Émotion pure au repêchage: Pierre Dagenais n’a pas pu retenir ses larmes pour son fils

Émotion pure au repêchage: Pierre Dagenais n’a pas pu retenir ses larmes pour son fils

André Soueidan
Le 2026-06-26

Il y a des moments, dans le hockey, qui vont beaucoup plus loin qu’un simple choix au repêchage.

Et ce soir, toute la planète hockey québécoise a assisté à l’un de ces moments.

Lorsque les Blues de St-Louis ont annoncé la sélection de Maddox Dagenais, l’émotion a immédiatement pris le dessus dans les gradins.

Toutes les caméras se sont rapidement tournées vers un homme bien connu des partisans montréalais.

Pierre Dagenais.

L’ancien attaquant du Canadien n’a tout simplement pas pu retenir ses larmes.

On l’a vu serrer son fils dans ses bras dans un moment absolument bouleversant.

Et honnêtement… impossible de rester insensible devant une telle scène.

Parce qu’il faut comprendre une chose.

Ce n’est pas seulement l’histoire d’un jeune joueur qui vient de réaliser son rêve.

C’est aussi l’histoire d’un père qui a vu son fils se faire critiquer pendant des mois… avant de finalement voir ce dernier faire taire énormément de monde.

Depuis des semaines, Maddox Dagenais faisait énormément jaser partout à travers la LNH.

Le Québécois des Remparts de Québec, sélectionné au tout premier rang de la LHJMQ en 2024, attirait l’attention de plusieurs organisations grâce à son profil extrêmement rare.

Un centre gaucher de 6 pieds 4 pouces, près de 200 livres, capable de jouer physique, de protéger la rondelle et possédant un tir dévastateur.

Son style?

Le principal intéressé l’avait lui-même résumé avec confiance.

« Je suis un gros bonhomme qui utilise son gabarit, qui aime frapper, qui tire la rondelle et qui crée de l’attaque. »

Quand on lui avait demandé à quel animal il se comparait?

Sa réponse avait marqué les recruteurs.

« Je suis un grizzly. »

Mais malgré ce talent évident, plusieurs doutes entouraient son développement.

Le principal reproche?

Sa constance.

Sa capacité à maintenir le même niveau d’engagement présence après présence.

Et Maddox n’a jamais fui les critiques.

Au contraire.

Pendant ses entrevues avec plusieurs équipes de la LNH, il savait exactement ce qu’on lui reprochait.

« Je veux travailler justement pour ne plus jamais entendre cette phrase-là. »

Il avait même admis avoir trop pensé à son année de repêchage.

« Je pensais aux recruteurs dans les estrades. Je pensais à ce qui se disait sur Internet. »

Puis un déclic est arrivé.

« J’ai compris que je devais simplement compétitionner à chaque présence et retrouver le plaisir de jouer. »

Ce soir, tout ce travail a finalement été récompensé.

Et lorsqu’on a vu Pierre Dagenais fondre complètement en larmes… on a compris à quel point cette sélection représentait beaucoup plus qu’un simple moment de hockey.

On parle ici d’un père qui a investi des milliers d’heures dans le développement de son fils.

Un père qui a vu son garçon entendre toutes sortes de critiques.

Un père qui savait exactement ce que son fils traversait.

Car lui-même connaît mieux que quiconque la pression du hockey québécois.

Ancien joueur du Canadien de Montréal, Pierre Dagenais a disputé 142 matchs dans la LNH, dont plusieurs saisons sous les projecteurs du marché montréalais. (Wikipédia⁠)

Et l’ironie dans toute cette histoire?

Pendant des jours, plusieurs observateurs croyaient justement que le Canadien de Montréal gardait un œil extrêmement attentif sur Maddox Dagenais.

Si le jeune Québécois avait glissé jusqu’au choix du CH plus tard au premier tour…

Plusieurs étaient convaincus que Kent Hughes allait sauter sur l’occasion.

Mais St-Louis n’a laissé aucune chance à Montréal.

Les Blues ont décidé de frapper beaucoup plus tôt et de mettre la main sur lui avant tout le monde. (Daily Faceoff⁠)

Ce soir…

Maddox Dagenais n’a pas seulement réalisé son rêve.

Il a aussi répondu à tous ceux qui doutaient de lui.

Et en voyant le visage complètement bouleversé de Pierre Dagenais…

On comprend que, parfois, le hockey offre encore des moments qui dépassent largement le sport lui-même.

AMEN