Disparition d'Arber Xhekaj: un comportement inacceptable

Disparition d'Arber Xhekaj: un comportement inacceptable

Par David Garel le 2026-02-27

À Brossard, ce n’était qu’un entraînement optionnel.

Mais l’image envoyée a fait beaucoup plus de bruit que n’importe quel système à cinq contre cinq.

Neuf joueurs. Un gardien. Des réguliers. Des gars qui n’avaient rien à prouver… et pourtant, ils étaient là.

Ivan Demidov? Évidemment. Lui, il mange la glace. Optionnel ou pas, il est toujours là.

Zachary Bolduc, laissé de côté récemment? Présent.

Cole Caufield, vedette établie? Sur la patinoire.

Joe Veleno, rayé de l’alignement? Là.

Patrik Laine, écarté à vie? Là.

Oliver Kapanen, qui a pourtant joué énormément la veille et qui étaient aux Olympiques? Là quand même.

Du côté des défenseurs, même scénario.

Lane Hutson, l’un des plus utilisés de l’équipe? Présent, encore et toujours. Il pourrait vivre et dormir sur la glace.

Alexandre Carrier, régulier top-6? Présent.

Jaden Struble, qui bataille pour reprendre la place de 6e défenseur? Là.

Jakub Dobes s’entraînait en solo avec Marco Marciano... comme un malade...

Et pendant que tout ce monde-là envoyait un message clair, “on est là, on travaille, on se prépare”, une absence frappait.

Arber Xhekaj.

Lui qui a joué moins de 12 minutes la veille.

Lui qui est constamment puni par son coach.

Lui dont le nom circule dans les rumeurs de transaction.

Lui qui doit convaincre son entraîneur à chaque présence.

Pas là.

Dans le contexte actuel? Ça crie.

Parce qu’on connaît le conflit silencieux entre Martin St-Louis et Xhekaj. On sait que le coach exige constance et fiabilité. On sait qu’il déteste les “erreurs niaiseuses”. On sait qu’il a publiquement insisté sur la discipline et la répétition des bons détails.

Et toi, tu es un sixième défenseur.

Tu es dans la mire.

Tu es peut-être sur le point d’être échangé.

Tu joues à peine.

Tu dois prouver que tu mérites plus.

Et tu ne te présentes pas?

Le message est terrible.

Ce sont les gars laissés de côté qui devraient être les premiers sur la glace. Ceux qui ont faim. Ceux qui veulent forcer la main du coach. Ceux qui veulent faire mentir les rumeurs.

Xhekaj, lui, envoie l’image inverse.

Et dans une organisation qui ne se cache plus pour dire qu’elle vise les séries et plus encore, ce genre de détail ne passe pas inaperçu.

À Montréal, chaque geste est analysé.

Chaque absence devient un symbole.

Est-ce qu’il avait une raison valable? Peut-être.

Est-ce que ça change la perception? Pas du tout.

Quand ton entraîneur doute déjà de ton éthique de jeu et de ton hockey IQ, tu ne peux pas te permettre d’alimenter le doute.

Encore moins quand les rumeurs t’envoient à Chicago ou à Philadelphie.

Encore moins quand tu dois envoyer le message que tu veux rester.

À Brossard aujourd’hui, plusieurs ont travaillé.

Un a brillé par son absence.

Et dans le contexte actuel, ça ressemble dangereusement à la confirmation d’un malaise plus profond.

La honte? Ce n’est pas l’optionnel.

La honte, c’est le timing.

Et en ce moment, le timing d’Arber Xhekaj ne l’aide pas du tout.

Quel comportement inacceptable...