Égoïsme de Connor McDavid: Martin St-Louis n'acceptera jamais

Égoïsme de Connor McDavid: Martin St-Louis n'acceptera jamais

Par David Garel le 2026-02-22

Pendant que tout le monde s’acharne sur Nick Suzuki pour avoir été 1 en 7 au cercle des mies au jeu, il y a un autre moment clé que plusieurs évitent soigneusement d’analyser : la première présence du Canada en prolongation.

Et ça, Martin St-Louis l’a vu. Il l’a forcément vu.

Martin St-Louis a bâti toute sa philosophie autour d’un principe simple : en trois contre trois, la rondelle est sacrée.

Pas d’héroïsme.

Pas de montée solo.

Pas de jeu forcé.

Il le répète à ses joueurs depuis des années : si tu n’as pas une occasion quatre étoiles, tu te regroupes. Tu recules. Tu changes. Tu recommences.

C’est littéralement la base de son enseignement.

Et qu’est-ce qu’on voit dès le début de la prolongation ?

Connor McDavid prend la rondelle… et tente de battre trois Américains tout seul.

Pas de soutien.

Pas de repli.

Pas de patience.

Résultat : revirement.

Ensuite, dans la même séquence, Cale Makar se compromet à la ligne bleue offensive pour tenter de récupérer le disque. Mauvais angle. Mauvais timing. Deux contre un instantané.

Et Nathan MacKinnon esf beaucoup trop mou pour récupérer la rondelle dans son territoire.

Le but de Jack Hughes est la honte pour McDavid et MacKinnon.

Match terminé.

C’est exactement ce que Martin St-Louis combat depuis toujours.

Exactement.

Martin St-Louis répète à ses joueurs qu’à 3 contre 3 il faut une occasion quatre étoiles pour lancer, sinon tu te regroupes et tu essaies de nouveau. McDavid et MacKinnon cherchaient la gloire. Ils ont échoué. Une petite visite à l’Académie Martin St-Louis.

Tout est là.

McDavid voulait être le héros.

MacKinnon voulait être le héros.

Et dans un format où la possession vaut plus que le talent brut, cette mentalité te tue.

Ce n’est pas du hockey de séries.

Ce n’est pas du hockey olympique.

C’est du hockey de Pee-Wee émotionnel : donne-moi la puck, je vais régler ça.

Sauf que non.

Le trois contre trois, ce n’est pas une scène de film.

C’est un jeu d’échecs à haute vitesse.

Tu fais circuler.

Tu changes.

Tu attends que la défense craque.

Les États-Unis l’ont compris.

Le Canada, à ce moment précis, a voulu la gloire.

Et c’est ça qui a coûté l’or.

Ironiquement, c’est exactement le genre de séquence que St-Louis aurait démontée au tableau vidéo pendant 20 minutes à Brossard. Reculer. Respirer. Reprendre possession. Forcer l’adversaire à patiner.

Mais là, il n’était pas derrière le banc.

Et McDavid a agi comme il agit trop souvent dans les moments chargés d’émotion : il a voulu tout faire.

Comme en finale de la Coupe Stanley.

Comme dans certains matchs à Edmonton.

Comme un joueur qui croit encore que le talent individuel suffit quand la marge d’erreur est nulle.

La vérité est inconfortable, mais elle est claire :

Connor McDavid... est un perdant... qui tente d'être le héros...

C’est une décision.

Une montée solo.

Un refus de se regrouper.

Martin St-Louis, lui, aurait choisi la patience.

Et c’est peut-être pour ça qu’un jour, ironiquement, il sera exactement le genre d’entraîneur capable de faire gagner Connor McDavid.

Parce qu’il est l’un des seuls à comprendre que le vrai luxe, dans le hockey moderne…

Ce n’est pas le talent.

C’est la maîtrise.