Drame des réseaux sociaux: Cole Caufield et Nick Suzuki font jaser

Drame des réseaux sociaux: Cole Caufield et Nick Suzuki font jaser

Par David Garel le 2025-03-31

En pleine course aux séries, alors que chaque point au classement est crucial pour le Canadien de Montréal, un détail qui aurait dû rester anodin a déclenché une véritable tempête sur les réseaux sociaux : Cole Caufield a cessé de suivre Nick Suzuki sur Instagram.

Dans une ville comme Montréal, où le hockey est religion et chaque geste des joueurs est disséqué avec obsession, il n’en fallait pas plus pour que les rumeurs explosent.

« Trouble in paradise? » s’est immédiatement demandé un internaute sur X, déclenchant un effet boule de neige sur les réseaux sociaux.  

Certains y ont vu la fin d’une amitié, d’autres ont fantasmé un conflit dans le vestiaire. Les spéculations ont pris une telle ampleur que Cole Caufield a fini par re-suivre Nick Suzuki sur Instagram, comme pour calmer le jeu.

Mais entretemps, le mal était fait. La toile montréalaise s’était déjà emparée de ce « unfollow-gate » pour construire toute une trame narrative sur une supposée cassure entre les deux visages du CH.

Plusieurs ont noté que les deux joueurs se côtoyaient moins souvent à l’extérieur de la patinoire cette saison, contrairement aux années précédentes où ils étaient inséparables.

Le fait que Suzuki soit désormais fiancé a nourri l’hypothèse d’une divergence de mode de vie : d’un côté, un capitaine rangé, et de l’autre, un célibataire torride qui adore sortir, rencontrer le plus de femmes possibles, faire la fête et vivre à fond sa jeunesse dans une métropole bouillonnante.

Ce genre de tension – réelle ou perçue – n’est jamais bon signe quand l’équipe marche sur une corde raide. Bien sûr, aucune déclaration officielle n’a été faite, et ce qui se passe sur Instagram n’est pas toujours révélateur des dynamiques internes.

Mais à Montréal, tout est amplifié. Et il faut admettre que ce n’est pas la première fois que l’on observe une certaine nervosité chez Cole Caufield, que ce soit dans ses réactions avec les médias ou dans son langage corporel sur la glace.

En fin de compte, tout cela pourrait n’être qu’un simple malentendu ou un algorithme qui joue des tours. Mais ce mini-drama aura été un rappel brutal : à Montréal, même un clic peut devenir une controverse.

Mais ce « unfollow-gate » n’a fait que raviver un malaise déjà évident autour de Cole Caufield. Car la vérité, c’est que depuis plusieurs semaines, l’Américain est beaucoup moins souriant, beaucoup plus fermé.

Lui qui, dans ses premières saisons à Montréal, illuminait les points de presse par sa bonne humeur, ses blagues et son rire contagieux, était devenu bête comme ses pieds la saison dernière, alors que sa vie nocturne était sur toutes les lèvres.

Mais ils sembalit de meilleur humeur cette saison. Jusqu'à ce qu'il affiche à nouveau un visage fermé, une attitude tendue, et, pour être franc, une mine de gars qui méprise les journalistes.

À chaque question posée, c’est à peine s’il répond. Le regard fuyant, les bras croisés, le ton sec. Ce n’est plus le jeune prodige insouciant : c’est un joueur frustré, visiblement irrité, qui rumine sa situation.

Et comment ne pas faire le lien avec ce qui se passe sur la glace ? Caufield a perdu son précieux “bureau” en avantage numérique, cette position sur le cercle gauche où il pouvait décocher ses tirs sur réception et faire lever le Centre Bell.

Cette zone lui appartenait, c’était sa signature, son identité. Mais cette saison, Martin St-Louis a préféré y placer Patrik Laine. Un geste stratégique? Évidemment, puisque le tir de Laine est de loin supérieur à celui de Caufield.

Mais aux yeux de l'Américain, c’est un déclassement. Une perte de statut. Et ça se voit.

Il ne le dira pas ouvertement — il est trop fier pour ça — mais le message non verbal est clair comme de l'eau de roche : Cole Caufield n’est pas heureux.

Il est frustré de son rôle, frustré de ses statistiques, frustré que l’équipe ne soit pas encore décollée, frustré de ne plus être l’élu sur l’avantage numérique, frustré d’avoir été mis en arrière-plan pendant que d’autres brillaient.

Et quand la frustration déborde dans le vestiaire, elle se transporte forcément ailleurs : sur les réseaux sociaux, sur la glace… et devant les micros.

Il n’est donc pas étonnant qu’un simple geste comme ne plus suivre Nick Suzuki ait été interprété comme le sommet d’un iceberg bien plus profond.

Cole Caufield traverse la première vraie tempête de sa jeune carrière. Entre son rôle amoindri, ses frustrations offensives, et sa distance apparente avec son capitaine, les signaux sont clairs : quelque chose cloche.

Montréal n’est pas une ville où l’on peut dissimuler longtemps les tensions. Et si Martin St-Louis et le CH veulent éviter que cette situation dégénère davantage, ils devront agir rapidement.

Car si Caufield en vient à décrocher, c’est bien plus qu’un compte Instagram qui se videra : c’est une dynamique d’équipe entière qui pourrait exploser.

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