sur les réseaux sociaux. Certains médias locaux remettaient déjà l’échange en question. Les partisans étaient furieux. Et pendant un moment, Mailloux est devenu le symbole d’une transaction qui semblait tourner au désastre pour les Blues.

Mais au lieu de s’écrouler, le défenseur de 22 ans a fait exactement ce que les organisations espèrent voir d’un jeune joueur : il a travaillé.

Et aujourd’hui, la ville de Saint-Louis commence à tomber en amour avec lui.

Parce que ce que les partisans voient sur la glace n’est plus un projet brut. C’est un défenseur de 6 pieds 3, droitier, capable de patiner comme le vent, de frapper, de transporter la rondelle et de jouer de grosses minutes contre de bons joueurs.

Exactement le type de défenseur que toutes les équipes de la LNH cherchent désespérément.

Exactement le type de défenseur… que Montréal n’a pas.

Pendant que Mailloux s’impose dans le top-4 des Blues, la réalité est beaucoup plus difficile pour Bolduc avec le Canadien. L’attaquant québécois traverse une séquence extrêmement difficile offensivement et son rôle dans l’alignement reste limité.

Et plus le temps passe, plus la comparaison devient inconfortable.

Parce que si on regarde simplement les besoins du Canadien aujourd’hui, la situation saute aux yeux.

L’équipe manque cruellement de défenseurs droitiers capables de jouer de grosses minutes. On l’a vu toute la saison : la rotation défensive de Montréal est fragile, et le sixième défenseur joue parfois moins de dix minutes dans certains matchs.

Dans ce contexte, imaginer Mailloux dans cette brigade défensive change complètement le portrait.

Un défenseur droitier mobile, physique, capable de jouer sur un top-4… c’est exactement ce que Kent Hughes cherche présentement sur le marché des transactions.

Et c’est exactement le joueur qu’il a échangé.

Pendant ce temps, les Blues continuent de croire à leurs chances de séries éliminatoires. L’équipe vient d’enchaîner quatre victoires, et même si l’écart reste important au classement, le groupe continue de pousser.

Le directeur général Doug Armstrong parle depuis longtemps d’un “reset on the fly”, une reconstruction rapide sans tout démolir.

Mais peu importe la direction que prendra l’équipe, une chose semble claire en ce moment : Armstrong a peut-être frappé un très grand coup avec cette transaction.

Parce qu’aujourd’hui, la perception change rapidement autour de la ligue.

Et la question devient de plus en plus difficile à éviter pour Montréal.

Parce qu’en regardant ce que Mailloux devient à Saint-Louis, plusieurs commencent à se demander si le Canadien n’a pas échangé un défenseur top-4 droitier extrêmement rare… pour un attaquant de profondeur.

Et dans la LNH moderne, ce genre d’erreur peut hanter une organisation pendant très longtemps.