Le dossier Dylan Larkin devait peut-être finir par se calmer avec le début de la saison, mais c’est tout le contraire qui est en train de se produire.
Alors que le centre des Red Wings continue de vouloir quitter Detroit et que sa liste d’équipes potentielles s’allonge, le Canadien de Montréal est toujours dans le décor… et David Pagnotta vient de le confirmer noir sur blanc.
Dans son plus récent texte, le journaliste revient longuement sur la situation de Larkin et explique que le dossier n’a absolument rien de réglé.
Le joueur de 30 ans a demandé une transaction en juin et possède toujours une clause complète de non-mouvement.
Il a donc le pouvoir de déterminer les destinations qu’il accepterait, ce qui complique sérieusement le travail de Detroit.
Au départ, Larkin avait donné son accord pour la Floride, le Minnesota et Vegas.
Dallas s’est ensuite ajouté à la liste, puis Tampa Bay durant la saison morte.
Vendredi, Elliotte Friedman rapportait que cette liste serait maintenant rendue à environ huit équipes, avec notamment le Colorado et Washington dans le portrait.
Mais voilà le détail qui risque particulièrement d’intéresser les partisans du Canadien.
Montréal est toujours là.
Pagnotta nomme clairement le Canadien parmi les équipes qui ont « poked around » depuis juin.
Montréal se retrouve dans le même groupe que Los Angeles, Philadelphie, Boston, la Caroline et San Jose.
Autrement dit, même si le Canadien ne fait pas partie des destinations que Larkin avait initialement identifiées comme prioritaires, le dossier a suffisamment retenu l’attention de l’organisation montréalaise pour que le club continue de prendre des informations.
Et ça change considérablement la lecture de la situation.
Parce que Montréal n’est pas simplement une équipe qui aurait regardé le dossier une fois avant de passer à autre chose.
Le nom du Canadien revient encore alors que la saison commence et que les discussions entourant Larkin se poursuivent.
Le dossier traîne depuis juin, plusieurs équipes ont tenté leur chance, certaines offres ont déjà été refusées… et Montréal demeure dans le groupe des clubs qui surveillent la situation.
Le problème, évidemment, c’est le prix.
Detroit ne veut pas d’une transaction basée uniquement sur des choix et des espoirs.
Les Red Wings recherchent plutôt une transaction qui pourrait aider immédiatement l’équipe à franchir une nouvelle étape.
Ils pourraient éventuellement accepter une offre davantage tournée vers l’avenir, mais ce n’est clairement pas leur préférence.
C’est précisément ce qui rend une éventuelle transaction avec Montréal aussi compliquée.
Larkin possède encore un contrat de huit ans avec une valeur annuelle moyenne de 8,7 millions de dollars, en plus de sa clause de non-mouvement.
Une équipe intéressée doit donc non seulement convaincre le joueur, mais aussi satisfaire les demandes de Detroit et réussir à faire fonctionner toute la mécanique salariale.
Et le plafond ne pardonne rien.
Pagnotta souligne d’ailleurs que parmi les équipes connues sur la liste de Larkin, une seule possède actuellement plus d’un million de dollars d’espace sous le plafond.
Une transaction nécessiterait donc pratiquement inévitablement de faire sortir de l’argent de l’alignement pour permettre au salaire de Larkin d’entrer.
Pendant ce temps, les Red Wings ne semblent pas pressés de donner Larkin à rabais.
Certaines équipes ont déjà présenté des offres et se sont fait dire non.
Boston et Minnesota, notamment, auraient vu leurs propositions rejetées jusqu’ici.
Même être sur la liste de Larkin ne suffit donc pas.
Et c’est exactement pourquoi Montréal continue de surveiller le dossier.
Pagnotta précise qu’une transaction pourrait finalement attendre jusqu’au milieu de la saison.
Plus le temps passera, plus Larkin pourrait même décider d’élargir encore sa liste afin de donner davantage de possibilités à Detroit.
Pour Jeff Gorton et le Canadien, le message est donc assez clair : le dossier n’est pas mort.
Montréal continue de regarder, Detroit continue d’écouter et Larkin continue de vouloir partir.
La saison vient à peine de commencer… mais le téléphone de Jeff Gorton pourrait déjà commencer à chauffer.
À suivre…
